25/05/2005

Fini la télévision !

Dimanche matin, un coup de colère m'a enfin poussée à supprimer la télévion, idée qui mijotait en moi depuis..........des années au fait !
 
Dimanche matin, voyant Orian  se lever à 11 heures et se mettre devant la télé en pijama, se nourrir de stupides pubs pour jeux vidéos au lieu de se nourrir d'un réel petit déjeuner, cela a fait monter en moi un sursaut d'adrénaline salvatrice !
 
Plus aucune télévision ne fonctionne dans la maison !
 
Même Philippe ne peut plus regarder ses nouvelles et il les regarde maintenant sur Internet.
Moi, depuis, je me couche tôt, je lis, je me sens LIBRE !
 
Par contre Orian..... !
J'ai eu droit à deux jours pleins de rages, de colères et de violence presque ! En voyant ses réactions je prenais encore plus conscience de l'empleur des désastres que peut causer la télévision !
Je regrettais encore moins cette suppression. 
J'ai même eu droit à un chantage révélateur  "Ou je peux regarder la télélvison, ou je me mets à fumer"
Une drogue pour en remplacer une autre !
 
Je lui ai parlé avec gentillesse, mais fermeté :
- Première chose, Orian, je ne tolère aucun geste de violence envers qui que ce soit et quoi que ce soit parce que tu es en colère. J'accepte ta colère mais je n'accepte pas que tu me jettes des cailloux ou que tu me donnes une claque sur les fesses ou que tu casses quoi que ce soit. Ensuite, non, je ne cède à aucun chantage. Je te sais capable de faire ce dont tu me menaces , c'est vrai, mais je ne cèderai pas. Je serai horriblement triste que tu remplaces la Télé par la cigarette. Regarde bien ce que cela signifie : tu es en "manque" comme un drogué qui cherche à combler ce manque par une autre drogue. Aussi, Orian, je serai triste que TOI, tu mettes ta santé en l'air, ce n'est pas la mienne que tu bousilles pour te venger de moi, c'est ta santé, ton souffle, ta croissance. Tout cela pour te venger de moi, ce serait bien inutile et désatreux pour toi surtout !  Sache que je comprends tes colères et je m'en veux de t'avoir laissé regarder si souvent la télévision ! J'ai ma part de responsabilité la dedans et comme j'en ai assez de devoir tout le temps vérifier si tu la regardes ou pas (la semaine Orian respectait notre accord mais il se rattrapait le week-end ! )je la supprime définitivement et pour t'aider, moi non plus, je ne la regarde plus. Tu verras, dans quatre jours, peut-être plus, à force de t'embêter très, très, très fort, au lieu de chaque fois que tu t'embêtes tu allais te plonger l'esprit dans des débilités, tu finiras bien, pour ne plus t'embêter, par trouver des idées au fond de toi.
 
Nous étions lundi soir, avant le repas. Furieux que je ne cède pas à son chantage, il s'est enfermé dans sa chambre, il a mis de la musique, je crois qu'il a dansé et je l'ai retrouvé une heure après, temps de dîner, endormi !
Il est descendu manger avec nous et il était transformé ! Il avait retrouver toute sa bonne humeur, il blaguait, et il a même réclamé une promenade ! Cela, c'est signe de vitalité chez lui car il n'aime pas du tout se promener.  Tous, conscients de l'importance de ce qui se passait en lui, nous nous sommes promenés, même Céleste qui venait d'en faire une et qui était assez fatiguée, même Quentin, mon pensionnaire, qui ne dit mot parfois mais qui est brillamment intelligent et qui saisit toutes les subtilités importantes d'une vie.
 
C'était comme un baptême "de nature" pour Orian. Il trottait comme un jeune cheval, les bras en avion, les mains en palme au-dessus de plantations des champs. Il semblait léger et libre.
 
OUF ! Il renait !
 
Depuis qu'il n'y a plus de télévision, je vois Orian plus souvent aussi.
Bien qu'il respectait notre premier accord (pas de TV avant son feuilleton à 15 heures trente )je ne le voyait pas trop souvent : il attendait la plus part du temps assis, en s'embêtant ou en chipotant sans trop de conviction certains jouets, que l'heure de son feuilleton soit là. Le fait de savoir que cette distration était là, il ne devait pas chercher au fond de lui d'autres inventions pour s'amuser.
Maintenant, il sait qu'il ne peut même plus compter sur ce feuilleton pour se distraire !
Je le vois enfin rebricoler, nous accompagner dans le jardin quand je jardine, jouer avec le chiens.
 
