20/03/2005

de mauvaise humeur

Depuis quand ne suis-je plus venue  écrire ici ?
 
J'avoue que je me sens débordée.
 
Ce doit être le printemps, j'ai des envies de rangements, je me sens pompée par le désordre qui règne dans la maison, dans le jardin.  Alors que j'ai toujours aimé me trouver dans une maison ordonnée, sans être maniaque, maintenant, c'est le pon-pon : les enfants qui ont gardé l'habitude du temps où je rangeais certaines de leurs affaires sous prétexte qu'ils avaient des devoirs et des leçon à faire,  la chienne qui est chaleur et le mâle qui en devient fou, le mari qui range "à sa façon" mais qui ne concorde évidemment pas à la mienne.....
 
Bref, je craque ! Et j'en ai marre et donc, je n'ai qu'une envie, ranger, ranger, ranger et d'envoyer tout le reste et tout le monde sur les roses !
En plus, je ne sais comment cela se fait, mais j'ai l'impression de ne faire que des navettes toutes les  journées, du matin au soir. 
Si je sais...comme Céleste ne va plus à l'école et que ces amis lui manquent, me voilà à les chercher dans les diverses gares, dès que je peux, pour les week-end où les mercredis après-midi.
Il y a eu des répétitions importantes de théâtre aussi, comme par hasard à des kilomètres de la maison. Et puis, il y a Orian qui a des envies de cousins, les week-end,  eux aussi à des kilomètres.
 
Bref, cette aventure d'école à la maison, c'est pas encore au point en ce qui concerne mes activités.
Au début si, je gagnais du temps, le rythme était bon.
Le retour de Céleste à la maison demande une réorganisation et je ne trouve plus le temps.
 
Le temps...le temps... le temps......ha la la !
 
Et puis, elle est triste de ne plus voir ses amis dans un cadre scolaire, cela me donne des sentiments de culpabilité alors, je fais tout pour qu'elle trouve la vie toujours belle.
Ai-je raison ? Est-ce que je fais bien ?
Peut-être qu'il vaudrait mieux pour elle de la réinscrire comme élève libre dans une autre école ?
Mais alors, je me plie à ce que je déteste : faire de nos enfants des juste-bon-à-être-poussés-ou-tirés, mais pas des êtres autonomes.
Je suis consciente que Céleste a derrière elle, contrairement à Orian, 6 années primaires et 5 années secondaires où elle a été petit à petit coupée de cette auto-discipline.
Je suis étonnée de voir Orian  s'être adapté si vite à cette auto-discipline, que je lui impose moi certe, mais il sait bien que si il insistait pour dire "non, aujourd'hui, je ne travaille pas" il aurait gain de cause.  (Ce qui arrive parfois et j'accepte)
Alors qu'Orian à toujours été bien moins bon élève que Céleste.
Je suis consciente que Céleste se retrouve presque dans un "pays totalement étrangé", comme si elle ne connaissait ni la langue, ni les  coutumes, ni les habitudes, ni comment on y vit. Elle doit tout y apprendre.
Autour de moi, les amis s'inquiètent : " Est ce qu'elle travaille ? "
NON, elle ne travaille presque pas.
Et alors ? Je vois bien leur peur, j'entends bien cette peur que nous avons tous !
Notre société a si bien détruit notre autonomie, notre joie de vivre. En Afrique, les africains, ils ont encore cette merveilleuse qualité, oui, qualité, de ne pas travailler si ce n'est pas nécessaire, de profiter de la vie, des moments de deuil, de chagrin de joie.
Mais enfin, de quoi a-t-on peur lorsqu'une enfant ne travaille pas ?
Pourquoi pas cette peur dès que ce sont les vacances qui sont là ?
Parce que ce sont les vacances ?
Et ça change quoi, ce mot "vacances" ?
Ce sont des conventions et elles sont devenues  si fortes qu'en dehors de ce mots "vacances" on dirait qu'on n'a pas le droit de ne rien faire. Enfin, "rien faire"....je dirais plus poétiquement " faire rien...... "
Je sais du fond de mes tripes, que Céleste ne va pas rester comme cela "pour toujours".
Je sais très bien qu'elle ne va pas devenir "bête" parce que pendant peut-être 6 mois, de mars à août, elle ne va pas "travailler". Elle va vivre, s'enrichir de ne faire "rien" et s'embêter tellement que pour finir, elle trouvera au fond d'elle l'envie de faire autre chose que rien.
elle va parfaitement "travailler" mais pas selon les critères devenus "soupe rose" de notre société. (pour comprendre le mot soupe rose, voir le post "ceci aussi sont de bonnes raisons pour l'école à la maison" du 03.01.2005 )
Je sais qu'elle aura son diplôme mais franchement, très très franchement, si les gens étaient honnêtes au fond d'eux, se regardaient au fond de leur âme, de leurs souvenirs d'enfance, se regardaient dans les yeux de leur humanité, pourquoi ont-ils peur de ce "pas travailler" pendant un petit temps en dehors des vacances ?
 
