20/02/2005

comme une chrysalide

Ce week-end, nous avons profité de cette neige pour aller dans les Ardennes et faire un peu de ski de fond.
Les plus heureux furent les chiens évidemment : deux heures trente de promenade !
 
Je continue à sentir en moi tous les changements que cause cet atlas replacé . Philippe aussi, c'est du côté de son coeur qu'il sent le plus de bien-faits, moins essouflé, pas fatigué, un coeur qui semble libéré d'un poids. (pourquoi un "s" si c'est UN poid ? )
Il y a deux jours, je souffrais d'un point si douloureux entre les omoplates que je me disais qu'au fond, la thérapeute avait dû faire une erreur et qu'elle n'avait sans doute pas bien replacé l'atlas. Mais, comme elle m'avait prévenu que des douleurs pouvaient se présenter des jours après, je n'ai pas abandonner mon stretching dès que la douleur devenait trop forte et surtout, le soir, j'ai callé une bonne bouillote chaude sur les omoplates.  Le lendemain, je me sentais légère comme un papillon, plus aucune douleur et une énergie incroyable.
Hier, ce sont les os du crâne que je sentais douloureux, surtout ceux autour des sinus. Je n'ai pas arrêté de me moucher de gros glaires verts. Et aujourd'hui, c'est déjà fini.
On dirait que ce corps se réajuste par étape, nettoyant chacun des lieux où le réajustage se fait.
Je dors beaucoup mieux et Philippe aussi.
 
J'observe du coin de l'oeil mes enfants. Céleste me disait, il y a deux jours, avoir souffert toute la journée des dents, toutes les dents,  au point de ne pouvoir mordre. Le lendemain tout était fini. Ses épaules lui ont fait mal. Le lendemain, tout est fini. Je trouve qu'ils ont un visage détendu, des traits calmes. Orian prend des rondeurs dans son visage, alors qu'il l'avait plutôt "au couteau".
 
Nous avons repris le travail dès jeudi passé mais nous n'avons pas réussi à reprendre le rythme des deux heures et demie par jour. Car j'ai éte interrompue deux, trois fois, soit pour recevoir des clients qui venaient chercher leur portrait, soit pour recevoir Madeleine que j'avais très envie de revoir. 
Ce n'est pas grave, je ne m'en fais pas. Nous avons malgré tout bien travaillé, toujours sur ordinateur et ensuite par écrit. Orian est d'excellente volonté, je constate qu'il aime bien ce petit rythme, cette petite discipline que nous nous imposons. Je constate qu'il n'aime pas trop lorsqu'elle est interrompue pour une raison ou une autre.
Je vais en tenir compte et ne plus prendre aucun rendez-vous les matinées, celles-ci seront dorénavant consacrées pour l'école d'Orian.
 
 
 
 
 
 

19:16 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/02/2005

fini le carnaval !

 
Orian est revenu de ses vacances avec une mine superbe.
 
Je voudrais ici faire part d'un soin que j'ai été faire, à mes enfants et moi-même. Philippe, mon compagnon était là avec nous pour nous servir de chauffeur car, je ne suis franchement pas douée en ce qui concerne le sens de l'orientation et les plans.
 
Je partage ceci alors que c'est assez intime puisqu'il s'agit de soin de santé, mais je trouve cela tellement capital que je me sens égoïste à ne pas le partager avec d'autres qui  pourraient y trouver de l' aide. 
 
Céleste souffrait depuis qu'elle est enfant d'une hanche plus décalée que l'autre.
J'ai été chez pas mal d'ostéophates de tout genres mais à chaque fois, au bout de quelques jours, le problème se repointait.
J'accordais cela au stress, à la croissance, à toutes sortes d'explications en fin de compte.
 
Une amie m'a un jour fait part de son expérience en Suisse : une thérapeute lui a replacé, ainsi qu'à son fils, sa première vertèbre, l'Atlas, celle qui soutient le crâne.  Elle me vantait les mérites de ce changement. Elle me précisait que quasiment tous les humains ont l'atlas luxé (déplacé). Cela peut causer de nombreux problèmes de tous genres.
Intuitivement, je sentais que là se trouvait le problème de ma fille.
Je suis donc allé voir sur le site dont elle m'avait donné l'adresse et en effet, les symptômes de ma fille y sont décrits.
Sans hésiter, j'ai téléphoné à la même thérapeute qui a soigné mon amie pour prendre rendez-vous pour nous trois.
 