Bref, chères mamans du monde et cher papas du monde : supprimez la télévision, vous enrichirez vos enfants d'eux-mêmes ! Cela nous oblige aussi à être plus présents pour eux. Depuis, n'ayant moi non plus d'heure de film à ne pas manquer, j'ai retrouvé le temps de lui lire tous les soirs une histoire !
 
Par contre, il sait que de temps en temps, nous pouvons voir un DVD, occasionnellement, ou lorsque Philippe et moi sortons le soir, j'accepte de louer un DVD.
 
Je ne vois pas l'intérêt non plus de frustrer totalement cet enfant de ce genre de distraction.
 

10:41 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/05/2005

Si votre enfant a un certificat du medecin

Hier, j'entendais à la radio la fameuse émission "quand les jeunes s'en mèlent ". Ils parlaient de l'école à domicile ou à l'hôpital lorsque l'enfant est malade, ou déclaré malade.
 
Il s'agissait cette fois-çi d'enfants, des adolescents, qui souffraient de phobie scolaire.  Dans l'ensemble, on entendait bien la finesse de ces enfants, leur délicatesse, leur sencibilité, leur timidité. Pour certains, c'était leur trop grand besoin de perfection qui les rendait malade; c'était le stress lié à une pression de devoir toujours très bien faire.
Il existe donc une école liée à l'hôpital Reine Fabiola, qui s'occupe d'eux, avec tout le respect, et l'écoute dont ils ont besoin. 
La seule chose que je regrette, c'est qu'ils soient déclarés comme "malades" alors qu'au fait, ils sont des êtres sencibles et fins, qu'ils n'ont rien d'anormal par rapport au système de brute qui la plus part du temps se retrouve dans les écoles. Il faut un certificat medical pour pouvoir avoir accès à cette école.
 
Un des adolescent disait, à propos de son ancienne école "le problème ne venait pas de moi mais des professeurs, j'avais l'impression que c'étaient tous des robots avec lesquels on ne peut pas parler, ni communiquer ". Donc, cet enfant, pour pouvoir vivre et être respecté et  écouté en humain, tout simplement, est obligé d'obtenir un certificat du medecin disant qu'il est "malade" et qu'il a donc droit à un enseignement spécial dans cette bonne école, il me semble, qui s'appelle Robert Dubois.
Donc, bravo pour cette école mais surtout, surtout bravo si ils arrivent à faire comprendre aux enfants qu'ils sont normaux et que ce sont les autres qui ne le sont pas d'être sans écoute, brutes, durs, lourds, méchants et moqueurs.
 
le monde est franchement halucicant : on met dans des hopitaux, comme des malades, des enfants parce qu'ils sont sencibles, fins, artistes, créateurs, résistants au système scolaire débile actuel.......
D'un côté tant mieux pour eux d'être enfindans une bonne école, mais dommage que ces enfants se croient "malades" !
 
Au cas ou votre enfant peut profiter d'un certificat médical :
 
Voici les coordonnées de cette école Robert Dubois. http://www.brunette.brucity.be/rdubois/
 
Et voici une autre adresse de L'Ecole à l'Hôpital et à Domicile http://www.ehd.be/
 

11:07 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/05/2005

Oser

Bin flut alors ! Je venais d'ecrire un nouveau message et pfft, disparu !
 
Alors, je vais vous parler d'un nouveau livre que je lu  : " faut-il plaindre les bons élèves ? " de Patrice Huerre ( psychiatre et psychanaliste, auteur de l'adolescence n'existe pas ) avec Fabienne Azire chez " Hachette Littératures".
 
J'ai l'impression d'avoir le portrait de Céleste dans ce livre.
je suis bien contente de constater que j'avais parfaitement compris son problème et que j'étais loin de me tromper !
Ah,  les mères... ! lorsque nous faisons confiance à nos intuitions, c'est du délire divin !
 
Comme d'habitude, je vous donne quelques extraits par ci, par là.
 
"...les trop bons élèves les concerent, antant par les souffrance qu'ils éprouvent, que par la réduction qu'ils connaissent de l'appétit de vivre ou le désespor qu'ils manifestentlorsque les résultats qu'ls obtiennent ne leur grantissent plusl'admiration d el'entourage et la réassurance sur leur être.  Ces trop bons élèves, faute d'avoir mis en question l'identité grandiose du système élitiste dan slequel ils se trouvent, en sont souvent éjectés lorsqu'ils craquent. (Ce que Céleste a vécu ! ! ! ) Et, à un moment ou un autre ils seront conduits à remttre en cause d'ouloureusment les investissements exclusifs ou prioritaires qu'ils avaient consentis. " (page 11 )
 
"On sous-estime souvent la fragilité de certains enfants, surtout, lorsqu'ils ont toujours été, et restent, de bons élèves. Si par hasard ils se plaignent, on ne les prend pas toujours aux sérieux. Pourtant, derrière les performances visibles de ces adolescents, se cachent parfois des angoisses périphériques encombrantes, de souffrances préexistantes qui se révèlent dans le contexte particulier des classes préparatoires.  Pour qui je cours  ? Pour moi ? Pour les professeurs ? Pour les parents ? autant de questions que se posent tous les adolescents mais qui trouvent ici une raisonance plus aiguë. Au service du bien-être parental, certains confondent qualité et quantité, ingurgitant du savoir jusqu'à l'overdose " (page 17 )
 
"Souvent par tradition familiale, par souci de promotion sociale ( 63 % des élèves de grandes écoles sontenfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures ), ces adolescents se sont dirigés vers un modèle connu, rassurant et qui fonctionne.  Certains ont été mis sur l'orbite de l'excellence, au nom d'une histoire familiale qui va influer sérieusement sur leur déstinée. (.....) mais le point commun de tous ces élèves, est qu'ils sont l'avenir d'un passé " (page 18 ) donc pas de changement en perspective !
 
"Mais lorsque le travail ne leur apporte pas le bonheur attendu, lorsque les attentes extérieures les submergent, lorsque leur équilibre est menacé, lorsque , sous le poid de la pression, il perdent confiance et l'estime d'eux-mêmes, lorsque, sous prétexte d'excellence, ils renoncent à leur rêves, lorsque, ayant réussi, ils ont le sentiment d'être passés à côté de leur vie, alors ne faut-il pas les plaindre et les aider ? " (page 19 )
 
"Or justement, on note généralement que les élèves qui réussissent le mieux ont d'autres investissments par ailleurs. Ils ont dans l'idée, depuis leur petite enfance, qu'on n'apprend par seulement dans les livres. Ils ont tout simplement envie de connaître le monde. (...) "Quand deux tireurs à l'arc sont en compétion, celui qui la le plus de chance d'atteindre sa cible est celui qui ne la vise pas parce qu'il a les yeux bandé", dit ce moine zen.  Toute proportion gardée, l'élève qui réussit le plus facilement est celui qui connaît souvent un certain détachement par rapport à l'objectif. Quand le bon élève studieux est dans l'effort, l'autre est dans le plaisir. S'il pratique un sport, s'il fait de la musique, du théâtre, que la peinture le passionne, c'est par plaisir ou par passion, non par calcul ou stratégie. Un état d'esprit qui fait la différence à l'issue de la classe préparatoire. Pour peu qu'il n'intègre pas l'école qu'il souhaite, ce très bon élève ne le vivra pas comme un drame. Et s'il échoue, il ne remettra pas en cause ses capacités, même si sur le moment la perspective de recommencer ne le réjouit guère " (Page 27 )
 

20:54 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2005

Rester intègre avec soi-même

Depuis quelques semaines déjà que Céleste s'est inscrite à l'examen d'admission à Saint Louis (Bruxelles), nous avons eu le temps de constater que c'est un défit énorme.
 
Bon, soyons honnête : une vraie folie en fait.
 
Elle a  été inscrite en toute hâte, le dernier jour ouvrable pour les inscriptions. Nous avions donc pas eu le temps d'avoir conscience de  toutes les matières à étudier.
Pour Céleste, il ne s'agit pas seulement d'étudier mais d'apprendre, d'assimiler  des matières pas encore vues jusque là et ensuite seulement d'étudier. Normalement, ce n'est que l'année prochaine, en juin 2006, qu'elle devait passer cet examen. Celui -à ou bien le Jury Central.
 
Très vite, nous nous sommes rendues compte du travail à faire, casi impossiible à faire en un mois et demi de temps.
Nous avons donc baissé les objectifs pour les rendre plus réalistes. Céleste étudiait ce qu'elle peut, présente ce qu'elle peut et si elle réussit, c'est un miracle tout simplement.
 
Seulement voilà , je ne suis pas contente de moi !
J'ai poussé ma fille dans exactement ce que je critique et je refuse : un stress ingérable !
Je suis d'accord pour le stress normal, gérable, celui qui est naturel.
Mais en tout cas pas pour un stress inutile et trop élevé car, ingérable dans le temps.
Ingérable : je veux dire par là qu'il est impossible sur un laps de  temps trop court  pour permettre à céleste d'acquérir une nouvelle matière en math, géographie, histoire, biologie et même français (trois livres à lire, à bien connaître, l'époque des écrivains, leur messages, etc...).
 
Elle travaille le plus qu'elle peut : quatre heures pleines !
Seulement quatre heures diront certains étudiants ?
Oui, mais ce n'est pas que de l'étude, c'est à dire une révision de ce qui a déjà été acquis et étudier une fois. C'est quatre heures où elle comprend seule ses maths, sa biologie, ou elle fait les recherche en histoire car tous ces cours là, elles ne les a jamais eus, c'est de la géographie nouvelle pour elle. Pendant quatre heure, elle travaille à du haut rendement, elle doit comprendre par elle-même, elle n'a pas de professeurs qui lui expliquent et elle, d'un côté, qui n'a qu'à écouter. C'est plus d'efforts pour elle que pour d'autres élèves qui ont un professeur qui explique tout dès la moindre question.  Elle a des efforts de recherche par elle-même à fournir. Si elle a une question, c'est elle-m^me  qui doit y donner la réponse, et pas un professeur.C'est dur mais je reste persuadée que je l'arme mieux pour le  futur de cette façon là qu'en étant "gavée" par le la matière intellectuelle.
 
Voyant que cela lui est impossible sur un mois et demi de blocus, voyant ses symptômes physiques d'over-stress se manifester, je lui rappelle sans cesse que cet examen d'adimission n'est pas une obligation, mais un simple défi, un prétexte pour avoir un objectif.
 
Céleste, toute perfectionniste qu'elle est, et lucide en plus, ne peut s'empécher de voir que c'est impossible à réaliser et toujours encore dans une attitude de "bonne élève" elle voit trop l'échéance "examen à réussir" plutôt que "défi à relever".
 
Au fond de moi se bataillait la Catherine intègre, et celle qui ne veut pas déplaire au "quand-dira-t-on".
Je lui ai proposé alors de baisser encore la barre des objectifs et de viser un seul examen et de le travailler le mieux qu'elle pouvait.
- Non Maman si je le rate, c'est encore plus la honte que de tout rater parce que je n'ai pas eu le temps de tout travailler. Je préfère continuer à faire tout ce que je peux et on vera bien.
 
De mon côté, je n'étais toujours pas satisfaite, je me trouvais lâche, c'était toujours en pensant à ce que j'allais entendre que j'encourage Céleste à passer ces examens. J'avais pas envie d'entendre " Catherine ne sait pas ce qu'elle veut, elle change tout le temps d'avis, elle ne pousse pas assez sa fille, elle va la marginaliser "
Alors que je sais très bien ce que je veux !
Ou je ne veux pas en tout cas !
Je ne veux pas imposer à une enfant de 16 ans un stress qu'elle ne doit pas encore connaître. Cet examen c'est l'année prochaine qu'elle devait le passer, donc, pourquoi s'inquiéter ?
 
Ce que cette inscription a eu de bon, c'est qu'elle s'est remise au travail, qu'elle expérimente de travailler pour elle, et non pour plaire à un prof ou pour eviter des menaces.  Je suis en faite très fière de son courage,de sa détermination et de sa discipline. 
Elle marque chaque minute où elle travaille et chaque minute où elle fait une pose. (Flute alors : "pause" ou "pose "?  Je ne me souviens pus déjà !)
Voyant Céleste déprimer malgré ses efforts, je lui ai honnêtement parlé :
- Chérie, si je te pousse encore à passer ces examens, c'est surtout à cause du "quand-dira-t-on". Je n'ai pas envie qu'on pense que dès qu'il y a un effort à faire, nous baissons les bras. Alors que nous avons bien conscience que c'est impossible de réussir tous ces examens ! Disons que tes efforts ne porteront pas le fruit d'une réussite, mais simplement le fruit d'une victoire sur toi-même. Et cela, tu le fais déjà. Alors tant pis pour les commentaires des critiqueurs: au diable ces examens : tu passeras ceux que tu veux et si tu n'es pas  prète pour aucun, tu n'en passeras aucun, nous te désisterons. 
- Ouf, Maman, je trouvais aussi bizarre qu'en fin de compte , je revivais tout ce que tu critiquais avant. Du moment que je travaille le plus que je peux...on verra, si je suis prète, je les passe, sinon, c'est partie remise pour l'année prochaine.
- Je préfère choisir l'intégrité que la lâcheté, ma chérie, je préfère rester fidèle à mes principes que de sacrifier ta santée à satisfaire tous les regards qui nous atendent au premier tournant. Tans pis si une partie de la famille s'inquiète , elle se trompe.
Nous avons le temps, tu n'as que 16 ans. Profites-en pour étudier dans le plaisir et t'instruire réellement.
-En plus Maman, les autres trouvent que je ne travaille pas assez mais ce n'est pas en travaillant 3 heures de plus par jour que j'aurai la possibilité de réussir ces examens. Donc, moi, faire des effrots pour me stresser plus que pour m'aider, je n'y vois aucun intérêt.
-Moi, non plus, je n'y vois aucun intérêt. Je te comprends parfaitement. Je vois que tu fais le plus que tu peux et que tu te dépasses déjà largement dans ce que tu fais. C'est la seule chose qui compte pour moi  : que, toi et Orian, vous vous dépassiez toujours selon vos critères, vos propres limites, votre santé, vos émotions. Soyez d'abord fières de vous-même et vous finirez toujours par aller de plus en plus loin. Ce que tu fais - travailler seule, apprendre seule, chercher seule  - c'est grandir, ma chérie, c'est entrer dans ta vie d'adulte, bien pus qu'en étant restée dans une école où tu devais "te plier" à une autorité, bien plus qu'en restant assise sur un banc à recevoir tout cuit une instruction intélectuelle.
 
 
 
 

11:22 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/05/2005

mauvaise blague !

Heureusement, j'ai pu le supprimer mais , en ouvrant mon blog aujourd'hui, je découvre une nouvelle rubrique qui donne  des liens vers d'autres blogs et je constate qu'il y en avait un apellé "charme"..
Nouvelle rubrique apparue comment ? J'ai jamais mis cette rubrique dans mon blog !
bon, je clique et.... ..évidemment...rien à voir avec une école à la maison !
 
 
Je me demande comment il est arrivé là ?
 
 

18:53 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/05/2005

Un beau texte

J'ai trouvé ce très beau texte sur ce blog ci :
http://so-strong.skynetblogs.be
 
Nous ne sommes pas encore libres, nous avons seulement atteint la liberté d'être libres.

Nelson Mandela
 
 
J'ai pris dans l'atelier, une toile blanche, sur laquelle j'ai griffoné au pinceau ces quelques mots de Mandela. Ces mots ont un vrai sens. Je ne suis pas encore libre...mais je vais le devenir.
 
Ma liberté ne s'arrète pas au fait de pouvoir vite, très vite, passer ces portes..Ma liberté passe aussi par le fait d'être libre de ce qui m'a emprisonné dans la prison elle même. Ma liberté passe par le fait de me liberer de la drogue. Ma liberté passe par le fait de liberer mon esprit de tout ce qui peut lui nuire. Ma liberté passe par le fait d'accepter celle que je suis, au travers de celle que j'ai été. Ma liberté passe par le fait d'accepter d'avoir été libérée.
Ma liberté passe par la liberté de chacun de ceux que j'ai pu rencontrer ici, et tout au long de mon parcours dans ce milieu sombre que sont les paradis artificiel.
Ma liberté passe par la liberté de chacun...celle de dire "oui, tu peux essayer ces choses, mais je te le déconseille, parce qu'au lieu de te liberer l'esprit, comme tu va t'en convaincre, tu vas te refermer, tu vas t'enfermer, et tu te feras enfermer."
 
Ma liberté passe par le fait de dire "oui, j'ai été libre d'accepter, oui j'ai eu le choix, j'ai choisi, et je me suis trompée...ne vous trompez pas à votre tour."
 
Parce qu'aucune illusion au monde ne pourra vous donner pareille sensation que celle de savoir que vous serez bientôt Libres.
 
J'attend ce moment depuis 7 ans.
J'attend ce moment où enfin, rien ne sera aussi bon que la liberté.
 
J'ai atteint la liberté de pouvoir être bientôt libre.

Ce tableau a trouvé sa place dans l'entrée du centre.
Ce n'est plus une prison, c'est une porte vers la liberté.






13:52 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |