12/01/2005

Lundi, ma fille et moi sommes allées à son école, pour re

Lundi, ma fille et moi sommes allées à son école, pour rechercher quelques livres pour Orian, que j'avais encore laissés là.
Donc, Céleste a décidé de retourner à Shola, au moins pendant un mois, pour ses amis essentiellement.
J'espère que ceux-çi s'en souviendront !
Cela est aussi l'occasion pour elle d'essayer de gérer son stress, d'apprendre à aborder certains cours avec moins de perfectionnisme. Elle en est consciente, elle me disait d'elle-même  dans la voiture, que cela pouvait devenir un objectif pour elle en retournant à Schola.
Elle rencontrera souvent dans sa vie des situations où elle ne pourra pas faire à fond tout ce qui se proposera à elle. Elle devra souvent faire des choix, par rapport à son besoin intrasèque de perfection. (Elle est née avec ce besoin, ce n'est pas un besoin qui lui est venu par éducation ! )
Le paradoxe, c'est que ce sont justement ceux qui s'en foutent de la perfection qui y arrivent, étant détachés de ce besoin, ils n'éprouvent aucun stress et donc, leur capacités intellectuelles ne sont pas "empoisonnés" par tous ces " liquides" dégagés par le stress.
Sincèrement, qui n'a pas connu cet état ou le stress est tel qu'il paralyse ?
C'est ce que Céleste connait.

Néanmoins, nous avons quand même commander les cours adéquats qui lui seront nécessaires pour passer le jury.
C'est ma façon de laisser sur la table le choix.
Et surtout, cela à été fait à se demande ! " Maman, j'ai quand même envie de recevoir les cours du jury ! Comme cela, je sais que je peux toujours choisir".

Il est clair que normalement, lorsqu'un choix est pris, il vaut mieux aller jusq'au bout, le terminer.
Cela, c'est en fait un souhait bien théorique !

Je sais que si, par exemple, dans ma peinture, je fais un choix de technique ou de couleur et que je constate en cours de route que je me trompe, il est imbécile d'aller jusqu'au bout de ce choix, c'est perdre du temps, il vaut mieux que j'arrête tout de suite.  Cette théorie du "tu vas jusq'au bout de ton choix " est une façon aussi de ne pas permettre l'erreur.
Alors que si on constate qu'on fait une erreur, il est imbécile de la continuer jusqu'au bout, il vaut mieux l'arrêter le plus vite possible.

Il y a comme cela dans  le monde des poncifs idiots !
Je me souviens que lorsque je suis passé de la 3 ème à la quatrième, à mon époque, nous pouvions changer de sections.
Sous "influence" du 'il faut un diplôme " (au lieu d'écouter mon réel objectif : la peinture ) j'avais choisi les langues modernes à St Andrée. Au bout d'une années, je prenais conscience que franchement, c'était les arts qui m'intérressaient.
Mais non, il fallait que j'aille jusqu'au bout de mon "choix" et donc, j'ai pedu 4 années là , puisque j'ai doublé.

Enfin, avec ma façon de voir la vie, je sais que je n'ai rien perdu !  J'ai appris à être une cancre indépendante, j'ai appris  la peinture et le dessin toute seule, j'ai appris quand même quatre langues que je parlais parfaitement mais que j'ai totalement oublié faute de pratique. Donc, en effet, pourquoi avoir continué dans cette branche là, puisque je savais que je n'allais pas en faire une pratique plus tard !
Je crois que si un enfant à depuis longtemps un projet précis de sa vie, il vaut mieux ne pas perdre du temps à vouloir lui donner d'autres bagages qu'il n'utilisera pas dans ce projet.
Si un enfant a par exemple le projet d'être commédien, il vaut mieux lui offrir tout de suite de quoi réaliser ce projet et ne pas lui faire perdre du temps à étudier ce qui n'a rien à voir avec cette profession.
En allant au bout de son projet,  (ce qui est assez différent du  "choix" qui doit être fait selon une petite pallette de "couleur" imposées) cet enfant se cultivera tout autant, d'une autre façon.
Si c'était possible, Céleste qui aimerait être biologiste, (car ce qui l'intéresse surtout, c'est la Nature, les Animaux, l'Univers, la Vie ) devrait avoir la possibilité de s'y mettre tout de suite, sans devoir passer par des "échelons".
En allant à fond dans son projet de biologiste, elle sortirait tout aussi "armée" intellectuellement que ceux qui passent par tous les échelons de l'Enseignement.

 
Orian a déclaré que tant que se soeur était en vacances, lui aussi.
Schola donne trois semaines de vacances à Noël.
Une fois qu'Orian a décidé  quelque chose, lui , par contre, pas moyen de le faire changer d'avis !
J'aime bien ça, c'est pas facile pour un parent, mais j'admire son cran et sa volonté !
Parfois, il est impératif de lui faire comprendre que sa décision doit être repoussé et j'y arrive, mais quel boulot ! Je n'y arrive que si il accepte les raisons qui lui sont imposés.

12:43 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/01/2005

les amis de ma fille

Quelle journée hier(dimanche ) !
 
Samedi, Céleste se sentait légère, heureuse, ayant passé une journée avec deux de ses amies, Marie et Mathilde qui toutes deux préparent leur petit jury, tout en étant élèves libres dans leur école respective.
Elles étaient là  à expliquer l'une et l'autre comment elles travaillaient, ce que Mathilde pouvait leur apprendre en mathématique qu'elle connaissaient déjà, Céleste, ce qu'elle pouvait apprendre en grec à Marie etc.....
Je me disais :  " voilà exactement ce que Madeleine dit et que je sais aussi ! Des enfants qui initient d'autres à ce qu'ils savent, des enfants qui travaillent ensemble, qui s'encouragent ensemble, pour le plaisir de s'entraider, pour la fièrté d'apprendre et de se dépasser seuls  et non pour réussir une leçon, un examen, "

J'avais le projet - je l'ai toujours - de m'adresser au Jury pour savoir si je peux entrer en contact avec d'autres enfants qui préparent eux aussi leur jury afin de créer un réseau.
 
Sur ce, des amis de ma fille, mis au courant via le père de l'une d'elle que j'avais prévenu de mon projet, se sont empressés de l'appeller du fond des montagnes.
Elle était boulversée, toute remuée.
Je déteste ce chantage aux sentiments mais bon.....c'est courant et elle rencontrera cela souvent.  Donc, ses amis la supplient de ne pas quitter l'école, lui montrant tout le côté noir du travail à la maison : " toute seule toute la journée rien qu'avec sa maman et son chien ! Et puis devoir travailler toute seule ? Comment elle fera ? Et puis, elle n'aura pas envie etc...." Enfin, bref, l'écho exact d'un état intérieur - celui qui démontre que seuls, les enfants pensent qu'ils ne sont capables de rien ! - que je veux justement éviter chez les miens.

 
La trouvant casiment en larmes, elle me raconta son dilemne, cherchant du réconfort, un appuis aussi. C'est sûr, je bouillonais  ! ( Sales gosses va !  ) Mais en même temps, je la comprenais si bien !
Ce que j'aime chez ma fille, c'est sa pureté à se confier, à avoir confiance en moi en fin de compte. Tant mieux, mais quelle reponsabilité ! J'esssaye de ne pas en abuser. Bien que tout enfant suit, comme elle le disait l'autre jour, ce que pensent leurs parents.
Il fallait que je respect mon voeux : lui laisser décider de ses choix et en même temps, contrôler mon besoin de la contrôler, tout en respectant mes rêves aussi, mes désirs.

  Elle m'a rappellé ses cauchemards qu'elle fait ses derniers jours: le chagrin de ne pas dire au revoir à ses amis, ou le chagrin de quitter l'école, c'est à dire ses amis.
 
Nous avons donc une fois de plus discuté afin de l'aider à voir ce qu'elle veut , au fond d'elle, maintenant.
 
Haaa, ce ne fut pas facile pour moi car je dois avouer que je me réjouis de faire l'école à la maison mais aussi, je me réjouis que Céleste fasse ces choix elle-même.

 
Nous avons pensé à tout !
De retourner à l'école et de n'y aller que quand cela lui chante, que pour les amis, que pour ne pas "être seule la journée". Ne travaillant que si cela lui chante. Mais au fond, non, moi, cela ne me plaisait pas, je trouvais que c'était un compromis pas très net, pas très honnête, c'était faire "injure" à ces capacité intelectuelles.
C'était tout le contraire de ce que je propose en faisant l'école à la maison pour justement permettre à ces capacités intellectuelles d'être exploitées en calme et tranquilité. Et puis, je trouvais que c'était payer cher juste pour le besoin d'être avec ses copains,"pas seule" pendant "toute" la journée ! 325 euro par mois.
Non, lui ai je dis, cela ce sont presque des caprices d'enfant gâtée. Elle était d'accord : " en plus Maman, c'est impossible pour moi de ne ne pas essayer de travailler, je me sentirai mal à ne rien faire à l'école ".
Ce qui me frappe aussi, c'est ce sentiment qu'on les autres enfants par rapport à la présence de leur parents : être seuls avec eux, quel ennui !
Alors qu'un des argument que Céleste avait dit il y a quelques jours "  Maman, je serai enfin un peu plus avec toi. Après, je serai grande et je partirai quand même. j'ai encore envie de profiter de te voir "
La remarque de ces amis "seule avec ta mère et ton chien " est éloquente.
C'est vrai, je me sens un peu sotte en entendant cela car je sais que ce sera le plus difficile pour mes enfants. Je comptais, et je compte toujours pour Orian, rémédier à cela et créer le plus possible des relations "extra-scolaire".
il y a les cours de cinéma qui commencent ce mercredi, il y a le flamenco et Orian, doué pour la musique et la danse, va avoir plus de guitare et de danse. C'est clair que ce n'est pas toute la journée avec des "compagnons d'infortune" qui deviennent de vrais amis, mais ce sont quand-même des amis, des amis de "fortune" justement  !
En tout cas, je lui ai expliqué ceci :
- " Je ne comprends pas les amis qui disent qu'on ne peut se voir que assis, les derrières sur les même bancs, pour pouvoir se voir ? Iphi, tu la connaissais bien avant d'être dans la même école, cela ne vous empéchait pas de vous voir et de vous aimer ! Donc, si ils disent qu'il n'y a qu'à l'école que vous pouvez profitez de votre amitié, après , quoi ? Quand l'école est finie , vous ne vous voyez plus ? Pourquoi faut-il alors attendre une année ? Juste pour repousser cette échance d'une année ? Comme si à ce moment là "être toute seule toute la journée " c'est moins grave ? "
J'ai du mal à comprendre ce " toute seule à étudier " car il était prévue de faire appelle à des étudiants, passionnés, dès que la moindre difficulté un peu trop compliquée se présentait dans certaines matières.
Bon, cela sont mes réflexions d'adulte qui a déjà fait son boût de chemin. Mais voilà, la sociabilisation, c'est aussi connaître la réflexion de TOUS !


Nous avons pensé que de toute façon rien n'empéchait les amis de venir à la maison, après l'école puisqu'un des élève, Quentin, reste encore interne chez moi. Cela peut en effet se faire. tout dépendra de la bonne et sincère volonté des amis.

MOi, j'avais vraiment envie qu'elle retrouve son enthousiame de hier mais chaque jour apporte sa "nourriture" et il faut la digérer.
Céleste a opté pour cette solution là ( et elle vient réellement d'elle ! ) : retourner à l'essai à Schola pendant, au moins, un mois.
Je suis d'accord, je trouve cela honnête et puis, je tiens à la soutenir dans ce qu'elle choisi, même si ce n'est pas mon rêve !
Mon rêve profond, c'est que mes enfants apprennent à faire leurs choix.
Voilà, c'était l'occasion d'apprendre.
Elle décide que de toute façon, l'année prochaine, elle fera cette expérience de l'école à la maison.


09:48 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2005

un témoignage qui dit bien qu'il ne faut pas avoir peur !

