25/01/2005

Que des maths

 
Ce week-end, Céleste est casiment restée au lit tout le temps, fiévreuse et fatiguée, incapable d'étudier.
Un des garçon de sa classe, le plus distrait est venu travailler chez nous car il avait oublié son cartable à l'école.
J'aime bien ce V. toujours à poser des tats de questions , toujours un "oui mais .. " aux réponses qu'on lui donne. J'adore cet état d'esprit qui réfléchi, questionne et contredit. C'est une qualité, pas un défaut.
Très intelligent, le gosse.
Voilà un enfant dont je suis sûre que si on le laissait se prendre en charge, après un laps de temps d'adaptation, il étonnera tout le monde. Certainement pas dans les chemins attendus, mais en tout cas, dans un chemin surprenant.
 
Hier aussi, Orian ne s'était pas réveillé à 8 heures trente, il s'était rendormi, donc, en rentrant après avoir déposé Céleste et V. à l'école, je l'ai retrouvé encore au fond de son lit.
Résultat, il était de mauvaise humeur. Et alors, lui faire faire du travail "obligatoire" ! C'est comme si on lui arrachait les ongles des pieds ! Il a des airs si malheureux, la larme perpétuellement au bord de l'oeil à l'idée qu'il doit faire ses conjugaisons, sa grammaire.
Je dois avouer que cela me fend le coeur et que l'Enfant en moi se révolte une fois de plus : "mais pourquoi est-ce que vous nous enmerdés avec tout ça ? "
 
Donc, aujourdhui, j'ai bien insisté en le réveillant, et j'ai vérifié qu'il se lève en effet.
Lorsque je sui revenue de l'école,  après la navette d'une heure à cause de la neige, il était fin pret, de bonne humeur.
Je me suis dite que je ne devais pas attendre plus longtemps pour appliquer mes théories et je lui ai demandé ce qu'il voulait faire aujourd'hui.
- Des maths avec le cédérom que tu as acheté hier.
Il est resté une heure totalement concentré sur les exercices et après un petit quart d'heure de détente, une heure de plus  encore.
Ces exercices tombaient à pic, ils correspondaient aux théories vues quelques jours avant.
Je dois avouer que moi qui n'était pas très enthousiaste à l'idée d'utiliser l'ordi pour l'apprentissage des matières scolaires, j'ai changé d'avis.
je crois qu'il faut de toue façon compléter l'ordi par du travil écrit, je crois que d'utiliser sa main pour écrire fait travailler dans le cerveau des neurones spécifiques qui ne fonctionnent que par cet exercice là et qui développe une forme d'intuition intellectuelle.
Orian , cela l 'amuse l'ordi. et il travail "sans s'en rendre compte ".
 
Je vais voir combien de temps il va prendre à ne faire que des maths.
Comme ce fut son choix, je constate une fois de plus que je n'ai pas eu à le pousser ni à le tirer.
je profitais des exercices pour lui rapeller les théories si cela était nécessaire.
 
J'ai simplement demandé qu'il fasse une dictée sur le cédérom "le Bled".
Ce fut pénible ! Obligé une fois de plus, il traine, il glisse de sa chaisse comme un spaghetti mou, il soupire, une moue désépéré au coin de lèvre et toujours cette larme sur le point de glisser des yeux.
 
Mon besoin d'autorité - on ne s'en débarrasse pas comme cela - se raidissait :
- Orian, c'est un effort unique sur la journée que je te demande, tu ne va pas en mourir, nous allons aller au bout de cette dictée afin que tu te dépasses tous les jours un peu.
Il l'a fait  mais qu'est-ce que j'ai du insister pour qu'il y arrive !
 
Demain, je vais lui laisser le choix total de ce qui'l veut étudier. Ne rien obliger à part notre objectif de deux heures et demi de travail par jours
 
Petit à petit, je me rend compte de l'inutilité même des cours par correspondance. Les livres de grammaire, de math et autres sont très bien faits et moins casse -pieds que les cours par correspondance.
 
Ceci dit, ils me servent de référance à ce qu'il faut savoir.
 

 
 

