12/01/2005

Lundi, ma fille et moi sommes allées à son école, pour re

Lundi, ma fille et moi sommes allées à son école, pour rechercher quelques livres pour Orian, que j'avais encore laissés là.
Donc, Céleste a décidé de retourner à Shola, au moins pendant un mois, pour ses amis essentiellement.
J'espère que ceux-çi s'en souviendront !
Cela est aussi l'occasion pour elle d'essayer de gérer son stress, d'apprendre à aborder certains cours avec moins de perfectionnisme. Elle en est consciente, elle me disait d'elle-même  dans la voiture, que cela pouvait devenir un objectif pour elle en retournant à Schola.
Elle rencontrera souvent dans sa vie des situations où elle ne pourra pas faire à fond tout ce qui se proposera à elle. Elle devra souvent faire des choix, par rapport à son besoin intrasèque de perfection. (Elle est née avec ce besoin, ce n'est pas un besoin qui lui est venu par éducation ! )
Le paradoxe, c'est que ce sont justement ceux qui s'en foutent de la perfection qui y arrivent, étant détachés de ce besoin, ils n'éprouvent aucun stress et donc, leur capacités intellectuelles ne sont pas "empoisonnés" par tous ces " liquides" dégagés par le stress.
Sincèrement, qui n'a pas connu cet état ou le stress est tel qu'il paralyse ?
C'est ce que Céleste connait.

Néanmoins, nous avons quand même commander les cours adéquats qui lui seront nécessaires pour passer le jury.
C'est ma façon de laisser sur la table le choix.
Et surtout, cela à été fait à se demande ! " Maman, j'ai quand même envie de recevoir les cours du jury ! Comme cela, je sais que je peux toujours choisir".

Il est clair que normalement, lorsqu'un choix est pris, il vaut mieux aller jusq'au bout, le terminer.
Cela, c'est en fait un souhait bien théorique !

Je sais que si, par exemple, dans ma peinture, je fais un choix de technique ou de couleur et que je constate en cours de route que je me trompe, il est imbécile d'aller jusqu'au bout de ce choix, c'est perdre du temps, il vaut mieux que j'arrête tout de suite.  Cette théorie du "tu vas jusq'au bout de ton choix " est une façon aussi de ne pas permettre l'erreur.
Alors que si on constate qu'on fait une erreur, il est imbécile de la continuer jusqu'au bout, il vaut mieux l'arrêter le plus vite possible.

Il y a comme cela dans  le monde des poncifs idiots !
Je me souviens que lorsque je suis passé de la 3 ème à la quatrième, à mon époque, nous pouvions changer de sections.
Sous "influence" du 'il faut un diplôme " (au lieu d'écouter mon réel objectif : la peinture ) j'avais choisi les langues modernes à St Andrée. Au bout d'une années, je prenais conscience que franchement, c'était les arts qui m'intérressaient.
Mais non, il fallait que j'aille jusqu'au bout de mon "choix" et donc, j'ai pedu 4 années là , puisque j'ai doublé.

Enfin, avec ma façon de voir la vie, je sais que je n'ai rien perdu !  J'ai appris à être une cancre indépendante, j'ai appris  la peinture et le dessin toute seule, j'ai appris quand même quatre langues que je parlais parfaitement mais que j'ai totalement oublié faute de pratique. Donc, en effet, pourquoi avoir continué dans cette branche là, puisque je savais que je n'allais pas en faire une pratique plus tard !
Je crois que si un enfant à depuis longtemps un projet précis de sa vie, il vaut mieux ne pas perdre du temps à vouloir lui donner d'autres bagages qu'il n'utilisera pas dans ce projet.
Si un enfant a par exemple le projet d'être commédien, il vaut mieux lui offrir tout de suite de quoi réaliser ce projet et ne pas lui faire perdre du temps à étudier ce qui n'a rien à voir avec cette profession.
En allant au bout de son projet,  (ce qui est assez différent du  "choix" qui doit être fait selon une petite pallette de "couleur" imposées) cet enfant se cultivera tout autant, d'une autre façon.
Si c'était possible, Céleste qui aimerait être biologiste, (car ce qui l'intéresse surtout, c'est la Nature, les Animaux, l'Univers, la Vie ) devrait avoir la possibilité de s'y mettre tout de suite, sans devoir passer par des "échelons".
En allant à fond dans son projet de biologiste, elle sortirait tout aussi "armée" intellectuellement que ceux qui passent par tous les échelons de l'Enseignement.

 
Orian a déclaré que tant que se soeur était en vacances, lui aussi.
Schola donne trois semaines de vacances à Noël.
Une fois qu'Orian a décidé  quelque chose, lui , par contre, pas moyen de le faire changer d'avis !
J'aime bien ça, c'est pas facile pour un parent, mais j'admire son cran et sa volonté !
Parfois, il est impératif de lui faire comprendre que sa décision doit être repoussé et j'y arrive, mais quel boulot ! Je n'y arrive que si il accepte les raisons qui lui sont imposés.

12:43 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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