21/05/2005

Oser

Bin flut alors ! Je venais d'ecrire un nouveau message et pfft, disparu !
 
Alors, je vais vous parler d'un nouveau livre que je lu  : " faut-il plaindre les bons élèves ? " de Patrice Huerre ( psychiatre et psychanaliste, auteur de l'adolescence n'existe pas ) avec Fabienne Azire chez " Hachette Littératures".
 
J'ai l'impression d'avoir le portrait de Céleste dans ce livre.
je suis bien contente de constater que j'avais parfaitement compris son problème et que j'étais loin de me tromper !
Ah,  les mères... ! lorsque nous faisons confiance à nos intuitions, c'est du délire divin !
 
Comme d'habitude, je vous donne quelques extraits par ci, par là.
 
"...les trop bons élèves les concerent, antant par les souffrance qu'ils éprouvent, que par la réduction qu'ils connaissent de l'appétit de vivre ou le désespor qu'ils manifestentlorsque les résultats qu'ls obtiennent ne leur grantissent plusl'admiration d el'entourage et la réassurance sur leur être.  Ces trop bons élèves, faute d'avoir mis en question l'identité grandiose du système élitiste dan slequel ils se trouvent, en sont souvent éjectés lorsqu'ils craquent. (Ce que Céleste a vécu ! ! ! ) Et, à un moment ou un autre ils seront conduits à remttre en cause d'ouloureusment les investissements exclusifs ou prioritaires qu'ils avaient consentis. " (page 11 )
 
"On sous-estime souvent la fragilité de certains enfants, surtout, lorsqu'ils ont toujours été, et restent, de bons élèves. Si par hasard ils se plaignent, on ne les prend pas toujours aux sérieux. Pourtant, derrière les performances visibles de ces adolescents, se cachent parfois des angoisses périphériques encombrantes, de souffrances préexistantes qui se révèlent dans le contexte particulier des classes préparatoires.  Pour qui je cours  ? Pour moi ? Pour les professeurs ? Pour les parents ? autant de questions que se posent tous les adolescents mais qui trouvent ici une raisonance plus aiguë. Au service du bien-être parental, certains confondent qualité et quantité, ingurgitant du savoir jusqu'à l'overdose " (page 17 )
 
"Souvent par tradition familiale, par souci de promotion sociale ( 63 % des élèves de grandes écoles sontenfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures ), ces adolescents se sont dirigés vers un modèle connu, rassurant et qui fonctionne.  Certains ont été mis sur l'orbite de l'excellence, au nom d'une histoire familiale qui va influer sérieusement sur leur déstinée. (.....) mais le point commun de tous ces élèves, est qu'ils sont l'avenir d'un passé " (page 18 ) donc pas de changement en perspective !
 
"Mais lorsque le travail ne leur apporte pas le bonheur attendu, lorsque les attentes extérieures les submergent, lorsque leur équilibre est menacé, lorsque , sous le poid de la pression, il perdent confiance et l'estime d'eux-mêmes, lorsque, sous prétexte d'excellence, ils renoncent à leur rêves, lorsque, ayant réussi, ils ont le sentiment d'être passés à côté de leur vie, alors ne faut-il pas les plaindre et les aider ? " (page 19 )
 
"Or justement, on note généralement que les élèves qui réussissent le mieux ont d'autres investissments par ailleurs. Ils ont dans l'idée, depuis leur petite enfance, qu'on n'apprend par seulement dans les livres. Ils ont tout simplement envie de connaître le monde. (...) "Quand deux tireurs à l'arc sont en compétion, celui qui la le plus de chance d'atteindre sa cible est celui qui ne la vise pas parce qu'il a les yeux bandé", dit ce moine zen.  Toute proportion gardée, l'élève qui réussit le plus facilement est celui qui connaît souvent un certain détachement par rapport à l'objectif. Quand le bon élève studieux est dans l'effort, l'autre est dans le plaisir. S'il pratique un sport, s'il fait de la musique, du théâtre, que la peinture le passionne, c'est par plaisir ou par passion, non par calcul ou stratégie. Un état d'esprit qui fait la différence à l'issue de la classe préparatoire. Pour peu qu'il n'intègre pas l'école qu'il souhaite, ce très bon élève ne le vivra pas comme un drame. Et s'il échoue, il ne remettra pas en cause ses capacités, même si sur le moment la perspective de recommencer ne le réjouit guère " (Page 27 )
 

20:54 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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