18:35 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

choix de structures raisonnées et intuition des structures de choix. 26/01/05 (avant ton blog du jour.)
Pas de structure sans structure !
J’ai relu tes blogs concernant ton travail avec avec Orian. Quel travail ! Tu repenses et redécouvres toute la pédagogie pour ton petit Orian. Il a bien de la chance d’avoir une maman passionnée qui cherche les meilleurs moyens du lui apprendre les outils de base du savoir, les véhicules élémentaires de la pensée que sont la lecture, l’écriture, la grammaire, l’analyse, l’orthographe, le calcul, la géométrie, l’histoire, la religion, la géographie. Aussi longtemps qu’il ne maîtrisera pas sa langue maternelle, les nombres, le temps, le lieu, et un début de « pourquoi ? », des pans entiers du vaste monde lui seront inaccessible.
Il faut d’abord se tenir assis, puis ramper, marcher à quatre pattes, se tenir debout, marcher, courir, sauter, avant d’apprendre à nager, rouler à bicyclette, conduire un véhicule, voler, naviguer…Et chacune de ces compétences vous sert à découvrir ou parcourir le monde. Que ce soit le monde géographique, ou le monde de la pensée, le processus est le même.
Et il ne s’agit pas de quantité, il ne s’agit pas de muscles ou de neurones, de biceps ou de Quotient Intellectuel. Le plus chétif (s’il n’a pas un grave handicap) apprendra à nager, rouler à bicyclette, conduire une auto, piloter un avion, naviguer à voile, si quelqu’un le lui apprend, méthodiquement, progressivement, sans le brusquer, sans le rebuter, avec amour, avec respect. Le moins intelligent (s’il n’a pas de lésions cervicales importantes) apprendra à lire, écrire, calculer, raisonner, si quelqu’un le lui apprend, méthodiquement, progressivement, sans le brusquer, sans le rebuter, avec amour, avec respect.
Et avec ces véhicules de la pensée, le monde est à lui ! Et il vaut probablement mieux apprendre à rouler à bicyclette avant de piloter un avion ! Progressivement, méthodiquement, chaque apprentissage permettant d’aborder le suivant plus facilement et d’aller plus loin !
Mais ne perds pas de vue que, par conditionnement social, ou simplement pour assurer leur subsistance dans un cadre qu’elles ont choisi ou subissent, la plupart des mamans n’ont ni l’intérêt, ni le temps, ni les compétences pour assurer à leurs enfants cet apprentissage. Elles délèguent cela à des structures sociales et des professionnels qui sont ce qu’ils sont (plutôt peu efficaces en Wallonie et au Mexique, très efficaces en Flandres et en Suède), mais qui sont gratuits et disponibles pendant les heures habituelles de travail.
Et la plupart des enfants acquièrent ces « véhicules de base de la pensée » à l’école, en même temps qu’ils découvrent, subissent, ou apprennent à utiliser les structures socio-politiques qui les entourent et régissent leurs apprentissages, avec à la fois une part de conditionnement socio-politique, mais aussi l’acquisition de compétences qui pourront leur permettre de comprendre ces conditionnements, pour un jour les intégrer, les refuser, les modifier…
Si Orian a décroché de ce système, il y a des tas de bonnes raisons : qualités et défauts propres, indépendance d’esprit acquise ou innée, structure familiale originale, structure scolaire villageoise inadaptée à un enfant qui a déjà connu autre chose que la verte campagne, parents prêts à lui fournir un cadre d’apprentissage plus stimulant, etc…
Il est essentiel qu’il acquière les véhicules de base de la pensée, avec toi, puisque cela marche enfin, que tu as le temps et l’énergie et que cela te passionne, mais il devra rejoindre un jour une structure, pour continuer ses apprentissage avec un encadrement compétent. Tu peux organiser cette structure sur mesure pour lui, avec d’autres parents et d’autres compétences éventuellement, au prix d’un gros effort de temps, de passion et d’argent. Tu peux rejoindre des structures privées adaptées à tes goûts et à Orian, dont certaines ont plus d’un siècle d’existence, de passion et de recherche. Tu peux l’envoyer en Flandres ou en Suède, ou même en Angleterre, ou tu peux essayer de trouver la moins mauvaise des structures dans ton pays ou ta région.
Mais pas de structure sans structure, et la structure familiale a ses limites. La structure familiale n’a de qualités que si l’enfant réussit à la quitter pour une structure plus vaste.




26/01/05 (après ton blog du jour.)
Et le choix de choisir ?.
Tu n’as pas tous les choix. Tu n’as que les choix que te permettent tes choix précédents. Mais le monde est vaste, et à chaque étape, le nombre de choix est souvent plus élevé que le nombre de possibilités. Mais actuellement toi, Catherine, tu n’as plus le choix, pour ne parler que du domaine socio-professionnel, d’exercer sans déplacer des montagnes, les professions passionnantes de médecin, avocat, juge, ingénieur, physicien, astronome, professeur de grec, astronaute, notaire( !), huissier( !), biologiste…Parce que les choix que tu as fait, et qui te comblent maintenant, ne te le permettent plus. Tu es (notamment) une artiste et tu as mené une vie épanouissante d’artiste. Céleste et Orian ont encore ces choix. Ils ont aussi plein de choix quant au type de structure qu’ils intégreront ou non. Ils ont aussi le choix de faire des choix intuitifs ou raisonnés. Ils ont aussi le choix de choisir leur façon de choisir, qui peut être différente de la tienne. Ils ont le choix de faire des choix que tu n’approuveras pas ou que tu ne comprendras pas. Ils ont le choix de s’intégrer ou de refuser les structures établies.
Selon ton expérience, toute structure envoie un message général dans l’esprit de tous : « nous n’avons pas le choix ! ». Cela me paraît une vision très personnelle. Fais-leur part de ton expérience en la matière, mais laisse-leur faire leurs propres expériences en matière de structure. Selon mon expérience, personnelle aussi, tout ce que j’ai acquis comme compétences, je l’ai utilisé pour essayer de faire aboutir mes choix, sans beaucoup de compromis. Et j’ai toujours eu le sentiment qu’il y avait beaucoup plus que quatre réponses possibles.
Plus ils disposeront d’outils intellectuels, plus ils pourront les comparer à leurs facultés intuitives. Et leur intuition leur dira peut-être d’acquérir un maximum d’outils intellectuels ou de véhicules de la pensée. On ne sait jamais !
Le monde va mal, c’est la faute aux structures qui offrent peu de choix. Mais elles offrent ce qu’elles ont, faites en ce que vous voulez ! Le monde va mal, c’est la faute aux structures ou aux compromis, donc mes enfants doivent quitter les structures, refuser les compromis ! Sacré choix parental ! Es-tu sûre que l’intuition d’un enfant suffit pour vivre ou survivre dans le monde ? Qu’apprendre à suivre son intuition suffira, guidé par l’expérience d’une mère ? Suivre son intuition, sans compétences, hors structures, c’est un choix possible ! C’est un choix possible pour quatre à cinq milliards d’humains peu scolarisés du tiers monde auxquels les structures offrent la pauvreté et le renoncement ou l’acceptation de son triste destin. C’est un choix possible pour un adulte qui décide de renoncer à ses compétences et à ses structures pour se lancer dans l’aventure de l’intuition. Si ça rate, retour aux compétences et aux structures ! Mais s’il n’y a pas de compétences ou de structures au moment de se lancer dans l’aventure ?
Le monde va mal, c’est la faute aux humains ! Ou c’est la faute à personne ! Quand ça va mal, il faut des coupables, et préserver nos enfants de ces coupables ! Comment les préserver des humains, ou de personne ?!
En fait, nous n’avons pas réussi à agir sur le monde (de façon à ce qu’il n’aille pas si mal), mais nous pouvons encore agir sur nos enfants. Enorme pouvoir ! Risque d’abus !
Donnons à nos enfants un maximum de compétences, et qu’ils se débrouillent ! Les miens se frotteront à l’acquisition de compétences intellectuelles, affectives, intuitives, celles qui me paraîtront le mieux leur convenir, jusqu’à, disons 20-22 ans. Ils iront dans ce qui me paraîtra les meilleures structures pour cela. Et puis ils chercheront autre chose, ou approfondiront, ou tout ce qu’ils voudront. Je ne leur dis pas, « le monde est pourri, quitte les structures et cherche déjà autre chose. Tout est en toi dès ta naissance. Apprendre, c’est renoncer. Fie-toi à ton intuition ». J’aurais le sentiment de les envoyer tous nus au casse-pipe ! Et d’attendre qu’ils viennent se consoler dans mes bras. Je leur dis : « le monde est ce qu’il est, ce que vos parents en ont fait. Il est à vous maintenant. Voilà quelques outils pour le faire fonctionner ou pour le parcourir maintenant. Pour l’avenir, c’est à vous de jouer ! Avec tout ce qui est en toi depuis ta naissance et tout ce que tu as acquis depuis ! ». Et je leur offrirai le refuge de la maison dès qu’ils auront besoin de faire une pause. C’est presque la même chose, avec des compétences en plus, et donc plus de choix, et c’est plus honnête quant à l’état du monde.
La Liberté, la Noblesse, l’Autorité sur soi-même, ne sont pas incompatibles avec l’acquisition des compétences fournies par les structures existantes. Ces grandes valeurs, il suffit de Les écouter. Pour les compétences, il faut, notamment, du temps et du travail. La Liberté de Vivre est à la portée d’un astrophysicien comme d’un artiste. Mais pour vivre de leur Art, l’un et l’autre auront acquis des compétences spécifiques, l’astrophysicien dans un cadre très structuré, et l’artiste nous racontera dans ses œuvres (encadrées !), son parcours dans ou hors les structures. Mais il y a des parcours qui se font dans l’utile, le matériel, le nutritif, l’organisation, le juridique, le médical, le technique, le scientifique. Ce ne sont pas des choix à exclure, ni hiérarchiquement inférieurs à d’autres choix.
« L’Intuition hausse la mental d’une vibration de l’humain plus légère que la lourdeur de la Raison » est une jolie phrase, mais pleine de jugements de valeur et de choix très personnel. On pourrait tout aussi joliment dire : « La Raison hausse le mental d’une vibration de l’humain plus durable que la légèreté de l’Intuition. ».
Pour Orian, il me semble que ton intuition était parfaite : il a besoin de toi pour acquérir ses bases intellectuelles, affectives, intuitives. Quand il les aura acquises, ton intuition te dira probablement « j’ai donné ce que j’ai pu, qu’il affronte le monde et ses fameuses structures pour en savoir plus. » Dans un an ou deux, maximum ! Pour Céleste, son intuition lui dit probablement qu’elle doit se réserver le choix de faire ses choix, même s’ils peuvent être très différents des tiens.
Bisoux,
Arpentinops.

Écrit par : Arpentinops | 26/01/2005

passionnant ! Hou là ! C'est que nous sommes bien lancés touts les deux !

Je vais essayer de reprendre certains points et préciser quelques finesses.
Car ce que j'essaye de dire est très, très subtil, mais change tout !

Avant toute chose, tu sais aussi que je soutiens Vivant (Parti politique pour ceux qui ne connaissent pas ) qui propose un Revenu de Base Inconditionnel qui permettrait à énormément de pères ou de mères de pouvoir se consacrer plus souvent à leur enfants.
Comme mon ancêtre Louis Philippe d'O. a été un des premier à envoyer ses enfants au Lycée, alors qu'il avait tous les moyens de donner l'enseignement à ses enfants chez lui, convaincu du bien des Lycées, il voulait montrer l'exemple.
Si j'attends que Vivant puisse mettre en place ses idéaux, les choses bougeront trop lentement.
Si moi, maman, j'ai la possibilité d'enseigner à la maison, d'autres mamans qui ont aussi cette possibilité oseront aussi le faire ou s'orgniseront pour pouvoir le faire. Et petit à petit, des mamans réclameront de pouvoir le faire aussi et peut-être que l'Etat étudiera de plus près cette belle proposition du Revenu de Base Inconditionnel.

Seulement, je soupçonne l'Etat de ne pas trop vouloir cette indépendance d'esprit de ses "ouilles".

Je ne veux pas dire qu'il faut supprimer les structures scolaires et universitaires mais au moins permettre le choix d'un enseigment à la maison ,ou scolaire (ceci dit, j'affirme que tout le monde a ce choix, mais alors le débat glissera totalement dans la philosophie mystique ).

Si Orian a décroché de ce système, c'est qu'Orian est sain, il le refuse, il se protège, il est sensitif, il est intelligent et ne voit aucune utilité à ce système pour l'instant. Comme tu le dis, il se peut que plus tard, cela lui conviendra.
Il y a de plus en plus d'enfants qui décrochent par refus, par intelligence, voyant bien où cela mène : nul part par rapport à ce qu'ils savent de façon confuse, certe, mais qu'ils savent être autre chose en eux. Oubien cela mène dans des voix de garage pour le reste de leur vie.

Ecoute très, très, très bien , ami, car là est toute la subtilité : je ne retire pas Orian de l'école pour le protéger de la société et le chouchouter, ni pour le préserver du malheur, mais pour l'y armer plus, et mieux que si il restait dans une structure scolaire. Car celles-çi, ou ce qui prend ce nom là , dé-STRUCTURE tous les enfants d'eux-mêmes lorsqu'ils y sont mis trop jeunes ou qu'on leur fait vivre trop jeunes des stress d'adultes.C'est aussi néfaste que de parents néfastent peuvent l'être aussi.

Une fois qu'ils sont bien "armés" de la confiance en eux-mêmes, de la confiance en leur curiosité, confiance en leur capacité et en leur dons, ils sont prets alors à affronter, ou intégrer, si tel est leur choix, toute forme dites de "structure". Ils seront parfaitement structuré justement. Leur structure.
Actuellement , sous prétexte qu'un jour les enfants quittent le foyer, on les jette trop tôt dans des structures alors que les leurs sont en pleine construction et les écoles, non, franchement - même si il y a des parents qui ont bien de la chance d'avoir des écoles pour sauver leurs enfants - elles ne construisent pas les enfants, même avec ces enfants de milieux dits "défavorisés", elles les frabriquent mais je les construisent pas.
Car si c'était vrai que les structures scolaires offraient ce qui manque dans ces familles, tout devrait aller mieux dans le monde, n'est ce pas ?
Ce n'est pas le cas, les parents démissionnent, tellement convaincus que ce sont les écoles qui savent ce qu'ils faut faire.
Et tu sais pourquoi ? Parce qu'on croit que le plus important, c'est de savoir lire et écrire et calculer. Ceci n'est pas le plus important, c'est seulement un moyen pour défendre le plus important. (je crois que sur ce point, nous sommes d'accord ) A la longue, croyant que ce sont les seuls outils pour se défendre, on y attache une importance qui blesse plus d'un, qui humilie plus d'un enfant, qui lui casse ses dons, ne les voyant même pas. Comme le dit Stéphane il n'y a pas de réussite si il n'y a pas d'échec.
Moi, ce n'est pas la réussite qui m'intérresse.
C'est la Vie.
As tu une idée de ce qu'est cette Nature Profonde qui est au fond de nous, mon ami ?
C'est peut-être pour cela que tu as du mal a saisir l'importance que c'est pour les enfants de ne pas aller si tôt dans des structures ou ce sont plutôt les vices qui vont être développés que des qualités.
Un des pire vice qui soit, c'est ce besoin de stresser en permanence les enfants ! comme si c'était la vie, le stress PERMANENT.
C'est une fausse vie frabriquée de toute pièce, la meilleur façon de se faire manipuler par les intéréssés.

Quelle joie j'ai de me promener avec Orian, comme cette après midi. Orian qui s'arrête à chaque flaque d'eau gelée, marche dessus, étudie pourquoi les fractures se fendent dans un sens et pas dans un autre, Orian qui étudie l'épaisseur de la glace brisée, et qui constate qu'elle n'est pas la même d'une flaque d'eau à une autre. Ce n'est plus une promenade ( moi, je trépigne un peu, je l'avoue ) mais une étude profonde dans le laboratoire de la Nature.
Il y a trois semaines, cet enfant, il fallait le tirer pour se promener.
Il est libéré du stress de DEVOIR faire des devoirs, des leçons ,connaître pour tel jour, de telle matière etc....
Il VIT. il a retrouvé le temps de vivre et c'est là où il se structure.

C'est tout.

Car en fin de compte, qu'est ce qui apprend le mieux à vivre que de vivre tout simplement ?
Dansune école, pluseius assis sur des bancs, on vit ?????????
Ou on meurt ?
Un exemple qui démontre qu'on nous met dans des moules vient de toi-même : tu crois que je n'ai plus le choix d'être médecin ou physisienne, ou autre savante.
Si j'ai le choix : il me suffit de m'asseoir sur le banc des universités en tant quélève libre et d'étudier.
Rien ne m'empèche de le faire.
tu le crois car un des vices des structures soclaires, c'est de faire croire qu'en dehors des 12 années scolaires, si c'est "raté" c'est impossible d'apprendre plus tard ce qu'on veut.

Ceci dit, medecin, je le suis déjà de moi-même.
Car j'ai appris. par la Vie, par mon Intuition.
Cela fait plus de 6 ans qu'à part des migraines dues aux émotions (et cela me permet de rectifier celles-ci ) je ne suis plus malade.
Orian est très doué ausi pour cela : ses rhumes durent un jour........ si il est enrhumé !
Cela, on ne l'apprend plus aux enfants.
Voui........... ordre pharmaceutique oblige......

Tous ce qu'on nous fait croire dans les structures......! ! ! ! ! ! !
Y-as-tu pensé à ce que tu crois sans avoir vérifié par toi-même si c'est vrai ?
Tu penses que la maladie est une fatalité, que nous sommes soumis au aléas des microbes et bactéries qui passent par là ?
C'est ce qu'on te fait croire.
Et la première structure qui enseigne cela aux enfants : les écoles. Et les enfants le croient puisque papa et maman ne contredisent pas. Et ils ne contredisent pas parce que eux aussi on leur a fait croire cela à l'école.
La soupe rose comme je dis.

Si même cela (ces croyances ) ne se remettent pas en question par chacun, je ne vois pas l'intérêt alors de former un "cerveau à penser" si après, il ne pense plus, il ne se pose pas les bonnes questions.

Un enfant a des intuitions aussi parfaites qu'un adulte. Et même plus parfaites. Les compétences sont en effet plus complète si il peut combiner son intuition à un mental bien assoupli par une nourriure intellectuelle. Il pourra donc expliquer mieux ses intuitions.

Einstein, ce n'est que de l'intuition bien expliquée.

Mais ce n'est pas ça qui est appris dans les structures classiques (j'exclu Schola des structures classiques ! ) Ce qui y est appris, c 'est que le mental est supérieur et l'intuition inférieure. C'est en effet la meilleur façon de "mouler" qui on veut ,comme on veut.

Dire à un enfant :" ton intuition et la meilleure et je vais t'offrir le maximum d'outil pour y accéder et la déchiffrer pourpouvoirl'expliquer " est-ce qu'il y a de plu ssain à mon avis. Car alors même là, aucun parent ne pourra le manipuler non plus.

Moi, si , je le dis à mes enfants : "fiez-vous uniquement à votre intuition. "
Et je complète : " l'intellect n'est là que pour obéir à cette Intuition "
C'est tout le contraire qui se passe.

Je te répète ce qui est très important et que personne ne veut écouter : le Fémin est la source de toute chose (attention, je re-précise que le Féminin n'est pas la même chose que la féminité ). Si nous replaçons le féminin en premier lieu, de là découle sans difficulté le comment et le pourquoi et l'Avoir, le Masculin. Le Ying, le Yang si tu veux.
Je reprécise encore : cela ne veut pas dire "les femmes d'abord, les hommes après" Cela veut dire que les hommes et les femmes soient à l'écoute du Féminin et ensuite le Masculin s'épanouit dans toute sa splendeur "
les hommes les plus séduisants que j'ai rencontré (peu ) sont ceux qui sont branchés sur leur Intuition, car le Féminin exalte le Masculin.

Toutes les structures actuelles sont basées d'abord sur " l'Avoir" avant " l'Être".
Et donc, c'est dé-structurer notre Nature profonde.
Et on nous fait gober depuis des siècles qu'on nous "structure" ! ! ! !

Ce n'est pas qu'une jolie phrase : " l'Intuition écoutée hausse la vibration du mental qui lui obéit".
Couper les êtres de leur Intuition est ce qui'l y a en fait de plus "diabolique".
Donc, je voudrais que mes enfants enracinent d'abord bien leur Intuition en eux et ensuite, ils affronteront tout ce qu'ils peuvent, instruits ou pas, ils seront armés !

Bon, dodo maintenant !
Pffft, j'en peux plus !

Écrit par : CatherineLS | 26/01/2005

Troupiau, troupiau... J27/01/05
Troupiau, troupiau, je n’en avais guère !
Je suis d’accord avec presque tout, depuis longtemps.
Les « utopies » de Vivant, j’y crois depuis très longtemps. Je rêve aussi d’un système où la norme ne serait pas le travail à tout prix, surtout s’il manque d’emplois. Ceux qui préfèrent ne pas travailler devraient avoir la possibilité de le faire. Il y aurait plus de parents qui s’occuperaient vraiment de leurs enfants au lieu de se décharger totalement sur les structures scolaires, il y aurait plus d’enfants (adultes) qui s’occuperaient de leurs « vieux » au lieu de se décharger totalement sur les structures de sécurité sociale et (in- !)hospitalières. Tout ce que nous pouvons faire mieux que tout autre pour nos enfants, (et notre famille, nos proches, nos vieux), être à leur écoute, faire des choses avec eux, éveiller leur personnalité, pourquoi faut-il croire que des étrangers doivent le faire à notre place, sous forme de travail rémunéré. Aider nos proches en cas de problème, pourquoi cela doit-il être pris en charge par des assistants (sociaux) étrangers. Pourquoi devons nous tous travailler et ne plus avoir la possibilité de faire ce qui est essentiel : vivre avec nos enfants, nos proches, et faire ce qui nous paraît le mieux, le plus utile, le plus gratifiant, le plus proche de nos rêves…Le principe du revenu de base m’est tout à fait acquis et donnerait beaucoup plus de liberté à tous, beaucoup plus que ce que les Etats ne sont actuellement capables de supporter. Mais cela viendra !, quand plus de personnes auront le temps de se consacrer à modeler un monde meilleur pour nos enfants. Mais actuellement « ils » n’ont pas le temps : ils travaillent ou ils chôment à plein temps !
Heureusement, toi, tu peux reprendre Orian et revoir toute la pédagogie pour lui. Et moi, j’organise une maternelle « Montessori » à la maison, et je suis enchanté du Berlaymont pour les primaires et de Schola pour les humanités. Et j’ai donné six mois de cours particuliers à Casi qui avait décroché des matières scolaires, mais pas du tout de ses rêves et de ses passions. Il veut être inventeur. Je lui dis « c’est merveilleux d’avoir des rêves, c’est le moteur de la vie, mais c’est affreux de ne pas avoir les moyens de les réaliser. Imagines la frustration d’Einstein s’il n’avait pas étudié dans les meilleurs instituts de physique et qu’il n’avait pas pu faire aboutir ses intuitions, faute d’outils intellectuels ». Ambroise et Iphigénie sont très « scolaires » et sont au comble du bonheur à l’école. Orphée c’est moins sûr. Il faudra peut-être trouver autre chose. J’ai déjà « failli » plusieurs fois organiser une classe de primaire adaptée à des personnalités moins scolaires, et je le ferai peut-être un jour pour un de mes chéris. Effectivement, ce qui structure un enfant en déstructure un autre. Il faut donc trouver ou créer la bonne structure. La structure que tu viens de créer pour Orian est parfaite. Il me semble que Céleste, qui est plus « scolaire » n’en a pas besoin et apprendrait plus à gérer sa vie, son stress, ses apprentissages, ses découvertes, là où elle est, plus qu’en retournant chercher à la maison si elle ne pourrait pas faire mieux là. Et quel que soit leur parcours, il faut espérer qu’à l’âge adulte, ils seront effectivement « armés », comme tu le dis si bien, pour vivre dans notre monde imparfait.
Quelles perfections, nous sommes ! Nous sommes l’utopie en action, l’utopie réalisée. Dans des jours meilleurs, nous serons la norme !
Mais il ne faut pas vouloir un système parfait pour tous. Certains seront très heureux d’être notaire, huissier, médecin, podologue, comptable…même s’il y a moyen de se soigner et de s’organiser soi-même, tous seuls. Tous ne veulent pas changer le monde. Certains sont très satisfaits de s’y intégrer, même au prix d’un stress scolaire ou universitaire, ou professionnel, qu’ils espèrent toujours passager. Tu seras peut-être un jour consternée d’avoir une fille notaire ou un fils expert-comptable, et totalement insoucieux de créer un monde meilleur, mais il faut leur laisser ce choix. Certains renoncent à leur spontanéité créatrice au profit d’un conformisme social plus confortable : c’est un choix qui doit être respecté, et c’est une possibilité qu’il faut laisser ouverte à nos enfants. S’ils donnent priorité à la poursuite d’une multitude de rêves sous-tendus par une intuition débordante, un autre destin les attend, tout aussi respectable. En les encourageant à donner priorité à leur spontanéité, tu les pousses dans ta voie qui est la découverte de leur être véritable. Mais certains sont très heureux de se découvrir des êtres sociaux, adaptés et conformes. J’admets que je verrais avec ahurissement mon fils me présenter, tout fier, après trois années d’études stressantes, son tout nouveau diplôme d’expert-comptable. Mais je l’aimerai toujours ! Et je le féliciterai : avec un père comme le sien, cela n’aura pas dû être facile ! « Fies-toi à ton intuition, réalise tes rêves. » « Eh bien, c’est fait », me dira-t-il !!
Cette Nature Profonde qu’il y a au fond de nous, c’est parfois celle d’un animal grégaire, conformiste, parfois celle d’un individu singulier. L’individu singulier sera parfois mal intégré au troupeau, et le membre du troupeau voudra parfois se singulariser. Mais il n’y a pas toujours un complot pour nous imposer telle ou telle Attitude Conforme. Ceux qui veulent « faire comme tout le monde » ne sont pas obligatoirement des êtres manipulés.
Nous ne pouvons comprendre notre Nature Profonde que d’après ce que nous avons vécu. Le parcours est souvent long, parfois pénible, semé d’embûches ! Ce qu nous avons vécu de pénible, nous voulons en préserver nos enfants.
Résumons ton parcours sous l’angle individu-troupeau : issue d’une famille de membres dominants du troupeau, a développé très tôt une personnalité singulière en marge du troupeau familial. Ne souhaitant pas se conformer aux normes confortables du troupeau parental, a rejoint un troupeau plus mystique pour s’approfondir spirituellement. Cette démarche difficile lui a fait découvrir sa Nature Profonde, originale, créatrice, intuitive, individualiste, en marge de tout troupeau. Souhaite que ses enfants puissent profiter de son expérience et éviter des étapes inutiles pour découvrir aussi tôt que possible leur véritable Nature Profonde, originale, créatrice, intuitive, individualiste, et en marge de tout troupeau ! N’imagine donc pas facilement un autre parcours pour ses enfants. Les verrait avec consternation faire une expérience gratifiante de la vie en troupeau. Croit profondément que le stress vient du troupeau et que la solution se trouve hors du troupeau !
A toi maintenant !
Kiss,
Arpentinops.

Écrit par : Arpentionps | 27/01/2005

hé bé ! voilà, je n'ai plus rien à dire !

Flut alors !

Sauf pour la conlusion ! (gnag, gnag gnag ! )

Je suis évidemment totalement sur la même longeur d'onde pour l'ensemble de ce message. Tu dis à ta façon ce que je pense à ma façon.

Bref, il faut toujours aller au bout d'une discussion !

Car il est vrai que le choix de vivre son existence d'une certaine façon ( ce qui n'est pas la Nature profond ) de quelques uns peut en effet être celui de suivre le troupeau (c'est reposant ) d'être un animal agressif, (c'est grisant ) etc.....
Et évidemment , moi aussi, si un de mes enfants faisait ce choix, je serai dépitée, mais en effet, je continuerai à l'aimer.

Mais oui, en effet, j'essaye de faire profiter mon expérience à mes enfants. Disons que mon expérience se résume à ceci : les enfants gagneraient tous du temps si on les laissaient plus le droit d'exprimer ce qu'ils savent au fond d'eux. Et vivrent ce qu'ils réclament (mais "on" fait souvent la sourde oreille ! )

Le stress, se sont eux-mêmes qui le manifestent et tous les senfants (souffrant de stress) le manifestent mais pas tous les parents le remarquent.......... ou l'écoute et l'accepte car cela leur demanderait de changer leur programme éducatif.
Le stress ne vient pas uniquement du troupeau c'est vrai. Mais en l'occurence, un peu d'observation aide à savoir d'où il vient.

Céleste, c'est plus les amis, que la structure scolaire, qui lui plait.
Mais elle stress.
je lui ai proposé de se donner comme objectif de gerer ce stress.

On verra.

Le point faible de l'école à la maison pour Orian est le fait qu'il apprend seul. Il me dit "j'ai envie d'un ami, je m'embête " je lui propose alors de retourner dans le cadre de Schola, avec moi comme prof mais il me répond "non, un ami ici, à la maison " Car c'est plus l'apprentissage avec un ami que jouer avec un ami (ce qu'il pourrait faire à Schola pendant les heurs de récré ) qui lui manque.



Kiss !

Catherine

Écrit par : CatherineLS | 27/01/2005

Encore, encore... J27/01/05
Hé là, je m’amusais bien.
Pour relancer le débat, crois-tu que la maman Hitler était attendrie par son petit Dodolphe ?
Par ailleurs, c’est vrai que c’est très difficile de créer une petite structure parallèle adaptée à des cas particuliers. C’est le problème de Schola comme de ta petite structure à domicile. Même si leur enfant souffre et aurait besoin, ne fut-ce que temporairement, d’une structure adaptée ou d’enseignement à domicile, la plupart des parents préfèrent obstinément faire comme tout le monde. Souvent, les enfants aussi, et cela rassurerait effectivement Orian d’avoir un ami pour apprendre comme lui, au même rythme que lui.
Par ailleurs, je suis persuadé que tu pourrais acquérir les compétences du meilleur des médecins (si tu ne les as pas déjà), mais incapable de consacrer 10 ans de ta vie à acquérir un diplôme pour exercer la profession légalement reconnue. Question de Nature Profonde !

Écrit par : Arpentinops | 27/01/2005

Nature Profonde Ha oui, c'est vrai !
Mais tous sommes capables, selon notre Nature Profonde d'être nos propres medecins !

Et pourquoi est-ce que je devrais obtenir un diplôme ? le diplôme de médecine ne prouve qu'une chose, comme tu dis, c'est d'avoir passer 10 ans sur les bans de l'unif. Mais de là à prouver la capacité des médecins.........je vais me taire car.........j'en vexerai plus d'un !
Et puis non, je ne vais pas me taire !
Là, oui, il y a heureusement des exeptions ! Il existe heureusement des médecins dignes de leur diplôme.
mais......bof, pas très trèsnombrexu par rapport à tous ceux qui ont un diplôme qui les sauve de leur nullité.
Dans l'ensemble, ils sont incapables de faire un diagnostique, ils leur faut des machines et leur études n'ont servit qu'à déchiffre le language des machines. Ils donnent n'importe quoi comme procuits chimiques qui ne soignent pas, mais camoufflent les symptômes. Et quand ils sont définitivement devant l'echec de leur compétence, il ne reste plus qu'à oppérer. Et là, ce sont plus des techniciens, des artistes du bistouri que des médecins qui soignent.
Rhoo, mais voilà que tu m'a en effet lancé sur un sujet qui me met en rage !

Comment te dire........

Nous sommes tous des ordinateur super puissant mais nous ne le croyons pas, "on" nous fait croire que non. C'est exactement ce qui se passe, comme si nous avions des ordi supers puissants, avec des milliards de possibilités mais nous nous limitions toujours à deux trois activités, sans plus, sur cet ordi.

Donc, c'est vrai que Schola rêve par exemple d'initer Mais tu vois dès qu'il ya des structures, il y a des horraires et donc des limites de temps des limites parce qu'il y a des examens , des devoirs, des leçons. Et il ne reste plus de temps pour apprendre aux enfants ce qui est parfaitement essentiel au bonheur et à une connaissance générale mais qu'on fait passer au deuxième plan.

Je ne dis pas qu'il ne faut jamais faire l'expérience de toutes ces structures mais comme je l'explique de long en large dans les autres messages, cela devrait se faire UNE FOIS que l'enfant a les siennes bien faite en lui.

Et alors.................attention l'Etat, il deviendrait inutile !

Ce que les sctuctrues actuelles ne font pas :
d'avord laisser le Féminin (le Senti, l'Intuition, le Coeur,le "Être" ) s'exprimer, apprendre à l'écouter, savoir que c'est Lui qui a TO-TA-LE-MENT raison et ensuite, développer le Masculin (le mental, l'intelect, le "Avoir",) pour que celui-ci puisse exécuter à la perfection ce que le Féminin inspire.

Écrit par : CatherineLS | 28/01/2005

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