03/01/2005

3 janvier 2005

Voici donc un Blog qui commence dès le début de cette nouvelle année 2005.
J'ai deux enfants : un garçon de 11 ans qui s'appelle Orian et une fille de 16 ans qui s'appelle Céleste.
 
Je passe, aujourd'hui, les raisons qui font que je vais commencer dans une semaine, l'école à la maison par correspondance. 
Je les expliquerai certainement plus tard, au fur et à mesure.
 
Le but de ce Blog est de pouvoir suivre pas à pas une telle expérience, pour aider ceux qui voudraient la faire aussi, et pour connaître les difficultés , ou les réussites que je rencontrerai et comment j'y rémédie.
Peut-être que des lecteurs pourront me donner des idées, des coups de pouce.
 
Le premier but de l'école à la maison est de développer chez mes enfant une réelle Autonomie, celle qui fait qu'ils se prendront en charge tout seul, sans dépendre d'une autorité extérieur à eux.
 
Petit détail qui a son importance : j'ai une très mauvaise orthographe et mes correcteurs automatiques sont branchés "anglais" (car en plus, je ne suis pas callée en informatique ).  Je fais du mieux que je peux.  Par contre, je vois très bien les fautes deux jours plus tard !
Donc, je met tout de suite les points sur le "i" : je ne veux aucun commentaire sur mon orthographe puisque je sais qu'elle n'est pas excellente !


14:22 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

Commentaires

Je note l'adresse et je repasserai
pour mieux comprendre le "pourquoi"
car ca m'échappe (presque) completement
Alors à bientôt et bonne continuation :)

Écrit par : wiz | 03/01/2005

super blog je trouve ce que tu fais super génial, non seulement tu prend des cours, mais tu fais partager ton expérience à tous ceux qui voudrais le faire aussi.
C'est vachement sympa de ta part, bonne chance dans tes cours!

Écrit par : shoes | 03/01/2005

Merci Merci à ceux qui ont déjà mis leurs notes pour ce Blog !
Catherine

Écrit par : CatherineLS | 03/01/2005

Bon renouveau ! Suivant l'évolution de ton programme, je suis littérallement enchanté, du courage et de la détermination dont tu fais preuve. Cela te ressemble car la possibilité de le faire n'aurait pas suffit.

Écrit par : Laogorus | 05/01/2005

Et la géométrie??? L'idéal serait l'école "à la carte". Cela existe dans certains pensionnats anglais privés (à environ 8 à 12 fois le coût de Schola Nova).
Les étudiants choisissent trois cours "importants" de 8(?) heures par semaine chacun: mathématiques, langue maternelle, seconde langue approfondie, sciences, latin, histoire... (je ne sais pas exactement lesquels) et trois cours moins importants (soi-disant): tricot, cuisine, repassage, géographie, langue vivante, art, théâtre...
Dans toutes ces matières, ils ont des "maîtres" expérimentés, pédagogues et "non-stressants"! Au prix que cela coûte, faut pas dégoûter les clients!!
Pouvoir choisir d'approfondir des matières qui vous forment la capacité de raisonnement et des matières qui comblent votre curiosité pour certaines connaissances, au rythme et à la dose qui vous conviennent, voilà l'idéal !
L'état n'a pas les moyens ou la volonté d'organiser cela, et les mamans n'ont pas la compétence des "maîtres" pour apprendre à leurs enfants les matières "importantes".
Il y a aussi à Paris le Cours Hattemer. Les enfants suivent une scolarité de qualité, soit en classe à Paris, soit chez eux ou en vacances, où l'école leur envoie les cours et exercices. Il est possible de choisir, à son rythme, l'enseignement à domicile et la classe d'école. Une excellente formule si vous habitez parfois à Paris, et si vous pouvez payer un gros multiple du coût de Schola Nova.
Je crois que l'enseignement des matières" importantes" pour la formation de notre "véhicule" ou "outil" de raisonnement ne peut se faire qu'en contact avec un vrai "maître", de même qu'il faut une personne compétente pour vous apprendre à nager, rouler à vélo, conduire une voiture, piloter un avion, naviguer à voile, monter à cheval. La compétence des parents s'arrête le plus souvent à la nage et à la bicyclette. Pour les autres "véhicules de la pensée", il faut des " maîtres ".
Je ne laisserai jamais mes enfants décider qu'ils vont apprendre à piloter un avion ou à naviguer à voile, tout seuls. Je tiens trop à leur "vie intellectuelle" pour qu'ils s'y risquent seuls, et je crois trop à la nécessité de pouvoir maîtriser d'autres "véhicules de la pensée" que la bicyclette, le jogging et la natation, pour les priver du "pilotage aérien de la pensée" et de la "navigation à voile de la pensée".
Félicitations si tu arrives à fournir cela à tes enfants chez toi. Pour une partie, il faut du temps et du dévouement, du coeur et de l'esprit, toutes choses dont tu es abondamment fournie. Pour la partie "importante", il faut des "maîtres". Céleste a eu ses "maîtres" à Schola Nova. A mon avis, et à celui d'Arpentinops, elle dispose déjà d'excellents modules de pilotage et de navigation de la pensée. Elle peut donc continuer toute seule le Jury Central, sur sa lancée, si elle le souhaite. Pour Orient, tu devras, à mon avis, lui trouver quelques "maîtres" pour les matières "importantes" qu'il sera prêt à étudier. (Le meilleur des cours à domicile ne permettra qu’à un génie doté d’une volonté de fer pour l’« autodidactisme » d’assimiler vraiment ces matières.) Sinon, je crains qu'il ne lui manque quelques "véhicules de la pensée" "importants" pour réaliser ses rêves, sa vie, ses objectifs, son indépendance, son autonomie... : pour tout cela, il lui faut sûrement un équilibre affectif, une capacité de faire ses choix, mais aussi des moyens intellectuels. Il est vrai que l'école habituelle cherche presque uniquement à fournir ces moyens intellectuels, cahin-caha, et souvent au détriment du "reste".

Bisoux,

Arpentinops.

Écrit par : Arpentinops | 09/01/2005

pour Arpentinops Voui, voui, voui !

Cela reste encore et toujours des écoles, donc, un moment donné, l'enfant est limité par les limites de l'écoles et c'est nor-mal !

L'enseignement à domicile est sans limites , seulement celles que s'impose lui-même l'enfant.
Car des "maîtres" comme tu dis, il ya des centaines d'étudiants très compétents qui ne demandent pas mieux que de gagner un peu d'argent de poche tout en partageant leur passion avec un autre futur passionné puisque la demande vient de lui !
C'est clair que les mamans n'ont pas toutes les conpétences ! OUf et heureusement ! Mais elles ont une chose merveilleuse : elles savent l'avouer !

Je n'aime pas trop le principe de "maître" pour diverses raisons et surtout pour avoir expérimenter qu'il y a toujours et toujours, cela ne rate pas, un abus un moment donné du maître sur l'élève.
TOU-JOURS !
Tous les professeurs ne sont pas des "maîtres" heureusement !
De nombreux professeurs se considèrent juste pour ce qu'ils sont réellement des "révélateurs" de ce qui est déjà dans l'enfant. Car il ne s'agit pas de piloter un avion ou un voilier ! Il s'agit tout simplement de leur esprit, leur cerveau et pas du nôtre.
sinon, c'est clair qu'un enfant qui ne sait pas piloter un avion, je ne le laisserai pas apprendre tout seul non plus.
Voyons, Arpentinops , du bons sens, j'en ai une sacré dose quand même !
Bisoux aussi !
CatherineLS

Écrit par : CatherineLS | 10/01/2005

Ohé, du bateau! 2005 01 24
Ohé du bateau !
Je crois que apprendre à penser, apprendre à aimer, apprendre à sentir, sont des choses beaucoup plus difficiles et plus risquées que d’apprendre à naviguer ou à piloter un avion. Ceux qui n’ont pas eu de parents intelligents et aimants, suivis de « maîtres » pédagogues et amoureux de leurs matières (pourquoi se contenter d’étudiants alors que les « maître » consacrent souvent leur vie à leur passion d’apprendre et d’enseigner) ont peu de chances d’acquérir de bons moyens d’aimer, de sentir, de penser. Tu as eu des parents et une famille extraordinaires pour l’ouverture au monde, la religion, la culture, des maîtres à penser notamment pour l’art, la philosophie (Bouddisme Thibéthain), des amis cultivés, et tu peux transmettre tout cela avec toute la richesse de la personnalité que tu t’es forgée. Ta personnalité est orientée vers les sentiments, l’art, le beau, le vrai…mais tu ne peux pas décider que tout cela suffit pour tes enfants. Si un jour l’un d’entre eux veut devenir un employé des postes ou un pilote intergalactique compétent, il risque de se retrouver avec quelques lacunes !
Par ailleurs, un bon « maître » ou « instructeur » est là simplement pour vérifier que l’élève a bien aligné son avion dans l’axe de la piste d’atterrissage, et qu’il descend à la bonne vitesse, et qu’il redresse son avion au bon moment pour ranger son avion au bon endroit. Si l’élève fait tout bien, il ne fait rien, mais à la moindre erreur vitale, l’instructeur peut intervenir instantanément, au moment où le manuel de pilotage (qu’il a étudié tout seul !) et où « maman-tour de contrôle » ne peuvent rien pour lui !

Bisoux.

Arpentinops

Écrit par : Arpentinops | 24/01/2005

Et pourtant, si! Il y a dans le PdV - tu sais... ce journal très snob ! (Le n°2948, semaine du 19 au 25 janvier 05 ) - un très bon article sur Tadao Ando, un architecte japonnais totalement autodidacte qui n'a aucun diplôme . Il est le seul architecte au monde à avoir été distingué par les cinq prix internationaux les plus prestigieux de sa profession. Et il n'a même pas un diplôme de primaire ! Tu lis bien : même pas un diplôme primaire !
Ce que je sais - tu connais mon parcours - justement en tant que ex-bouddhiste, c'est qu'un moment donné, à force de recevoir d'un "maître" il n'y a plus de place pour aucune créativité, plus aucune curiosité, plus aucune découvertes.
Même si le maître ne joue pas au gourou.
Des bouddhistes coincés dans leur croyance de karma par exemple sont légion, et ils n'ont rien d'audacieux et de courageux. Cela fait plus de 25 siècles qu'ils croient tous les même choses !
Trop encadré rend peureux. Et surtout, trop dirigé par un maître, fait croire que seul "là "se trouve la vérité.

Je sais avec certitude que ce qui m'a sauvée d'un manque de curiosité, ce qui m'a sauvée des certitudes politiquement et socialement correctes (remarque bien que je joue de certitude là ! ), sauvé des croyances de la nécessité d'un maître, c'est d'avoir toujours été un cancre épouvantable et une rebelle du diplôme.
Des enfants trops sages ne font plus rien de bon sauf répéter tout ce
qu'ils ont appris.

Je suis entièrement d'accord qu'une bonne gymnastique du cerveau est ce qu'il y a de mieux pour tout le monde. Mais gare à la dogmatisation de cette gymnastique et de la prendre pour autre chose que ce qu'elle est : c'est à dire de la prendre pour une nourriture du cerveau. Elle n'est qu'une gymnastique et si elle vient prétendre "apprendre à penser" c'est qu'elle apprend à penser , en effet "comme les maîtres ". Cela ne crée pas defuturs maîtres mais des perroquets-maîtres.

Alors, puisque nous sommes dans des exemples alégoriques je continue :
il ya différente façon de se muscler.
Soit en faisant de la gymnastique acrobatique par exemple, ou du trapèze, ou de la musculation en salle , ou de la course à pied.
Mais de toute façon les muscles travaillent.
Pour le cerveau, c'est la même chose !
Et le très bon exemple se trouve donc dans le Point de Vue qui fait un article sur ce architecte japonnais.

Je crois que l'histoire nous démontre assez que les inventeurs, les créateurs n'ont souvent pas eu de maîtres.
Bon, tu me diras : mais tes enfants n'ontpeut-être pas envie d'^tre si génials que ça ? En effet,mais au moins, je veux leur offrir une liberté qui ne se retrouve et ne se recrée qui si il y pendant un petit temps plus aucun "devoirs et obligations d'études dirigée " Ceci dit, nous avons tousles deux que notre directeur adjoint à une forte personnalité et qu'il se garde bien de jouer au maître créateur de pensées toute faites chez nos enfants. Il a en effet l'immense mérite de suscité la réflexion chez ses élèves.


Moi, tu vois , j'ai très envie que mes enfants gardent leur originalité propre et puissent en user en toute liberté.

L'expéreince des écoles est une expérience à connaître de toute façon mais je suis persuadée qu'il faut la compléter par l'expérience de l'école à la maison, avant l'université !

Tu sais, moi, j'ai pleins de certitudes !
Mais j'en une par dessus toutes : je sais que je changera encore de certitude et souvent, cela grâce à mon intépencance de "pensées ".

Écrit par : CatherineLS | 24/01/2005

Exception, exception, est-ce que j'ai une gueule d'exception?
25/01/05
Exception, exception, est-ce que j’ai une gueule d’exception !
Tu ne démontres rien avec des exceptions. A toutes les règles, il y a des exceptions, mais la majorité de ceux qui ont une bonne formation (intellectuelle ou affective) ont eu de bons parents et de bons maîtres. Je n’oserais jamais parier que mon enfant sera une exception à la règle. La règle vaut en sens inverse : une mauvaise formation est le plus souvent donnée par de mauvais parents et par de mauvais maîtres, et pas de formation vient de pas de parents ou pas de maîtres. Il y a même des enfants ou élèves qui ne retirent rien de bon de la meilleure des formations parentale ou magistrale.
Les autodidactes, comme ceux qui ont fait fortune à partir de rien, sont cités en exemple. Cela fait rêver. Mais ce ne sont que de remarquables exceptions. Et puis « à partir de rien », cela ne veut pas dire grand chose. Ne pas avoir de diplôme n’implique pas qu’on a pas eu de maîtres et qu’on a tout redécouvert à partir de rien. Et quelle énergie a du déployer cet architecte pour s’imposer sans diplôme. Et quels dons et intelligences n’a-t-il pas utilisés ! Je ne fonderais pas l’éducation de mes mêmes exceptionnels enfants sur des règles tirées d’exceptions ou des défauts d’une règle. Et je n’ai pas les moyens matériels de leur offrir de bons maîtres « à la carte », ni les moyens intellectuels de me substituer à eux.
Il est évident que tout bon maître ou parent, quand il a donné tout ce qu’il pouvait, doit lâcher son enfant ou son élève, pour qu’il vole de ses propres ailes, ou qu’il se trouve d’autres maîtres pour approfondir ce qui l’intéresse.
C’est ce que tu as fait pour toi ! De l’enseignement de tes parents et de tes maîtres artistiques et religieux, tu as tiré des enseignements et des leçons, et tu as appris, autant par assimilation que par opposition. Pas besoin de diplômes pour cela ! Tu n’as pas appris à partir de rien. Et tu as continué, relativement seule, sur ta lancée. Mais ne compte pas pour rien tes discussions avec Maître Stéphane, ou Maîtres Chéris, ou Maîtres Zamis, qui ont tous, comme toi, un petit savoir à transmettre (et à recevoir de toi !), à partir duquel tu peaufineras tes idées. Et puis, ce mode de transmission vaut pour toi, pour quelqu’un qui vit de la spontanéité et de l’originalité de son art. Mais cela peut ne pas suffire pour la réalisation d’autres objectifs, rêves, ambitions, professions. Et ce n’est pas parce qu’il peut y avoir des défauts dans la transmission d’un savoir que la solution est pas de transmission ou l’autodidactisme.
La liberté de réaliser ses rêves, ses ambitions, ses objectifs, sa profession, cela s’acquiert d’abord et en partie à la maison, mais surtout dans le vaste monde (de la pensé, des sentiments, des relations). Pour parcourir ce vaste monde en toute liberté, il faut apprendre à conduire de bons véhicules de la pensée, des sentiments, des relations. Cela ne s’apprend pas tout seul, à la maison. Très vite, il faut de vrais « maîtres » !
L’enfant n’a pas assez de connaissances, de formation et d’expérience pour se choisir tout seul de bons maîtres. C’est aux parents de leur trouver de bonnes écoles avec de bons maîtres. Les parents peuvent provisoirement et temporairement se substituer aux maîtres pour des tas de bonnes raisons. Mais subsidiairement, provisoirement, et temporairement. Sinon, gare à Œdipe et Jocaste !!
Bisoux.
Arpentinops.

Écrit par : Arpentinops | 25/01/2005

mais arrête d'avoir raison ! Voui, vouis, tu as raison.............. et ça ménerve !

Mais j'ai aussi raison.
Na.

Parce que chaque enfant EST une exception ! Chaque enfant EST intelligent ! Chaque enfant SAIT ce qu'il veut.

ET souvent trop de "dirigeance" (ça existe ça ? Bon, je garde, ça me plait, je dis mieux ce que je veux exprimer par le mot "dirigeance " )) occulte tout ce qui est innée en lui et qui doit simplement être exalté. Trop d'autorité lui impose un avenir sur "catalogue" bien restreint de ce qui se fait et ne se fait pas, de ce qui est "mieux" socialement et moins bien socialement, de ce qui est qintelligent ou pas.
Tu as aussi eu ton besoin , via les lapins, tu te souviens, de démontrer ton indépendance, ton Enfant intérieur qui n'a pas pu ÊTRE ce qu'il était.
(enfin, bon.........je joue à la psy a quatre sous là. Laissons tomber l'exemple des lapins..... )
Dans l'ensemble, et là, sans exception sauf si l'enfant se révolte et résiste, mais sinon, non, les écoles et les fabriques à diplôme forment des enfants bien "moulés" ayant raboté toutes leurs exceptions, leurs indivi-dualité, leur caractéristiques uniques et qui, malgré le fait que nous soyons je ne sais plus combien de milliards, il n'y en a au fait pas un seul qui ressemble à l'autre. Sauf depuis que les diverses institutions fabriquent des "enfant-bien-moulés."

Alors que nous mettons nos enfant dans des écoles en espérant par là les sauver du moule, leur apprendre à se défendre, leur apprendre à être eux-même, leur donnant soi-disant toutes les armes nécessaires à ce combat dans la vie, c'est tout le contraire qui se passe. A cause d'une autorité de "maîtres" qui imposent à l'enfant un sentiment "d'infériorité" en quelque sorte. Un enfant n'est ni inférieur, ni supérieur aux adultes, il est leur égal "en devenir".

Si, si si.

Alors, disons que c'est le seul et unique rôle des parents et des maîtres : ressortir, exalter ce qui ESt dans un enfant et non lui imposer ce qui n'y est pas.

L'exemple de l'architecte et de toute autre personne qui réussit à utiliser ses propres dons sont souvent des personnes qui n'ont pas été "enmerdées" par des courses aux diplômes ou par des études dites indispensables.
Je l'ai été (enmerdée )et il m'a fallu quand même 30 ans pour me débarrasser de toutes ces barrières mises de force par éducation parentale et colégienne.

C'est une fois de plus la sagesse de la juste mesure qui doit prôner !
Le juste milieu en tout.
Que l'école à la maison ? NON.
Que l'enseignement dans un système scolaire ? Non. Que des maîtres comme étant les "sages", les connaissants ? Non.

Des maîtres, (mais ce mot porte à confusion ) qui initient le maître intérieur.
Oui.
Et ceux là, il se fait que souvent, ce ne sont pas ceux qu'on croit, ceux qui détiennent "le savoir".
Ceux qui m'ont le plus appris ne sont justement pas les maîtres officiels, les professeurs et autre diplômés.

Bon.

A toi.

(C'est vrai, je m'amuse beaucoup ! )

Écrit par : Catherine LS | 25/01/2005

Eloge de l'atterrissage raté. 25/01/2005
Eloge de l’atterrissage raté !
Et mais ! nous sommes tout à fait d’accord là !. « Des maîtres qui initient leur maître intérieur ». Magnifique ! Voilà le meilleur des maîtres. Et « chaque enfant est une exception, est intelligent, sait ce qu’il veut ! ». Voilà des phrases d’anthologie !
Effectivement, dès que l’on donne un peu de pouvoir à un être humain, il a tendance à en abuser. Beaucoup de maîtres chercheront à exercer un pouvoir. Nous avons là presque une règle, tant il y a peu d’exceptions. Beaucoup de maîtres cherchent, souvent inconsciemment, un peu de leur épanouissement et pas rien que celui de leurs élèves. Alors que le but essentiel d’un enseignement est de permettre à un élève d’épanouir sa destinée d’être exceptionnel et intelligent.
Pour un maître, la tentation est forte de dire : je t’ai appris à marcher, nager, conduire, voler, penser, maintenant, tu vas marcher, nager, conduire, voler, penser, là où je te dirai ! Au lieu de dire et penser : « cours, nage, vole, pense, là où tes rêves ou ta destinée te portent ! Va, le monde est à toi ! Je t’ai montré comment, découvre pourquoi ! ».
Faut-il pour autant renoncer à trouver de bons maîtres, ou plus modestement, ce qu’il y a de bon dans un maître, qui est désespérément trop humain alors qu’il devrait être sublime, comme sa tâche ? Faut-il rentrer à la maison ?
Mais de même que les maîtres ne sont pas parfaits, les élèves non plus. L’animal humain est grégaire : il aime et s’épanouit souvent en troupeau, sous l’autorité d’un chef. Et le maître est parfois son chef ! Faut-il à tout prix faire de nos enfants des chefs de troupeau, ou de fortes individualités capables de vivre en marge du troupeau, ou des exclus du troupeau ? Faut-il en faire des membres du troupeau ? Leur faut-il un maître de chant pour apprendre à bêler ou meugler en chœur ? Il faudrait donc aussi équilibrer l’individu dans la société. Tout un programme ! Bref, le maître comme l’élève font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, ou ce qu’ils sont ! Rien que des KLST ou des CSM, et nous manquerions de postiers !
A propos, tu me rappelles que j’ai autrefois utilisé toutes mes compétences de pilote intergalactique, affûtées auprès des meilleurs instructeurs, pour tenter d’épanouir une grandiose destinée de cuniculiculteur, et cela n’a rien donné ! En fait, il faut avoir appris à voler pour avoir la possibilité de rater un atterrissage. Ceux qui ne savent pas voler font des chutes, pas des atterrissages ratés ! Et ce n’est pas de la faute de ceux qui t’on appris à voler, que ce soit dans leur jet de chasse, ou leur vieux coucou, si tu as fait quelques atterrissages foireux, c’est grâce à eux. ! Et c’est aussi parfois grâce à ceux qui t’on dit de ne pas voler parce que c’était dangereux, que tu as absolument voulu apprendre à voler, de tes propres ailes !
En pratique, il me semble, mais qui peut mieux savoir que toi, qu’Orian a besoin d’être dorloté à la maison par maître-maman pendant encore quelque temps, et que Céleste commence à voler de ses propres ailes et aura de moins en moins besoin de maman-couveuse !
Bisoux,
Arpentinops

Écrit par : Arpentinops | 25/01/2005

Juste quelques mots Ce que je crois, c'est que le plus indépendant, le moins manipulable de mes deux enfants sera Orian.

Il ne s'agit pas que de "maîtres" en fin de compte mais de cette fameuse structure scolaire (stucture universelle ) qui déstructure.

Je reprendrai demain, c'est l'heure de préparer la BOUFE ! (rhaaaaaaa, je déteste ces tâches ménagères ! )

Écrit par : CatherineLS | 25/01/2005

Aux armes, les enfants! 25/01/05
Nos enfants feront la révolution que nous n’avons pas faite.
Là nous allons nous entendre. Mais cela devient de la politique, plus de la pédagogie. Nos sociétés cherchent à exalter notre personnalité grégaire au profit des appétits de pouvoirs de quelques chefs. Et ces chefs organisent nos écoles pour faire durer la société dans laquelle ils ont la bonne place. Nous devons donc apprendre à nos enfants qu’ils auront le choix entre s’intégrer à cette structure, comme dominant ou dominé, en profiter, en souffrir, la combattre, la subir, la modifier, la détruire, la refaire, l’utiliser, l’améliorer, la pourrir, la révolutionner, la refuser, mais nous ne pouvons pas la leur cacher. Elle existe, elle fait partie de la réalité dans laquelle ils vivent hic et nunc. Quoiqu’ils en fassent, ils devront la connaître, pour s’en faire une amie, une ennemie, un allié, un faire-valoir, un cadre, une prison, un outil, une contrainte…Il devront bien aller voir, et nous pouvons les aider à la voir comme elle est, comme elle n’est pas, comme elle devrait être, comme elle prétend être…., mais nous ne pouvons pas la leur cacher éternellement. Nous pouvons les en protéger quelques temps, attendre qu’ils soient plus mûrs, leur offrir un refuge familial à la maison, mais ils devront sortir de la maison pour s’y frotter.
Bisoux,
Arpentinops

Écrit par : Arpentinops | 25/01/2005

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