Je vous lance ce défi, à vous tous qui me lisez peut-être .
Pourquoi avez-vous peur ? De quoi avez-vous peur ? Et pourquoi ne pas simplement dire "oui, j'ai peur, cela n'a pas de raisons profondes valables, mais j'ai peur"
 
Peur de la Vie, peut-être ...........
 
Bref, j'aspire à MES vacances : seule pendant 10 jours, toutes seule pendant 10 jours, sans repas à faire, sans courses à faire, sans navettes de tout genre à faire, sans mari et sans enfants.
 
SEULE !
 
Mais personne ne comprend cela. Sauf les autres mamans peut-être.
 
Il me reste une semaine avant les vacances de Pâques et voici ce que je décide :
Aucune navette en plus de celles nécessaires : les courses pour la maison, Quentin qui va à l'école.
Pas de courses inutiles !
Ecole à la maison la matinée, avec Orian et Céleste. L'après-midi, rangements, avec les enfants qui m'aident.
Pas de navettes pour chercher les copains, ou déposer les enfants chez l'un ou l'autre juste pendant cette semaine. Après, ce sont les vacances, ils se verront tant qu 'ils le veulent.
 
Je sais déjà que j'aurai à peine 4 jours, à la fin des vacances, de solitude pour enfin peindre !
 
Bref, je suis de mauvaise humeur aujourd'hui !


14:46 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

Je te lis depuis un moment. Mais aujourd'hui je ne suis pas d'accord avec toi du tout. Je suis maman au foyer par choix. Mes filles font à l'école et je n'ai aucun problème. Depuis le début de leur scolarité, je suis là pour elles mais avec les années elles sont devenues autonomes. Je leur ai expliqué comment moi je faisais pour m'organiser entre les devoirs, les leçons, les copains. Mais elles ont fait comme elles voulaient. La grande est en deuxième secondaire à l'Athénée et l'autre en 6 primaire. leurs résultats scolaires sont magnifiques, elles sont complétement épanouies. Ce ne sont pas des tirées du fond ou autre expression que tu as employé. N'est pas pédagogue qui veut ! Et il y a des relations scolaires qu'il est impossible de reproduire à la maison. Non je n'ai pas peur. Je désire que mes filles suivent les études qui les branchent en donnant le meilleur d'elles-mêmes. Plus tard elles choisiront le chemin du travail ou de la vie de mére au foyer : ce sera leur choix. Moi je leur donne le maximun d'outil pour cultiver leur champs, elles feront ce qu'elles veulent de la récolte.

Écrit par : nat | 20/03/2005

PS : Dans l'en-tête de ton blog, tu demandes qu'on te corrige. Vu le nombre de fautes ( orthographe ou grammaticale et je ne suis pas prof de français) je doute que ce soit l'idéal pour pouvoir donner des cours. ceci n'est pas une remarque désobligeante mais mon avis personnelle.

Écrit par : nat | 20/03/2005

OUPS ! personnel et non personnelle

Écrit par : nat | 20/03/2005

et pourtant, j'ai été à l'école aussi Merci pour ton partage.

L'ortographe : c'est pourtant à l'école que je l'ai apprise. . . . . Et tu vois bien les résultats !
Je suis dislexique et je suis fière des progrès énormes que j'ai fait d'autant plus que j'en fait bien moins lorsque j'écris à la main plutôt que sur un clavier.

Mon fils, depuis qu'il travaille à la maison, a une meilleure orthographe....
A quoi est-ce dû ?
Je constate, c'est tout.

Ne pas avoir une bonne orthographe n'empèche pas d'être bon pédaguogue.
C'est comme si on disait aux parents "vous n'y connaissez rien en psychologie enfantine, donc, vous ne pouvez pas être parents"
Croire qu'il faut être parfait pour enseigner les primaires, c'est justement croire ce "qu'on nous fait croire".

Tu vois, tes filles sont devenues autonomes au fur et à mesure des années, dis-tu....
Moi, je constate que si on n'est pas "derrière" certains enfants, ils ne font rien. Céleste, n'était pas comme cela avant, c'était une petite fille très autonome.
Quand je pense "autonome" je pense "être libre absolument de faire tout ce qui passe par la créativité, libre de gagner sa vie comme son intuition le dit et pas seulement avoir le choix entre "femme au foyer" ou "métier", libre d'étudier à son rythme, selon sapassion, ses difficultés diverses ou facilités diverses.

Depuis hier justement, Céleste va mieux.
Elle sort enfin du choc, elle s'adapte aux changements, elle est allée chercher d'elle-même, de sa propre initiative les cours pour le jury .
C'est ça que je veux pour mes enfants : faire leur choix à eux, ceux que les jeunes ont envie de faire et pas le choix des adultes. Ce n'est pas moi qui lui ai dit : va chercher les cours, va étudier. C'est en discutant avec une amie qui va passer son petit jury qu'elle a eu envie de le faire avec elle, non pour le diplôme du petit jury, mais pour le plaisir de passer l'épreuve.
Je suis contente, je suis fière lorsque je vois que j'avais raison : les enfants sont capables de se prendre en main seuls et c'est d'autant mieux si les parents sont là pour les soutenir.

Tu parles des relations scolaires impossibles de recréer à la maison. Exact.
Je ne veux en aucun cas reproduire ces realtions.........
J'ai énormémpent d'amis et de relations et mes enfants on une vie sociale très riche, très différente en effet de celle qui se vit dans les écoles, mais ce sont des relations sociales totalement valables et d'une fantatstique qualité.
Nat, nous sommes libres, tous libres de choisir notre vie.
Peu le savent, peu l'acceptent mais c'est ainsi : nous sommes libres de choisir le bonheur ou le malheur, de choisir la souffrance ou la joie, libres de choisir tout, absolument tout ce que nous désirons vivre et expérimenter. Il est plus facile de nier cette responsabilité en nous et de dire "non, nous n'avons pas le choix" car cela nous permet d'éviter de faire des choix, donc de faire certains efforts, donc, d'assumer la responsabilité de nos choix. En niant cette liberté, il reste toujours un coupable et une victime quelque part.
C'est tout le contraire de l'autonomie.
Tu as fait un choix et je t'approuve puisque c'est TON choix.
J'en fai un autre et je SAIS qu'il apportera à mes enfants un énorme bagage !

Écrit par : CatherineLS | 22/03/2005

je respecte aussi ton choix. Je disais le mien sans pour cela forcer quelqu'un à opter pour lui. Je crains seulement une base un peu bancale c'est tout. Pour la psychologie enfantine c'est certain il y a des gens qui ne sont pas faits pour être parent. Ma soeur en est le cas. heureusement elle en était conscience et a prévenu son futur mari avant le mariage de son refus d'être mére. Quand on voit le nombre croissant d'enfants maltraités, abandonnés, laissés à eux-mêmes, je me dis que quelque fois un test prénatal serait utile. Ravie pour tes enfants de leur progrés. Tu parles de l'orthographe : oui elle s'apprend à l'éécole mais on doit continuer à y travailler par la lecture, les mots-croisés, se corriger en vérifiant dans le dictionnaire ou le Bécherel ( même si c'est une simple liste de courses). Mais il est vrai que c'est plus facile en écrivant qu'en tapant sur le clavier ( on veut aller trop vite, on se trompe de lettre,...) Les SMS et autres écritures abrégées je suis contre : le belge est nul en orthographe et cela a aussi des répercussion sur l'apprentissage de langues étrangéres. Vu que ton fils suit des cours à la maison, comment fais-tu pour les cours de langue ? Je ne fais que poser des questions par curiosité informative vu que personne dans mon entourage ne pratique cette méthode. Et ton blog est justement interressant par ce côté. Bonne continuation et bientôt les vacances de Pâques. Amicalement Nat.

Écrit par : nat | 23/03/2005

Un peu seule , oui ! J'ai fait aussi le choix de pratiquer l'instruction en famille, et je connais bien cette envie de se retrouver un peu seule , de souffler et ne penser qu'à soi. Comme j'ai deux petits de 3ans et 19 mois très remuants , il m'est difficle de sortir comme je le souhaiterais. Déjà le temps que je les prépare et que je les installe dans la voiture peut me prendre une demie heure...mais dans ces moments je me dis que ce serait mon lot tous les jours si je mles mettais en garderie , à l'école et chacun dans son petit coin standardisé selon leur âge. C'est vrai , même si c'est prenant au niveau temps , les mettre dans le système classique est tout aussi contraignant, mais d'une autre manière qui nous convient en fait beaucoup moins...Ha, le plaisir de pouvoir se lever sans sonnerie intempestive ( mais bon , je me lève quand même tous les matins à 7 heures ) sans être obligé de réveiller les enfants, le temps de prendre son petit déjeuner tous ensemble, de choisir notre journée et les apprentissages et découvertes que nous désirons ...ça , c'est un luxe que j'ai grand plaisir à offrir à mes enfants.
En ce moment , Quentin est parti pour 10 jours avec mes parents à la montagne. Je souffle un peu . Comme il a des cousin(e)s (scolarisé(e)s) qui n'ont pas les mêmes périodes de congés scolaires que dans notre région, il peut les voir plus facilement que d'autres.
Voici qui va peutêtre mettre un peu d'eau au moulin de Nath : Quentin a beau faire l'école à la maison pour la cinquième année à présent , il n'est pas vraiment autonome; en tous cas , pas comme je le souhaiterait. Il fait plutôt partie de ces enfants qui ont besoin d'un soutien régulier et d'une certaine discipline . Il est très "évaporé" comme enfant. S'il était à l'école , il aurait fait partie de ces gamins inélligents qui passent leur temps à regarder par la fenêtre et à rêver. Mais , je commence à voir des résultats malgré tout. Il va un jour prendre ces courriers tout seul , ou à l'ordinateur pour commencer un livre ( lui qui répétait qu'il n'aimait pas écrire !)En fait , il a fallu qu'il découvre le plaisir dans certaines occupations qui ne lui étaient pas immédiatement accessible ( je parle du plaisir, il n'y a donc pas de faute au mot "accessible", Nath ;-) )L'école ne lui aurait qu'assez difficilement cette possibilité d'avoir un soutien aussi constant et encore moins le temps de découvrir du plaisir. en général , on met l'enfant dans une petite case " matheux" littéraire" scientifique" "artiste" et on le culpabilise de ne pas apprécier ou ne pas réussir quelque chose. Ce qui , je le crains , n'est pas la meilleure façon de l'amener à changer.
D'après ce que j'ai pû lire, Nath est ma foi assez proche de nous dans le sens où elle s'est beaucoup occupé de ses enfants . Pour leur expliquer comment s'organiser et que ses filles en tirent le meilleur parti , il fallait bien tout de même avoir certains talents de pédagogue qu'elle ne soupçonnait même pas avoir...comme quasiment tous les parents avant qu'ils ne se lançent dans l'école à la maison ;-)

Écrit par : Thalie | 24/03/2005

Thalie Merci pour ton commentaire. Je réalise que ce n'est pas quelque chose de rare que la scolarité à la maison. Je me rends compte d'unchose : que ce soit à la maison ou à l'école tout n'est pas rose tout n'est pas noir. je suis la scolarité de mes filles depuis la maternelle : pas d'arrivée en retard, leur demander ce qu'elles avaient fait. En primaire et en secondaire, je donne des explications, je prépare les révisions des examens, je recherche la documentation avec elle. Elles n'ont que 15 mois de différence alors les matins étaient et sont encore mouvementés pour la place à la salle-de-bain. Donc debout à 5h pour être prête avant leur levé à 6h15 car départ à 7h20 ( vu la circulation je mets 25 minutes pour un trajet qui en demande 12 aux heures calmes). J'espére encore pouvoir lire vos expériences pédagogiques. Pour moi plus qu'un jour d'école puis deux semaines de vacances de Pâques. Au programme travailler pour l'école le matin( les examens de début juin arriveront vite) et quartier libre l'aprém. A bientôt. Amicalement

Écrit par : nat | 24/03/2005

Les vacances déjà !... encore !!! Un des avantages de l'école est justement le fait de ne pas avoir les enfants sur le dos en permanence ! L'organisation de l'école est une autre chose. Normalement c'est un échange de bons procédés qui devrait pouvoir se négocier (externat/demi-pension/internat...) Mais à force de ne pas résoudre les véritables problèmes que pose l'institution publique, notamment du nombre d'élève par classe et des heures de cours à la place d'atelier d'expression libre, plus personne ne s'y retrouve et en effet cela devient du "poussé tiré" jusqu'au moment où l'élève craque... Et les parents attentionné finissent aussi par craquer et l'école devient l'antichambre de l'usine et ses cadences littéralement infernales.
Courage donc, tu tiens le bon bout ! ;) lol

Écrit par : Pierre | 24/03/2005

Pierre : Je ne prends pas le fait d'avoir les enfants à l'école comme un avantage pour ne pas les avoir sur le dos. Mes filles je les ai voulues. J'aime quand elles sont à la maison, on rigole, on joue au scrabble, on va se balader, on regarde un film, on discute. Je ne trouve pas les cadences infernales : 30 fois 50 minutes de cours ( 25h réelles pour 5 jours soit une moyenne de 5h par jour) et dedans gym et morale, des jours avec 2 fois 50 minutes d'heure de table !!!!!!!!!!!!! En français et en langue elles ne font pas que de l'écrit, il ya l'apprentissage sous forme de mise en scéne, étude de chanson. Elles sont dans un Athénée tout à fait normal et croyez-moi ne sont pas fatiguées ni à la sortie des cours ni au lever le matin. Il y a l'internat mais je ne supporterais pas de les y laisser sous prétextes de ne pas faire la navette, ne pas les avoir sur le dos ou ne pas les faire réviser. Quand on fait des enfnats il faut aussi penser avant, qu'il y aura une certaine obligation morale des les aider, sinon ne faîtes pas de BB, achetez-vous un nain de jardin.

Écrit par : nat | 24/03/2005

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