"LE QUOTIDIEN

"Nos journées ne sont ni "jour de travail", ni "jour de vacance", elles sont toutes différentes les unes des autres et surtout très flexibles. Concrètement, R, (7 ans), D, (5 ans) et P, (2ans 3/4) travaillent et jouent toute la journée. Ils se servent beaucoup de l'outil informatique qu'ils utilisent à leur convenance, mais il arrive fréquemment que l'ordinateur ne soit pas allumé de la journée. Nous regardons ensemble (!) l'émission quotidienne "C'est pas sorcier" et parfois des vidéos essentiellement en anglais ou en allemand. Nous faisons la cuisine ensemble, souvent des expériences scientifiques, du bricolage, leur père et moi leur faisons beaucoup la lecture, nous jouons, nous construisons, nous discutons, ...
Pour les activités dites "académiques", nous les faisons de manière spontanée, lorsque cela se présente et généralement dans la vie de tous les jours : lire la recette du gâteau que nous allons préparer, compter et mesure les ingrédients, écrire un message à quelqu'un ou un projet, une idée que l'on a dans la tête et qu'on ne voudrait pas oublier, chercher dans le dictionnaire ou dans un guide la réponse à une question, ... Ils s'occupent beaucoup seuls. Parfois c'est moi qui propose une activité, généralement ce sont eux qui demandent.
Le soir, R a besoin de moments où il peut être seul avec moi, alors il lui arrive de jouer seul et au bout d'un moment de venir me chercher et me proposer un travail. Généralement, nous étudions ou nous faisons des constructions diverses et variées. Un soir, par exemple je lui ai proposé de faire un exercice de math, il m'a dit 'non', mais m'a alors proposé de faire le puzzle d'un planisphère (géographie), puis il m'a dit qu'il voulait écrire et nous avons écrit (sur l'ordinateur) une lettre pour ses grands-parents (écrire, imprimer, préparer l'enveloppe, coller le timbre, ...). Je l'ai laissé deviner l'orthographe des mots et chercher les lettres sur le clavier, et cela lui demandait beaucoup de concentration. Le lendemain, il a voulu faire du graphisme, lui qui n'a jamais aimé dessiner, il a fait plusieurs fiches en me parlant en anglais (!), puis a voulu lire avec moi un livre américain ("Green Eggs and Ham" de Dr Seuss) qu'il connaît presque par cœur, mais dans lequel il lui faut quand même lire les mots lorsqu'il se trompe ou hésite dans sa récitation.
Depuis septembre, je tiens à jour un grand classeur partagé en rubriques plutôt académiques, afin de constituer un portfolio regroupant les activités de R, que nous pourrons montrer à l'inspecteur ou autre. Je ne veux pas lui mettre la pression et l'obliger à apprendre à lire et à écrire en faisant la police, pas plus que je ne m'attribue le rôle d'institutrice, je me considère plutôt comme un guide (facilitateur) pour l'aider à trouver ce dont il a besoin. Déjà en essayant de ne répondre qu'à ses questions, cela me fait courir derrière lui ! A suivre ...! ( bull Les Enfants d'abord, n° 49 automne 2002)


"V et JM font des maths, et j'ai pensé à nos discussions - au sujet de "suivre le programme". Ils font souvent les mêmes problèmes, bien qu'ils ne devraient pas car ils ne "sont pas dans la même classe". Et justement, ça c'est intéressant : quand ils font la même chose, ils peuvent s'entraider, ils peuvent discuter de ce qu'ils sont en train de faire. Là ils font un problème à s'arracher les cheveux au moment de la mise en équation des données. C'est la troisième séance où je le ressors, car on n'a pas encore la réponse. Et ils sont contents, ils regardent à nouveau ce qu'ils ont fait, ils cherchent où peut bien être l'erreur, l'un revient vers moi en rigolant parce qu'il a vraiment écrit une bêtise - je suis dans la cuisine et prépare le repas de midi-, il l'a vue tout seul, puis l'autre arrive en disant qu'il croit que maintenant il a un système d'équations qui devrait marcher, et je demande combien d'inconnues il a , l'autre n'en a pas le même nombre, alors il demande "mais toi t'as fait comment, parce que moi j'ai fait comme ça" et ils retournent dans la salle comme deux larrons en foire et se repenchent sur leurs feuilles. Ils ont 15ans 1/2 et 14 ans, ils font des maths en riant, c'est un problème trouvé dans un livre de maths de seconde d'il y a dix ans, donc pas le programme actuel. Moi j'ai plaisir à les voir heureux de faire travailler leur cerveau, de les voir complices, de les voir apprendre à expliquer à un tiers ce qu'ils ont fait et pourquoi, et c'est justement, parce qu'on ne suit pas le programme, on peut faire des mini-groupe familiaux ! " (bull Les Enfants d'Abord, n° 49 automne 2002)


"Je voudrais vous faire part de ce que nous faisons avec notre fille âgée de 10 ans, qui n'a jamais été scolarisée. Beaucoup d'apprentissages se sont faits au travers des jeux, et d'autres de manière classique à partir de cahiers, livres etc...Mais depuis quelques temps ma fille ne veut plus travailler de cette façon. Elle aime toujours les jeux, je lui lis toujours des histoires (elle sait lire depuis l'àge de 5 ans), j'essaie de répondre à ses questions au moment de ses demandes, je crois à la spontanéité. Actuellement nous faisons partie des réseaux d'échanges réciproques de savoir (Mél : mers@wanadoo.fr - Site : www.mirers.org), ce qui permet d'apprendre avec des gens de tous àges. Ma fille apprend aussi beaucoup en écoutant (nous écoutons beaucoup la radio : France Inter, on pourrait presque écouter toute la journée.). Elle va au conservatoire et joue du piano.
Bien sûr, parfois je trouve que cette façon de faire est moins sécurisante que d'utiliser des cahiers et me pose questions. C'est pourquoi j'éprouve le besoin d'échanger avec des familles et aimerais entrer en contact avec des gens qui ont eu cette expérience et qui ont déjà des enfants assez grands." (bull Les Enfants d'Abord, n° 49 automne 2002) "

http://membres.lycos.fr/possible/art21ab.html
Puis il faut cliquer plus bas dans le texte sur le lien le site de l'association "les enfants d'abords" Et là, dans la colonne de gauche, sur "témoignage "

