09/02/2005

Raoul Vaneigem, encore.

Puisque l'autre jour, j'ai repris Raoul Vaneigem, j'en ai profité pour le relire, ce qui est toujours utile avec lui tant ce qu'il écrit est condensé et que plusieurs lectures ne lui font aucun tort.
donc, parfois, je viendrai donner, comme aujourdhui, quelques extraits du livre que je lis, ou relis
 
 " Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations "
(Ecris avant 1968 ! )
 "l'organisation sociale hiérarchisée est assimilable à un gigantesque racket dont l'habilité, précisément percée à jour par le terrorisme anarchiste, consiste à se mettre hors d'atteinte de la violence qu'elle suscite, et à y parvenir en consumant dans une multitude de combats douteux les forces vives de chacun "
 
"Le sentiment d'humiliation n'est rien que le sentiment d'être objet "
 
" les ennemis du colonialisme d'hier  humanisent le colonialisme généralisé du pouvoir ; ils s'en font les chiens de garde de la manière la plus habile qui soit : en aboyant contre toutes les séquelles de l'inhumanité ancienne. "
 
"Le respect dû à la personne du roi n'est pas en soi criticable. il ne devient odieux que parce qu'il se fonde sur le droit d'humilier en subordonnant. Le mépris a pourri le trône des monarques. Mais que dire alors de la royauté citoyenne, j'entends : des droits multipliés par la vanité et la jalouisie bourgeoises, de la souvernaité accordé comme dividente à chaque individu ? Que dire du principe monarchique démocratiquement morcelé ?
La France compte aujourd'hui vingt-quatre millions de "mini-rois" dont les plus grands - les dirigeants - n'ont pour paraître tels que la grandeur du ridicule.  Le sens du respect s'est déchu au point de se satisfaire en humiliant. Démocratisé en fonctions publiques et en rôles, le principe monarchique surnage le ventre en l'air comme un poisson crevé.  Seul est invisible son aspect le plus repoussant. Sa volonté d'être (sans réserve et absolument ) supérieur, cette volonté disparu. A défaut de fonder sa vie sur la souveraineté, on tente aujourd'hui de fonder sa souveraineté sur la vie des autres. Moeurs d'esclaves. "
 
" Il arrive que la force du mensonge efface de la conscience des hommes la dure réalité de leur isolement ".

18:37 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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