Nous revenons de là, de Genève plus précisément.
Philippe, qui nous acompagnait, écoutait avec un grand intérêt les explications de la thérapeute. Lorsqu'elle nous propose de faire le test qui démontre si oui, ou non, cette vertèbre est déplacé, Philippe désire aussi faire le test.
Nous avions, comme prévu par les statistiques, tous les quatre notre Atlas luxé.
Donc, tous les quatre, en quelques minutes, mais des minutes précieuses et très précises, nous avons eu notre atlas replacé correctement.
C'est un peu douloureux, je l'avoue, mais tout a fait supportable.
La thérapeute avait commencé avec Céleste. Céleste avait toujours eu un oeil qui regardait légèrement vers l'extérieur (strabisme ? ). A l'instant même où son atlas a été replacé, son oeil s'est recentré. Orian, lui, avait une mâchoire légèrement plus développée d'un côté que de l'autre. Même phénomène : sa mâchoire s'est totalement recentrée. Philippe, qui est très grand, est toujours un peu voûté. Lui, en sortant du cabinet de la thérapeute, se tenait plus droit. Moi, j'ai eu la vue qui s'est éclaircie, je voyais subitement mieux et je n'éprouve plus aucune difficulté de lecture. De même pour Philippe.
A lui, comme à moi, les raideurs dans notre nuque ont disparu et surtout, nous avons retrouvé une souplesse dans le cou qui nous permet de le tourner dans tous les sens sans ne plus sentir de petites résistances.
Je sens tout mon corps qui se corrige et se replace de façon correcte, ce qui provoque, je l'avoue des douleurs, comme si des muscles endoloris par une inactivité depuis des années, se réveillaient. Philippe sent des picotements partout dans le crâne, comme si le sang revenait. J'ai par contre des picotements dans les jambes comme si une énergie y coulait à flot. Céleste a un visage plus détendu, et tous les quatre avons un regard plus "fort", plus lumineux on dirait. Ce qui me frappe chez mes enfants, c'est leur nouvelle façon de se tenir : droits, mais sans raideurs, un peu comme un arbre "bien planté". Pas droits comme des militaires qui sont coincés de partout on dirait. J'éprouve le même sentiment, je ne sens plus cette tension qui me faisait cambrer un peu le dos, surtout pour monter les escaliers, j'ai l'impression d'être un bâton souple planté droit dans la terre qui monte san efforts les escaliers. Philippe fut le premier étonné de sa facilité à grimper comme un cabri les côtes des rues de Genève sans être nullement essoufflé  !
 
Je ne peux que vous conseiller de jeter un petit coup d'oeil sur le site suivant :
http://www.atlasprofilax.ch/


19:06 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

09/02/2005

Raoul Vaneigem, encore.

Puisque l'autre jour, j'ai repris Raoul Vaneigem, j'en ai profité pour le relire, ce qui est toujours utile avec lui tant ce qu'il écrit est condensé et que plusieurs lectures ne lui font aucun tort.
donc, parfois, je viendrai donner, comme aujourdhui, quelques extraits du livre que je lis, ou relis
 
 " Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations "
(Ecris avant 1968 ! )
 "l'organisation sociale hiérarchisée est assimilable à un gigantesque racket dont l'habilité, précisément percée à jour par le terrorisme anarchiste, consiste à se mettre hors d'atteinte de la violence qu'elle suscite, et à y parvenir en consumant dans une multitude de combats douteux les forces vives de chacun "
 
"Le sentiment d'humiliation n'est rien que le sentiment d'être objet "
 
" les ennemis du colonialisme d'hier  humanisent le colonialisme généralisé du pouvoir ; ils s'en font les chiens de garde de la manière la plus habile qui soit : en aboyant contre toutes les séquelles de l'inhumanité ancienne. "
 
"Le respect dû à la personne du roi n'est pas en soi criticable. il ne devient odieux que parce qu'il se fonde sur le droit d'humilier en subordonnant. Le mépris a pourri le trône des monarques. Mais que dire alors de la royauté citoyenne, j'entends : des droits multipliés par la vanité et la jalouisie bourgeoises, de la souvernaité accordé comme dividente à chaque individu ? Que dire du principe monarchique démocratiquement morcelé ?
La France compte aujourd'hui vingt-quatre millions de "mini-rois" dont les plus grands - les dirigeants - n'ont pour paraître tels que la grandeur du ridicule.  Le sens du respect s'est déchu au point de se satisfaire en humiliant. Démocratisé en fonctions publiques et en rôles, le principe monarchique surnage le ventre en l'air comme un poisson crevé.  Seul est invisible son aspect le plus repoussant. Sa volonté d'être (sans réserve et absolument ) supérieur, cette volonté disparu. A défaut de fonder sa vie sur la souveraineté, on tente aujourd'hui de fonder sa souveraineté sur la vie des autres. Moeurs d'esclaves. "
 
" Il arrive que la force du mensonge efface de la conscience des hommes la dure réalité de leur isolement ".

18:37 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

l'école n'est pas obligatoire

http://www.passerelleco.info/article.php3?id_article=391

10:55 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/02/2005

les premières conclusions

Ce sont les vacances de carnaval et Orian est parti avec son cousin pendant une semaine.
Céleste est restée ici mais sa semaine est déjà remplie de rendez-vous avec ses amis par ci, par là.
 
Un mois d'école à 100 % à la maison avec Orian vient de s'écouler.
 
Voici ce que je remarque déjà :
.
Je rappelle que j'ai commencé à enseigner à Orian en septembre, dans le cadre de l'école de ma fille. Il y avait trois élèves dans notre petite classe. Nous avions une classe, un tableau noir, des horaires, des récréations.
Bref, tout comme dans une école.
Vers la fin novembre, Orian me demande de faire l'école totalement à la maison.
Nous la commençons après les vacances de Noël.
Et l'aventure de ce blog commence en même temps.
 
Tant que nous étions encore dans le cadre de l'école, de septembre à novembre, dès qu'une difficulté se présentait, Orian sombrait dans une déprime immédiate, crispant tous ses muscles, baissant la tête de façon à ne pas pouvoir voir son visage, il se trouvait au bord des larmes et n'écoutait plus rien.
Il se sentait mal face aux deux autres élèves, il se sentait "idiot" de ne pas comprendre quelque chose. Je leur expliquais :
- L'école n'est pas là pour prouver qu'on est intelligent ou pour prouver qu'on sait déjà tout. Il faut se tromper pour comprendre, parfois, ce n'est que comme cela qu'on peut comprendre. Donc, les enfants, n'ayez pas peur de vous tromper, de faire des fautes et surtout, de ne pas comprendre ! C'est à moi de trouver comment mieux expliquer pour que vous compreniez, ce n'est pas à vous de savoir, puisque je vous apprends quelque chose que vous ne connaissez pas.
Tant qu'il était dans un cadre scolaire, Orian a gardé ce reflexe " huître fermée" à chaque fois qu'il butait sur une difficulté ou  sur des fautes.
 
Les premiers jours d'école à la maison, ce fut encore ainsi.
Petit à petit, lorsqu'il a expérimenté que, vraiment, je ne voyais aucune honte - car Orian croyait que c'était honteux de ne pas comprendre - je ne le jugeais pas de ne pas comprendre, l'huître a disparu. (pourquoi pas de "e" à "disparu" " ? )
Ce qui a dû l'aider aussi, c'est que j'ai enlevé toute pression au point de vue de la matière.
La seule chose que je demande, c'est que nous travaillions de deux heures à deux heures et demie par jour. Parfois, il fait de tels efforts de compréhension qu'il n'arrive pas à travailler plus de deux heures par jour. Et je laisse tomber la demi-heure, la remplaçant juste par de la lecture qu'il me fait à haute voix.
Il y a une autre exigence que je lui impose : soigner son travail, son écriture.
Pour arriver à ce resultat, il me fallait abandonner la notion de rapidité dans l'apprentissage et dans la résolution d'exercices.  S' il doit prendre 30 minutes pour faire deux calculs, il prend 30 minutes, il soigne son travail , il essaye de comprendre. Ce sont là mes exigences. (ou : "mes exigences sont là ")
Je constate que cela le décontracte, de jour en jour, il traîne de moins en moins les pieds lorsque je l'appelle pour commencer la journée.
J'ai aussi laissé complètement tomber les cours par correspondance qui sont d'un ennui mortel !
Surtout les cours de français.
les maths, cela va encore mais tous les livres que l'on trouve dans les librairies sont très, très bien faits et il y a des dizaines de méthodes qui nous permettent vraiment d'avoir accès à ce qui convient le mieux pour un enfant.
En fin de compte, je recommanderais ceci à toute personne qui ne sait par où commencer :
il y a des livres-cahiers en mathématiques conçus pour chaque année scolaire et ces livres-cahiers accumulent toute la matière qui doit être connue.
Il suffit d'en acheter un seul et de le faire page après page, l'enfant aura accès au fur et à mesure à la matière qu'il doit apprendre. Rien n'empêche, si le cahier est vite rempli, d'en acheter un autre de la même année scolaire mais d'une autre édition et de faire en quelque sorte une révision à l'enfant.
Pour le français, c'est idem et surtout, là je vous conseille d'avoir le maximum de livres différents de grammaire. ils sont tous très, très bien conçus mais parfois, l'un explique mieux les adjectifs tandis que l'autre explique mieux les adverbes.
Ces livres de grammaire ont souvent chacun leur cahier d'exercices (avec les corrigés ) qui les accompagne.
Il suffit alors de se baser sur un livre-cahier précis à une année scolaire pour savoir quelle matière l'enfant doit connaître en grammaire.
 
Un outil de travail que je trouve vraiment excellent sont les cédéroms.
il y en a aussi de nombreux et je crois que tous se valent.
 
En fin de compte, ces cédéroms deviennent ma base essentielle car je constate qu'Orian aime énormément travailler avec cet outil.
D'abord parce que chaque exercice se présente seul sur l 'écran. Cela doit certainement aider Orian à ne pas se disperser.
Ensuite, en grammaire, j'ai toujours à côté de moi les livres de grammaire pour pouvoir donner un peu de théorie si cela s'avère nécessaire (bien que la théorie se trouve aussi sur chaque cédérom )
 
Je suis toujours à côté de lui, il n'est pour l'instant pas encore autonome. Mais je constate que cela l'aide car je le corrige à l'instant même de la faute, ce qui lui permet aussi de comprendre où est l'erreur dans son raisonnement.
Si la faute est corrigée, même dix minutes après, Orian a oublié son raisonnement antérieur et il n'assimile pas la correction.
Ce qui décontracte Orian et lui redonne le goût de travailler,c'est que j'ai abandonné toute leçon ou devoir ! Il n'y a pas d'interrogations, pas de devoirs, pas de contrôles. Ceux-çi se font spontanément au fur et à mesure que nous travaillons. Il assimile parfaitement petit à petit les  théories diverses qui sont simplement contrôlées par les exercices sur les cédérom.
 
J'ai surtout constaté un changement qui m'apporte une joie énorme : Orian ne se ferme plus du tout comme une huître depuis deux semaines, il aborde l'apprentissage avec curiosité et surtout, il accepte de ne pas comprendre ce qui est nouveau et il écoute avec cette petite flamme dans les yeux , que je ne voyais pas avant. Une petite flamme où je vois qu'il n'est plus du tout passif, (genre "ça m'ennuie, je n'écoute pas " ) mais où il devient actif et réfléchit au fur et à mesure que je lui explique les nouvelles théories.
Là où cela m'a frappée ce fut lorsque je l'ai initié au Master Mind (que l'on trouve sur le Net ). Ce jeu de logique n'est pas facile et demande de beaucoup réfléchir et se fait à base de déductions dites par la négative. (Cela veut dire "si ce n'est PAS ça et pas ça, et pas ça alors c'est peut-être ça" )
Dès les premiers mots d'explication, son regard avait plongé dans le "décrochage" comme je le dis à ma façon. "Compliqué: je ne fais pas l'effort"
Tout de suite, je lui ai dit : 
- Orian, ne t'inquiète pas, ce jeu est très difficile, petit à petit, tu comprendras.
Il n'est pas parti, il est resté et son regard a changé, je l'ai vu froncer un peu ses sourcils, se fixer sur le jeu et écouter simplement mon raisonnement fait à haute voix. Car je jouais en fait pour moi, j'adore ce jeu ! Je vérifiais de temps en temps : " tu comprends ? " "Non" me disait-il mais il continuait à observer le jeu. Et puis, il  m'a dit "oui, je comprends"
Il est parti jouer tout en restant dans la même pièce que moi et je continuais à raisonner à haute voix, râlant de temps en temps suite à mes erreurs. Alors, il venait voir pourquoi je râlais et me donnait des conseils. Le plus étonnant, c'est qu'il avait raison ! il avait en effet parfaitement compris le jeu !
En ayant une attitude de "partage" avec Orian, cela le décomplexe de tous ses complexes qu'il a accumulés à l'école car il n'avait jamais le temps d'aller au  bout de ses propres questions, et incompréhensions.
 
Je garde avec toutes les matières la même attitude qu'avec le Master Mind. Je ne le force plus à comprendre, je lui laisse le temps, d'abord de ne pas comprendre et puis, d'apprendre à son rythme. Cela le rend de plus en plus joyeux. Orian rit de plus en plus souvent, fait de nombreuses blagues à Céleste et Quentin quand ils rentrent de l'école,  il taquine à nouveau Philippe (mon compagnon ).
Cet enfant retrouve sa joie de vivre, celle qu'il avait bébé et que j'ai vu disparaître petit à petit dès qu'il a mis les pieds dans une école.
il y a entre nous une relation pleine de douceur et de confiance qui s'instaure, il n'y a plus aucune "résistance" qui se fait mais bien un détachement. C'est comme si un cordon ombilical se coupait sans heurt et sans douleur.Il est  paradoxal de constater qu'être toute la journée ensemble nous permet de nous "séparer" l'un de l'autre ! Ce qui  m'enchante le plus, c'est qu' Orian se confie, parle, explique ce qu'il pense, ce qu'il croit, pose des questions !
Avant, c'était le silence total. C'est par là que je vois qu'Orian se sent assez séparé de moi pour oser dire ce qui est en lui, sans avoir peur que cela nous "rattache" l'un à l'autre. C'est comme cela que je constate qu'Orian ose affirmer son identité propre à lui, qu'il ne doit plus la cacher ou l'ignorer, n'ayant plus peur qu'on la lui prenne, enfin libre de l'exprimer. 
 
 
 




10:21 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

03/02/2005

Peindre

J'ai oublié de mentionner que depuis deux jours, Orian s'est initié à la peinture à l'huile.
 
Il jouait sur l'ordi avec le logiciel dessin et je trouvais très amusant ce qu'il avait créé. Je lui ai suggéré de reproduire à l'huile sa création. Il trouvait cela une bonne idée et donc, il a déjà terminé sa toile.
C'est tout simple mais c'est touchant et cela me plaît énormément. Evidemment !
 
Céleste fait l'expérience de la décontraction to-ta-le ! Elle accumule certains zéros à l'école. Comme cela ne m'inquiète pas du tout, elle comprend en effet qu'elle est libre et que c'est elle qui choisit ce qu'elle veut.
Elle me dit avec sa candeur irrésistible "et tu sais quoi, maman ? je m'en fous !" Elle est toute fière d'enfin ne plus stresser !
 
Je crois que ceci ne doit pas être facile pour ses professeurs : la mère s'en fout, la fille s'en fout.
Mais Céleste est en train d'apprendre à ne plus stresser et pour cela, elle se met dans des situations où avant, cela la stressait terriblement.
Je crois que le jour où elle aura bien compris le processus, elle se remettra à étudier avec un esprit plus sérieux mais libéré du stress !
 
 


18:51 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

échecs, Réversi et Master Mind

Aujourd'hui, ce fut une journée des plus agréables !
 
Orian s'habitue de plus en plus à sa nouvelle vie d'élève à la maison. Il n'a plus peur de faire des erreurs, il comprend que les erreurs sont des outils  fantastiques d'apprentissage et il développe une certaine envie de dénicher la raison des erreurs.
 
Nous faisons pas mal de problèmes via l'ordi. C'est amusant car sur les cédérom, il y a plein de pièges de lecture dans les problèmes et je suis la première à tomber dedans. Cela l'amuse beaucoup que je râle fort à chaque fois, ou que je sois fière lorsque nous évitons le piège.
C'est clair que je suis là , pas après pas près de lui, je le corrige à l'instant même où une faute se fait et je constate qu'elle ne se présente plus alors.
Du temps où il allait encore à l'école, la faute etait corrigée le lendemain ou le surlendemain, il ne se trouvait donc plus dans l'état d'esprit qui l'avait poussé à faire cette faute et donc, donc il la refaisait souvent.
Tandis que là, je corrige tout de suite la manière de raisonner et je constate que cela donne bien plus de fruits.
 
Nous avons commencé la journée par Master Mind, un jeu de raisonnement logique qui me passionne, moi, et je soupçonne Orian d'avoir un cerveau qui fonctionne sur ce genre de logique.

Les deux premières parties, je voyais qu'il décrochait un peu, mais petit à petit, il s'est fixé sur le jeu , s'est mis à réfléchir et cela semble lui plaire.
C'est la première fois qu'il joue à ce jeu.
Nous avons fait aussi quelques parties de Reversi, du "Pendu" et une partie d'échecs.  Il est doué pour les échecs.
 
Un tout petit peu d'orthographe. Je suis contente de constater que cela le rebute de moins en moins.
 
C'est cela qui est plaisant avec l'école à la maison : du moment qu'on entraîne son cerveau d'une façon ou d'une autre !



16:47 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |