03/01/2005

raisons de l'école à la maison

Re-bonjour !
 
afin d'expliquer les raisons de l'école à la maison, je vais, car d'une certaine façon je suis paresseuse, faire des copier-coller d'un forum (dont le lien se trouve ici dans la colonne de droite ) où je me suis déjà expliquée de long en large.
 
Premier copier-coller un peu remodeler :
 

"Je suis une maman de deux enfants : une fille qui a 16 ans, un fils qui a 11 ans. Ma fille a passé ses primaires dans une très bonne école que je recommande à tous ceux qui seraient dans le coin: " les Colibris ", école communale de la Hulpe. Les professeurs et la directrice sont de fins pédagogues et on n'y fait pas de la course "au stress".

Ensuite, ma fille a fait l'expérience du secondaire.

Une catastrophe ! Après des primaires idylliques, elle a expérimenté la méchanceté, la nullité et le peu de conscience professionnelle de la majorité des professeurs, ou leur vue bornée et courte. 

Pas tous sont ainsi,  mais hélas,  la majorité.

Elle en fut malade, passant par la varicelle, la coqueluche, et la méningite pour couronner le tout. Alors qu'elle n'avait jamais été malade en primaire.

J'ai déménagé et j'ai donc du chercher une autre école pour ma fille.

C'est ainsi que j'ai trouvé une école secondaire privée où il n'y a pas plus de 40 élèves en tout. Ils y sont heureux, épanouis et bien.

Le seul défaut à mes yeux : trop de travail , donc du stress et, malgré l'idéal du fondateur, une course  au diplôme. Cela à cause (si on peut dire) de certains parents qui attachent une importance éxagérée au diplôme. Je ne dis pas que ce n'est pas utile dans cette société, mais certains parents y voient trop d'importance, négligeant en fait l'essentiel à cause de cela.

Un diplôme dans une tête et un corps stressé, un enfant mal dans sa peau, un enfant dont on  détruit tous les autres intérêts - parce que pas de ressource de diplôme dans ces intérêts là - cet enfant ne fera pas spécialement un bon usage du diplôme arraché à la sueur et à la santé de l'enfant.

Mon fils,  a passé jusqu'à cette année des primaires "couçi couça" réussisant plus par "hasard" que par connaissance réelle. Pourtant, lui aussi était dans une bonne école primaire, celle de mon village actuel. Mais hélas, pour des enfants comme lui, ayant certaines difficultés d'apprentissage, et qui donc décrochent immédiatement si leurs efforts ne portent pas les fruits qu'ils attendent,  des écoles où ils ont plus de 20 par classe, parce qu'on jumelle les classes par économie de professeurs, ce n'est pas l'idéal.

Et mon fils stressait tous les jours, ayant des symptômes de mal-être pendant toute l'année scolaire. Et pendant les vacances, ses symptômes disparraissaient.

J'ai donc saisi l'opportunité qui se présentait en septembre un peu "par hasard" dans les locaux de l'école de ma fille : une petite classe de primaire avec trois enfants : un petit garçon de 7 ans qui fait sa première année et qui apprend aussi vite qu'on parle, une petite fille de 10 ans qui passe du néerlandais au français car elle souffrait de la rigidité des écoles flammandes, et mon fils.

J'y ai donné cours, plus une psychologue( fondatrice de l'idée ) et une jeune fille qui a fait plein d'études de tout genre. Nous suivions les cours par correspondance. 

 Je dois dire que j'étais passionnée par le fait d'enseigner moi-même à mon fils.  Je découvrais mon fils, je découvrais ce que seuls les professeurs du primaire ( que je respecte très fort ainsi que tous les autres qui ont une réelle vocation de pédagogue ) savent et que les parents ne savent pas. En tant que mère, je peux combiner les deux et je vois mon fils de-stresser, mieux dans sa peau, repprenant le goût d'apprendre.

Tout cela sans stress, sans engeulade, sans "vite, vite, il faut que cela soit fini aujourdhui" et surtout ! surtout ! sans devoirs ni leçons ! Car après tout, y-a-t-il beaucoup d'adultes qui travaillent encore quand ils rentrent de leur travail ? Pourquoi exiger cela d'enfants alors que l'enfance, cela devrait-être la plus belle partie de notre vie ?

C'est un luxe, je l'avoue. (Je travaille à domicile, je suis artiste-peintre-portraitise )

Vers la fin novembre, mon fils m'a déclaré qu'il voulait passer à l'étape suivante : suivre les cours totalement à la maison, car, dans la petite classe où nous nous trouvions, cela n'allait pas assez vite à son gôut. En effet, je devais donner cours en même temps pour une première primaire et une cinquième primaire et les deux ensembles se frainaient mutuellement.

J'ai l'impression depuis cette année, où enfin mon fils est heureux ,de vivre la vraie Vie, pas celle fabriquée de toute pièce et qui est si artificielle ! Non, celle qui est offerte avec amour, douceur, tendresse et non-culpabilisation !

Si ce n'est pas nous les "citoyens" qui changeons, rien ne changera jamais dans cette société. Il ne sert à rien d'attendre que les gouvernements nous offrent un réel enseignement hu-main et de qualité et pas compliqué mais constructif et passionnant pour nos enfants ! Attendre cela, attendre que ce soit l'Etat qui le fasse pour nous, c'est de la lâcheté !

Il ne manque qu'une chose pour que moi aussi je de-stress : que ma fille puisse vivre des études sans stress !

En novembre, après une journée de congé que je lui avais offerte pour se détendre un peu de tout ce boulot qu'ils ont dans son école, elle me disait être prète à vivre ici à la maison, à suivre les cours par correspondance, étudiant à son rythme, sans paresse (c'est une très bonne élève ). Elle me disait "maman, maintenant, j'ai de toute façon mes copines et je n'aurai plus qu'à les voirs de temps en temps. Mais c'est tellement plus "vraie" de ne pas étudier dans le stress ! "

Je trouve toutes expériences enrichissantes, toutes sauf celle du stress ! En plus un stress artificiel, inutile et dangereux en fin de compte ! "





16:15 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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