17:30 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

des témoignages et de parents et d'élèves qui ont fait l'école à la maiosn

 

http://membres.lycos.fr/possible/art21ab.html

« ECOLE A LA MAISON » REUSSIE

Bonjour, 
Nous avons trouvé votre site des plus passionnants. 
Nous aussi, avec 5 enfants, avons pratiqué "l'école à la maison" en Auvergne, il y a déjà longtemps ! 
de 1981 à 1996 !
Nos enfants ont pu vivre à leur rythme et on peut noter :
- un éveil et une maturité plus accentués que ceux du dehors du même âge,
- une sensibilité aux choses de la vie
- une persévérance face aux agressions du monde extérieur
- la curiosité intellectuelle, le plaisir d'étudier dans la maison ou en plein air,
- l'évasion dans le bricolage, le dessin, la musique, la création en tout genre, la peinture, les pièces de théàtre, ...
- mais surtout, la responsabilité, la motivation, le travail personnel, l'engagement tous azimuts.
Mais attention, nous pensons qu' il faut bien faire comprendre à tous les parents qu'ils ne sont pas les "propriétaires" de leurs enfants, seulement les gestionnaires de la premiére partie de leur vie en vue de leur donner le meilleur bagage pour la vie future ... sans parents.
Félicitations pour votre travail d'information et de soutien !
PS : En ce temps là nous étions bien seuls dans ce choix ! Mais nous recommencerions demain, avec quelques retouches !
salutations !
Email de Robert et Louise, le 12 juin 2002
http://membres.lycos.fr/possible/art21ab.html

17:06 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

et la sociabilisation ?

Trouvez sur ce site :
 
http://membres.lycos.fr/possible/art21ab.html
 
 
Mais la socialisation?

Deux femmes se retrouvent dans un parc, pendant que leurs enfants se balancent et jouent au ballon. Les deux femmes les surveillent, assises sur un banc. Au bout d'un moment, elles se mettent à discuter.
M: - Bonjour, je m'appelle Martine. Mes enfants sont les trois en rouge, ça m'aide à les repérer.
T: - (Sourire) Moi c'est Thérèse. les miens sont ceux en rose et en jaune. Vous venez souvent ici?
M: - Deux ou trois fois par semaine, après la bibliothèque.
T: - Oh! Comment faites-vous pour trouver le temps?
M: - On fait l'école à la maison, alors on vient dans la journée le plus souvent.
T: - J'ai des voisins qui font aussi l'école à la maison, mais les miens vont à l'école publique.
M: - Comment faites-vous?
T: - Ce n'est pas facile. Je vais à toutes les réunions de parents et je fais travailler les enfants tous les jours après l'école, je m'implique beaucoup.
M: - Mais la socialisation? Ca ne vous ennuie pas qu'ils soient enfermés toute la journée avec des enfants du même âge, sans aucune possibilité d'avoir des relations naturelles?
T: - Eh bien, oui, mais je me donne du mal pour compenser ça. Ils ont des amis qui font l'école à la maison, et nous allons chez leurs grands-parents presque tous les mois.
M: - Vous semblez une mère très dévouée. Mais est-ce que ça ne vous ennuie pas toutes les occasions qu'ils manquent? Je veux dire en étant tellement isolés de la vie réelle - comment vont-ils savoir à quoi le monde ressemble - ce que font les gens pour gagner leur vie - comment s'entendre avec tous ces gens différents?
T: - Oh, nous en discutons aux réunions de parents, et nous avons créé une caisse pour inviter des gens réels dans les classes. Le mois dernier, un policier et un docteur sont venus parler dans toutes les classes. Et le mois prochain, il y aura une femme du Japon et un homme du Kenya.
M: - Oh, nous avons rencontré un japonais au supermarché l'autre jour, et il en est venu à parler de son enfance à Tokyo. Mes enfants étaient complètement fascinés. Nous l'avons invité à dîner et nous avons fait connaissance de sa femme et de ses trois enfants.
T: - Super. Hum, peut-être devrions-nous prévoir des plats japonais à la cantine pour la Journée Interculturelle.
M: - Peut-être votre invitée japonaise pourrait-elle manger avec les enfants?
T: - Oh non, elle a un emploi du temps très chargé. Elle a deux autres écoles à visiter ce jour-là. Ce que nous faisons est projet collectif.
M: - Oh, dommage. Eh bien, peut-être allez-vous rencontrer quelqu'un d'intéressant au supermarché un jour, et vous pourrez l'inviter à dîner.
T: - Je ne pense pas. Je ne parle jamais aux gens dans les magasins - et sûrement pas à ceux qui risquent de ne même pas parler notre langue. Et si ce japonais n'avait pas parlé français?
M: - Pour tout vous dire, je n'ai pas eu le temps d'y penser. Avant même que je l'aie remarqué, mon fils de 6 ans lui demandait ce qu'il allait faire avec toutes les oranges qu'il achetait.
T: - Vos enfants parlent à des étrangers?
M: - J'étais juste à côté de lui. Il sait que tant qu'il est avec moi, il peut parler à qui il veut.
T: - Mais vous lui donnez de mauvaises habitudes. Mes enfants ne parlent jamais à des étrangers.
M: - Même quand ils sont avec vous?
T: - Ils ne sont jamais avec moi, sauf à la maison après l'école. Alors vous voyez pourquoi il est si important qu'ils comprennent qu'il est absolument interdit de parler à des étrangers.
M: - Oui, je vois. Mais s'ils étaient avec vous, ils pourraient avoir l'occasion de rencontrer des gens intéressants en toute sécurité. Ils auraient un aperçu du monde réel, dans des situations réelles. Ils pourraient aussi sentir réellement ce qui permet de dire qu'une situation est dangereuse ou suspecte.
T: - Ils verront ça en CE2 et CM2, en Instruction Civique.
M: - Eh bien, je vois que vous êtes une maman attentionnée. Je vous laisse mon numéro - si jamais vous voulez discuter, appelez-moi. J'ai eu plaisir à faire votre connaissance.
(auteur inconnu - traduction Brigitte Guimbal)

16:47 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

en France, l'enseignement à domicile existe déjà

 
 
Voici un lien qui semble utile :
 
http://membres.lycos.fr/possible/art21ab.html

16:35 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Choisir, c'est aussi renoncer

Céleste a donc passé quatre années dans une très bonne école où elle s'entendait à merveille avec les professeurs et les élèves.
 
Alors , me disent certains, pourquoi faire l'école à la maison ?
 
Parce que je voudrais que mes enfants apprennent d'eux-mêmes à étudier ce qu'ils veulent, et non qu'on les poussent sans cesse , ou qu' on les tire sans cesse , et qu'on les oblige sans cesse à des programmes ou à des horraires, ou à des techniques précises d'apprentissage.


Ce que je reproche, à l'école de ma fille, c'est de créer du stress artificiel et inutile qui, à la longue détruit la santé (pouvant devenir des maladies chroniques. Ceci est médical )  et surtout, annihile les capacités d'un enfant.
Du coup, l'enfant se croit imbécile et idiot car, même en travaillant jusqu'à l'épuisement moral et intellectuel, il n'obtient que de médiocres résultats. Cela parce que toutes les facultés intellectuelles sont empoisonnées, paralisées et rendues inefficaces, par les effets du stress trop grand et trop souvent stimulé.
 
Mon fils Orian n'a aucun problème à quitter l'école. Depuis le temps qu'il me le réclame ! Pas pour fuire l'apprentissage mais parce que justement, il n'apprenait rien à l'école. (enfin, presque rien...)
Je ne sais si je l'ai déjà dit mais depuis qu'il sait que l'école aura lieu, d'ici lundi, à la maison, il a repris ses nombreuses questions  à tout bout de champs. Ce qu'il faisait avant d'entrer en gardienne et que, depuis, il n'avait plus jamais repris.
 
Question du genre  : "pourquoi, quand on roule, on a l'impression que le Soleil roule en même temps que nous ? Est-ce que par hasard, pour le camion qui se trouve là devant nous (une 60-taine de mètres ) il  voit la même chose ?"
Hé bien je ne sais que répondre sauf "ce doit être mathématique ou géométrique, si tu veux bien, on va noter cela sur notre petit carnet "questions" et on va faire des recherches pour comprendre cela " (Si quelqu'un peut me donner une piste .... ! )
Ou bien " maman , pourquoi aux soldes, il ne vendent pas à - 90 % leurs affaires ? Ils auraient plus de monde qui voudraient acheter alors "
Une fois de plus, je suis obligée de faire appel aux fractions et aux mathématiques  pour lui répondre. Deuxième question inscrite dans le carnet aux questions.

Voilà ce que j'obtiens en retirant mon fils de l'école : un intérêt  pour tout, un désir de comprendre. Avec lui,  pas de problème, j'aurai matière à enseigner ! C'est sûr !
 
Par contre ma fille se retrouve dans une expérience qui lui démontre que choisir, c'est aussi renoncer.
Je suis amie avec le fondateur et co-directeur, de son école. Je lui ai fait part de mes désirs et des pourquoi. Nous avons des idées radicalement opposées sur la manière d'enseigner aux enfants et , sur d'autres points, des idées en parfaites connivences. Nous échangeons depuis plusieus jours un fameux courrier et Céleste y participe pour l'instant de façon plus ou moins passive, me donnant juste quelques remarques par çi par là, au fur et à mesure et parfois, d'une façon innatendue, lorsqu'elle est plongée dans une réflexion et que je suis occupée à autre chose.
 
Cet ami nous répondait hier, une lettre sincère et juste, qui prend au coeur, puisque chacun de nous deux avouons nos peurs, à quoi elles sont liées et cela donne une relation bellement franche !
Céleste était émue,  les larmes aux yeux, prise entre la tristesse en comprenant qu'elle verra moins souvent ses professeurs et ses amis et entre le désir de vivre cette expérience de faire l'école à la maison.
 
Céleste est réellement confrontée a un choix qui la concerne elle, pour la première fois de sa vie.
 
 Un choix  que je ne veux pas prendre pour elle.
Mais il faut bien lui offrir de quoi choisir, sinon, "choix " il n'y a pas !
Car, ici , je parle donc de mes expériences, de ce que je dis à l'un et à l'autre mais réellement, je ne veux pas obliger ma fille à mon choix, je le lui offre,  avec mes "pour" et mes "contres", comme le fait le directeur de son école, elle les écoute,  les suit ou ne les suit pas.
 
C'est exactement cela que je veux apprendre à mes enfants ! Savoir choisir par eux-même ce qui leur convient ! Et il est menteur de croire qu'un enfant ne sait pas ce qui lui convient en profondeur !

Ce qui est très frappant, c'est ce qu'elle me disait hier :
 "Maman, tu m'aurais offert ce choix au même âge qu'Orian, je n'aurais pas hésité un instant, je sais que c'est cela que j'aurais choisi, sans état d'âme. Mais maintenant, tu me demandes de choisir et c'est difficile ! je ne sais pas très bien ce que je dois faire "
Pour moi, cette hésitation est le fruit justement de 13 années d'écoles déjà (en comptant les gardiennes, les primaires et les quatre années de secondaire ) et que mon fils ne connait pas encore. Il n'a que 8 années d'école (les dégats étaient en train de se faire sentir aussi )
Dans les écoles, on n'apprend pas aux enfants à faire "leur" choix ! On n'apprend pas aux enfants à faire confiance à ce qui EST en eux depuis le premier jour de leur naissance : il naissent avec déjà ce qu'ils ont envie de faire, des dons spécifiques, des désirs précis d'existence. Et nous, les adultes, on fausse tout cela pour créer en fin de compte d'autres adultes qui ne savent plus ce qu'ils veulent sauf si un "chef" - et si ils sont indépendants,  un " ETAT "  - ou un "dieu" leur dit ce qu'ils doivent faire,comment gagner leur vie et comment devenir malade et se soigner etc.. etc...etc.....
Et c'est dramatique à mes yeux !
 
Céleste continuait à m'expliquer "Tu sais, tout le monde me demande si c'est ce que je veux moi, ou est-ce que je le fais parce que c'est ma maman qui le veut.  Je ne sais pas, moi ! C'est clair que tous les enfants font ce que les parents veulent ! Comme aller à l'école, ce sont les parents qui veulent ça ! Alors, où est la différence : obéir aux parents qui veulent qu'on aille à l'école ou obéir aux parents qui proposent de ne plus y aller ? Il est clair qu'aucun enfant ne pourra jamais  dire à ces parents "non, je refuse d'aller à l'école, je ne veux pas" il ne sera pas écouté, il est coincé et obligé d'y aller.  Comment peut-il refuser d'aller à l'école ? On va de toute façon l'y conduire de force. Je ne comprends pas ces questions qu'on me fait alors qu'on ne les pose pas aux autres enfants, on ne leur demande pas si ils ont envie d'aller à l'école, si c'est leur choix. C'est pas moi en effet qui est demandé de ne plus aller à l'école, c'est ton idée. Mais j'ai pas demandé non plus d'aller à l'école "
Je lui ai répondu :
- non, pas tout à fait. Plus d'une fois tu m'as dit, en d'autres mots, que l'école, ce n'est pas "ça". Mais tu l'a dis en des mots d'enfant. Combien de fois ne t'ai-je pas entendu donner ton avis, avec Céline par exemple, sur l'imbécilité du système, combien de fois ne t'ai-je pas entendu dire.  mais à quoi ça sert tout ça ? Je trouve que les animaux sont bien plus malins, ils ne s'obligent pas à toute sorte d'imbécilité de ce genre ! " combien de fois ne t'ai je pas entendu dire que tu voudrais tant qu'on vive comme dans le film  "la Belle Verte". Ce sont des façons de dire tes rêves et tes désirs, ta façon de dire que l'école ne convient pas aux enfants telle qu'elle fonctionne aujourd'hui. Et souviens-toi, toi -même,  en novembre,  tu disais aimer étudier comme cela, calmement à la maison, avec le temps d'approfondir ce qui te tient à coeur, ou ce que tu sembles ne pas bien maîtriser. Tout cela a aussi mijoter en moi. "
Je voyais dans le regard de Céleste une lueure de soulagement qui apparraissait.
- Maintenant, repris-je, je fais moi aussi le grand saut et je me dis "c'est possible, il y a moyen de faire l'école à la maison" Cela permet de garder le meilleurs de tout : c'est à dire, le meilleurs de la discipline, car ne crois pas qu'il n'y en aura pas, mais elle sera régulière et pas " à coup " d'examen et de devoir et de leçon.  Moi aussi, j'ai peur Céleste,  mais cela fait longtemps que j'essaye de voir d'où viennent mes peurs : de mon mental ou de mon intuition ? C'est ce que j'aimerais que tu apprennes aussi : à répérer au fond de toi ce qui TE convient et non ce qui fait plaisir à ta mère ou à ton directeur.
-Maman, c'est difficile !
-Hé oui, chérie, parce que j'ai oublié de t'apprendre tout cela, déléguant cela aux écoles. Et les écoles font tout le contraire ! Mais tu verras, déjà maintenant, c'est l'occasion d'apprendre. Tu dois d'abord repérer d'où vient ta peur. Une peur du mental fait mal au corps. Moi, elle se situe au plexus solaire, je le sens crispé et tout dur. Par contre une peur qui vient de l'intuition, elle ne fait pas peur justement, je la ressens avec paix comme une simple mise en garde, comme si quelqu'Un me dit simplement "attention". C'est vraiment cela : une mise en garde qui ne fait pas peur, c'est  la Vraie proctection
.
- Mais tu vois, Maman, si je ne fais pas cette expérience de l'école à la maison ,je le regretterai toute ma vie.
Petit à petit, ma fille se met à exprimer ce qui l'aide à savoir ce qu'elle veut. Ce sont les premiers pas de l'apprentissage qui se font là sous mes yeux.
- par contre, rajoute-t-elle, j'ai déjà fait l'expérience de Schola,  je sais comment c'est, comment gérer cette expérience. Je ne vais rien apprendre de plus en fin de compte.  Je serai triste de ne plus voir tous les jours mes amis et mes professeurs et je crois bien qu'il y en a certains que je ne verrai jmais en dehors du cadre de l'école, par exemple François et Zoé.
- Ce n'est pas dit, cela ne tient qu'à nous de proposer un cinéma ensemble, ou une ebone promenade ou que sais-je, un théâtre. Et puis, Céleste, aucun choix ne se fait sans une perte et un deuil quelque part, cela tu dois l'accepter aussi.
- En tout cas, je vais perdre quelque chose.
- Oui, c'est à toi de voir ce que tu perds et si cela en vaut la peine par rapport à ce que tu vas gagner. Tu as le temps. Prends le temps et un moment donné, tu sentiras cela comme une certitude, ce que tu dois choisir.
- Maman, dans l'ensemble, je comprends très bien ce que tu veux dire et je suis d'accord avec toi.





13:18 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |