01/09/2005

nouveau départ

Orian est donc dans sa nouvelle école. Il rentre tout à l'heure, je suis impatience de l'entendre.
 
Céleste va préparer son jury central. Ne voulant plus la mettre dans ces structures rigides, intrensigeantes dès la moindre défaillance, il était question qu'elle le prépare ici à la maison avec l'aide d'un ou deux professeurs selon les besoins. Les écoles à Bruxelles sont très chères ( à peut pèrs mille euro et plus par mois ! ! ! ! ) et aussi assez loin (obligation d elui trouver un logement sur place ) pour ne pas donner toujorus de obns résultats et surtout connue spour leur rigidité et leur brutalité pour certaines. 
 
Elle s'est préparé psychologiquement à vivre une années assez dure,  à travailler ainsi toute seule. Il faut évidemment toujours des bonnes âmes qui viennent décourager ce courage ! J'ai toujours répondu que si une autre solution se présentait, nous l'étudierions ensemble.
 
Elle s'est présentée, l'autre solution : l'école Traversière, à Louvain la Neuve.
Une toute nouvelle école qui ouvre ses portes cette année ci, le 19 septembre.
Avis aux amateurs : il y a encore des places !
 
Je ne vais rien dire de plus aller voir son site : http://www.traversiere.be/
 

15:11 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

16/07/2005

Tout d'un coup

Ce sont les vacances, j'ai peu d'anecdotes scolaires à raconter. 
 
 Je viens voir si mon blog se porte bien. Et je constate que tout d'un coup, alors qu'il y avait peu de réactions pendant toutes l'année scolaire, des personnes ont voté !
Marrant, pleins de votes qui vont du " excellent " au " très mauvais  " !
C'est étrange cette impression. Je partage ici une expérience, je donne les prénoms de mes enfants, je livre des sentiments, je le fais en toute conscience , presque sans anonymat et les personnes votent de façon totalement anonymement.
Je me dis que les hommes politiques aussi doivent bien se demander qui votent pour ou contre eux. Ils sont là aux premiers rangs, ils s'affichent, se mettent "en danger" et sans aucun danger, les gens votent, expriment ce qu'ils en pensent sans dire qui ils sont, éliminent ou mettent au pouvoir certains sans devoir assumer leur choix à par le fait que ce choix peut être positif ou fatal par la suite.
 
Je réfléchis, je trouve étrange ce qu'on invente dans les sociétés.
C'est bien sûr moi qui ai posté l'endroit qui permet de voter. Je suis libre de ne pas le mettre.
Je trouve amusant de voir les êtres jouer le jeu. je trouve amusant ce que cela réveille en moi ce paradoxe de l'anonymat du vote pour quelqu'un ou quelque chose qui n'est pas anonyme.
Je trouve amusant de savoir que ceux qui votent "très mauvais" sont probablement contents de le faire dans l'anonymat, ou sous un pseudo qui les camoufle, comme probablement ceux qui votent "excellent " seraient contents que je les connaisse. Souvent, je pense, ce sont ceux qui me laissent un commentaire.
 
Je trouve étrange que je doive deviner ce qui est mauvais ou ce qui est excellent et pourquoi ! Est-ce tout le bog, l'idée, la façon dont j'ai fait l'école à la maison ? Est ce le fait que je suis un peu rebelle  ou pas assez ?
 
Les commentaires sont rares, mais les votes sont là. Qui vote ? pourquoi ils votent ? Quel est leur intérêt, leur vengeance, leur encouragement ?
 
A partit de ce simple tableau de vote, naît en moi des tats d'idées de scénarios, de romans, des parcelles d 'existences que j'imagine, que je devine parfois.
 
Orian va bien. Pour la toute première fois de sa vie, je l'ai entendu me dire "j'ai hâte d'être en septembre ! "
Au moins, c'est cela de gagner grâce à une année scolaire à la maison : il a repris goût au plaisir d'aller dans une école, de vouloir apprendre.
Car il y a eu une petite anecdote lorsque je suis allée au Trois Pommiers. Je disais donc à la directrice que j'avais, entre autre, bien travaillé les participes passés avec lui et que cela a mis du temps pour comprendre que ceux-ci s'accordent différement avec être ou avoir. Sur ce, la prof. me parle d'un livre très bien fait sur le sujet qui présente cela avec l'histoire de deux rois : le roi Être et le roi Avoir. Orian a tout de suite accepté de le lire lorsqu'elle lui a demandé si il voulait le voir. J'étais contente de voir l'intérêt d'Orian pour le livre. Je m'attendais à ce qu'il  fasse la grimace mais non, il n'a pas été dégoûté de ces participes, cela me faisait plaisir de le constater. J'étais contente de moi, tout simplement.
 

13:52 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/07/2005

Bilan pour cette année scolaire

Voilà, elle est passée très vite, cette année !
 
Je voudrais faire un petit bilan.
Comme cela, à première vue, il est positif en ce qui concerne le bien-être d'Orian.
J'aime bien ce mot "bien-être" car le mot être y est important, il résume bien tout un enfant : être bien dans sa peau, être bien dans son coeur, dans sa tête, dans tout ce qui "est".
En espagnol il y a deux verbe "être" : ser et estar. Ser est le verbe être dans son sens "racine", intrasèque, inchangeable du genre "je suis une fille , je suis de peau blanche ou noir, je suis grande " etc...
Estar est le verbe être dans son sens momentané du genre "je suis fatigué, je suis triste, je suis fâché " etc.......
 
Bien-être correspond, pour moi, au verbe ser en espagnol.
Cette année scolaire a donc surtout développé cela chez Orian, son bien-être. Il a retrouvé sa confiance en lui-même, pas seulement parce qu'il a fait des progrès dans ses acquis scolaires, mais surtout parce qu'il a participé à la méthode, aux horraires, aux matières à étudier. Il avait son mot à dire, il a été, par moi, respecté comme une personne intelligente, autonome, qui sait ce qu'elle veut et ne veut pas et qui peut discuter et négocier avec l'adulte en ce qui concerne ce qu'il veut étudier, ce qu'il ne veut pas mais dont il reconnaît la nécéssité d'essayer quand même etc.....
 
L'école à la maison n'a aucun intérêt si c'est pour imposer à l'enfant une autorité indiscutable.
 
J'ai découvert, en donnant l'école à mon fils, qu'il est de bonne volonté - de très bonne volonté ! - alors que si je m'étais contenté de me forger une opinion sur les devoirs et leçons tandis qu'il allait encore à l'école, j'aurais pensé tout le contraire.
J'ai découvert qu'il faisait de très gros efforts pour essayer de comprendre, que cela le fatiguait terriblement et qu'il a un rythme de 2O minutes. Toutes les 20 minutes, il a besoin d'une pause de plus ou  moins 7 minutes où il se défoule physiquement. J'ai aussi maintenant la certitude qu'un enfant, lorsqu'il fait de gros efforts cérébraux a besoin de boire beaucoup d'eau.
Il est en fait criminel d'interdir aus enfants de boire de l'eau en classe. C'est comme refuser de remplir une voiture d'essence alors qu'elle est à sec. Hé bien pour un enfant, c'est la même chose ; son cerveau ne fonctionne plus dès lors qu'il n'est pas abreuvé en eau.
 
J'ai découvert que tout ce qui est oral, ou appris oralement fonctionne mieux chez Orian.
Ce dernier mois - je ne suis pas venue souvent ecrire sur le blog - j'ai surtout travailér les conjugaisons par oral, tous les modes et leurs temps. Je lui faisais épeler l'orthographe. En même temps, il jouait qu'il épelait ou répétait les verbes. L'association " mouvements  + répétition orale " a donné de bons résultats chez Orian. Il en est même arrivé à aimer la conjugaison, ce qu'il détestait au début de l'année.
 
j'ai aussi fait une expérience très interressante. Tandis qu'il jouait sa guitare et qu'il était concentré sur l'apprentissage des accords, je lui faisait entendre les leçons d'anglais avec l'Assimil et ses CD.  J'ai constaté qu'il mémorisait plus facilement et plus rapidement les leçons quand il joue en même temps de la guitare au lieu de devoir être tranquille et écouter la leçon tout en la répétant.
 
je n'ai pas accompli le programme complèt de la 5 ème mais le but n'était pas de faire le programme , le but était de remettre Orian sur un rail de bien-être, de confiance en lui et de lui redonner goût à l'apprentissage et à l'effort, d'en faire un être plus sociable, moins renfermé sur lui, plus ouvert aux autres en dehors du cadre scolaire.
 
Le but est atteint, je suis fière de moi.
 
Maintenant, il y a quand-même un bémol à ce beau tableau : Orian se sentait seul, il lui manquait, pendant la journée, un ami ou l'autre. bien qu'il les retrouvait tous après les heures d'école, la fin de l'après midi était longue pour lui. Nous avons fait énormément de bricolage, surtout du papier mâché, mais le fait qu'il ne peut se mesurer à d'autres créations, cela fini par ne plus l'amuser, il ne trouve plus d'inspiration.
 
Donc, Orian m'a demandé plusieurs fois en fin d'année soclaire,de retourner à 'lécole. Nous en avons discuté souvent.
- Maman, je voudrais retourner à l'école pour avoir des amis mais aussi, je n'ai pas envie de retourner à l'école car il y a des devoirs et c'est embêtant ce qu'on y apprend.
Comme d'habitude, j'ai lancé au Ciel la demande, j'ai demandé, comme je le fais souvent, à Être de m'aider.
J'avais confiance, une solution - peut importe laquelle mais elle serait "solution" - allait se présenter.
j'ai donc chercher un peu autour de moi, j'ai mis des petites annonces dans "agenda plus" disant que je fais l'école à la maison et que je voulais créer un petit réseau de parents faisant de même afin que nos enfants puissent de temps en temps partager leurs connaissances et leurs amitiés.
Arpentinops m'a parlé d'une école qui pourrait rejoindre mes objectifs : le Verseau. Je connaissais déjà. Bien que mon intuition sentait que ce n'est pas l'école qui convient à Orian, j'y suis allée l'autre jour avec lui, à l'improviste, juste pour voir, pour sentir.
- Orian, c'est toi qui décideras si tu veux aller dans une école, dans celle là où une autre. Je ne vais jamais plus t'inscrire dans une école que tu ne "sens" pas . Donc, ne t'inquiète pas, si nous allons là, ce n'est pas pour t'inscrire mais pour sentir si cela te convient.
Il faut savoir que lorsqu'Orian entrait en deuxième année primaire, j'ai dû changer d'école car j'étais en plein déménagement et je cherchais une école à mi-chemin entre l'ancienne demeure et la nouvelle. Orian dès le départ m'avait déclarer qu'il ne sentait pas cette école. J'aurai dû l'écouter, mais à l'époque, je doutais encore qu'un enfant puisse si bien savoir ce qui lui convient. Cette deuxième année primaire fut catastrophique au niveau scolaire. Le professeur, bien que très gentille, n'a pas dédecté la dyscalculie, dysorthographie et dyslexie d'Orian. Il avait beau faire des efforts, il n'obtenait aucun résultat. Ce fut l'année de tous les décrochages.
 
Arrivés au Verseau, on nous a vite expliqué que cela ne valait même pas la peine de visiter l'école ou d'obtenir des renseignements car il n'y avait plus de place en 6 ème primaire. Par contre, on nous a conseillé, sachant qu'Orian sortait d'une année à la maison, l'école des TRois Pommiers à Court-St-Etienne.
 
Après avoir obtenu un rendez-vous, nous y sommes allés. J'ai bien répéter à Orian que si il ne sentait pas l'école, je ne l'inscrirais pas. 
L'école est  tout près de la guare de Court-St-Etienne, le premier abord visuel lui donne un aspect tout petit, pas tellement d'espace. Orian me dit tout de suite " je préfère quand il ya de l'herbe partout " (ce qu'il y a chez nous et avait dans son école à Forville )
- Attend, Orian ne te fais pas une opinion trop vite. Il faut aussi être à l'intérieur et sentir.
La directrice nous reçoit. J'ai immédiatement une bonne impression d'elle, une douceur et une tendresse se déguage d'elle.  Nous montons dans sa classe, celle des cinquièmes et sixièmes. Elle n'est pas très grande la classe mais pleine de charme, on y sent le bonheur qui y plâne encore en cette fin d'année scolaire. J'observe du coin de l'oeil Orian. Je remarque que toutes ses "antennes" sont en activité ! Il semble satisfait déjà de l'ambiance familiale qui se dégage de l'ensemble de l'école. Au fur et à mesure que la directrice nous explique le projet de l'école, je vois Orian de plus en plus à l'aise. Et lorsque l'annonce principale tombe : il n'y a jamais de devoir ne de leçon Orian a son visage qui s'illumine !
La méthode que l'école des Trois Pommiers utilise est la méthode Freinet. Je ne vais pas l'expliquer, tout se trouve sur internet pour qui sait utiliser un moteur de recherche. Ce que je peux dire c'est qu'elle correspond totalement à l'idée que je me fais d'une école !
A la fin de l'entrevue, je demande à Orian :
-Orian, est-ce que tu veux que nous en discutions encore un peu ensemble ou as-tu déjà envie de t'inscire dans cette école.
- Inscris-moi,dit-il avec autorité.
- Quoi ? tout de suite ? tu es sûr de toi ? Je ne m'attendais pas à une décission si rapide.
-Oui, oui, Maman j'ai envie que tu m'inscrive, je suis sûr de moi.
Et donc, voilà c'est fait, à peine dit, nous avons remplis le formulaire d'inscription.
 
Je suis à la fois contente d'avoir trorver une école qui correspond totalement au caractère d'Orian et je suis triste d'arrêter avec  lui cette expérience d'école à la maison. Car je sens que nous n'étions pas encore tout à fait rôdés, il y avait encore moyen de faire d'autres découvertes grâce à l'école à la maison.
Ce qui est certain, c'est qu'il manquait pour Orian d'un compagnon ou d'une compagne pour jouer et étudier ensemble. Car apprendre ensemble, entre enfants, c'est ce qu'il y a de mieux et c'est la pédagogie des Trois Pommiers.
 
Il me restera Céleste, tant qu'elle ne prend pas une autre décision, pour l'instant, c'est encore à la maison qu'elle veut rester et étudier.
Pour l'instant, elle est avac une amie au bout du monde jusqu'à la fin de juillet.
 

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25/06/2005

définiton de ce qu'est une secte

Ceci est pour Arpentinos, suite à nos commentaires inachevés qui  se trouvent dans le message " un peu le cafard " du 18-04-2005.
 
 
Cher ami, tu y donnes quelques définitions sur L'INDIVIDU, la SOCIETE, le GROUPE etc....
 
Il y manque la définition de ce qu'est une secte, à partir de quand un groupe ou une attitude peut être dite  sectaire.
 
Avant, je reprends la définition du mot GROUPE- RELATION INDIVIDU que tu donnes :
"Tout individu est libre de créer un groupe, quitter un groupe, demander son adhésion à un groupe , ou tenter de modifier un groupe. 
Tout groupe qui poursuit des buts contraires aux buts pour lesquels il est crée ou tout groupe qui poursuit des buts maléfiques, devrait être sanctionné."
 
Je crois que dans ta dernière phrase se trouvent les prémices des attitudes sectaires.
 
Après avoir vécu ces derniers mois pas mal de surprises, je pense qu'on peut définir une attitude sectaire comme suit :
 
Il y a tromperie, il y a malhonnêteté sur un discours qui est dit, et sur ce qui est fait et vécu qui ne correspondent pas au discours.
Un groupe présente ses objectifs, ses buts, il crée même des lois parfois légales, parfois religieuses, qui attirent des gens en recherche d'apprentissage scolaire ou religieux ou mystique, ou artisanal, bref, en recherche d'acquis qui pourraient les aider dans leur vie. Et puis, il s'avère que rien de ce qui est proposé en théorie ne se vit, ne se pratique et surtout rien n'aboutit aux buts promis
 
Ayant vécu dans un groupe sectaire bouddhiste pendant 6 années, je peux te garantir que c'est ça le piège et n'importe qui peut y tomber.
Je voulais pratiquer le bouddhisme, le "maître" s'était présenté - preuves écrites à l'appui -  comme ayant les qualités adéquates pour compléter mon éducation mystique, compléter ce qui y manquait.
Le but du bouddhisme est de devenir autonome  ( Eveillé ils disent )dans tous les domaines.
En ayant lu pas mal de livres sur le bouddhisme, j'y trouvais vraiment les réponses qui me manquaient mais il me fallait encore la pratique pour arriver à vivre ses  réponses, à vivre une réelle autonomie.
J'ai donc décidé de vivre dans une école bouddhiste, un lieu qui se présentait comme tel, avec un maître qui affirmait être un des meilleurs, échos des disciples rajoutant encore des faits et expériences qui semblaient coroborer ses qualités.
D'autres maîtres de race tibétaine, et pas des moindre en plus, venaient régulièrement "cautionner" cette école de leurs propres enseignements.
Bref, tromperie sur tout la ligne. Casiment toute la ligne car les enseignements étaient très bouddhistes malgré tout mais ils servaient - ayant en essence tout ce qu'il faut pour cela - à tromper les occidentaux que nous étions.
 
Imaginons des parents qui inscrivent leurs enfants dans une école spécifique, une école de dessin qui dirait "chez nous, nous apprenons a développer le sens artitistique de chacun d'eux, nous respectons leur rythme, nous respectons leur handicaps, nous respectons les idéologies de chacun, nous ne les forçons pas mais nous éveillons leur émulation etc.... le but est qu'ils devienent de bons dessinateurs , autonomes et maîtres de leurs dons "
Puis, certains parents constatent que leur enfants dessinent très mal, ou se sentent de plus en plus mal dans leur peau, prenant en dégoût le dessin alors que c'était leur passion. Disons même que certains parents constatent que d'autres enfants que les leurs vivent ces malaises. 
Crois-tu qu'ils vont remettre en question le discours qui les a alléché ou vont-il fermer les yeux et laisser leur enfant, justifiant que celui-ci est un bon élève, sage et que rien de tout cela ne peut lui arriver ?
Non, ils ne vont rien remettre en question, puisque cette école présentera l'élève "coupable" comme étant responsable de ses échecs, de ses mauvaises notes ou mal-être.

Un enfant qui a des difficultés ,dans une école qui a comme discours " nous aidons chaque enfant selon ses difficultés, nous le suivons, nous sentons ce qu'il lui convient " ne devrait pas développer de mal-être mais du bien-être et de plus en plus de confiance en lui qui l'aideront en effet à dépasser ces difficultés d'apprentissage.
Certains y arriveront sûrement, tant qu'ils ne sont pas une menace par rapport aux failles du beau discours.

C'est là où débutent la secte en elle-même. C'est à partir de là où des individus du groupe , plutôt que de dire, comme tu en es capable, " j'ai été trompé, il faut changer cela, il faut corriger l'erreur " font le contraire : ils  appuient les erreurs,  ils excusent l'école,  ils justifient les attitudes de l'école, tout pour que le "rêve" ne soit pas brisé, tout plutôt que de dire " il y a quelque chose qui cloche "
Si tous les membres d'un groupe où se pratiquent des attitudes sectaires relevaient sans honte, sans jugement, sans critiques négatives ces attitudes, il n'y aurait plus moyen qu'elles s'expriment. Ce sont donc les individus d'un groupe qui malgré le fait d'avoir été mis  au courant des attitudes sectaires continuent à faire comme si de rien n'était qui créent bien plus la secte que le gourou !
En tant qu'individu dans un groupe sectaire, il est plus facile de continuer à nourrir nos rêves d'idéal que d'ouvrir les yeux et dire " Ce qui se passe ici est faux ! j'arrête, je ne le vis plus ou je change les faits et je les ajuste au discours d'embauche ".

Cela je l'affirme pour l'avoir fait, vécu, reconnu et puis quitter. Hélas, le changement n'est praticable que si tous les membres, du moins la majorité, du groupe acceptent de voir qu'ils ont été trompés ! En plus, et c'est très probable, certains ne se sentent pas du tout trompés : leur inconscient est content d'être trompés, cela les rassure de ne pas devoir prendre leur autonomie, ils ont peur de l'autonomie, ils ont besoin qu'un berger qui les guide toujours et toujours  (un maître ne guide pas, il éveille le berger intérieur ).
En plus, le gourou sait s'attribuer des "sergents" par la flatterie, par l'argent même (salaire par exemple ), ou par le fait qu'il est en relation avec des membres de la famille d'un de sergent qui le défendront et qui justifieront que non, tout se passe bien. Si un ou deux sergents ont une aura d'intelligence et de pouvoir, cela cautionne les attitudes sectaires, c'est encore plus difficile pour les individus du groupe d'oser dénnocer ces atittudes  et de demander que cela change.
En plus, si tu as la bonne idée de vouloir changer le groupe de l'intérieur - parce qu'il ne correspond pas au discours d'embauche et que tu le rappelles ! - la plupart du temps, tu te feras éjecter. Tu déranges, non pas le bon et beau discours mais les faits et actes qui apportent un autre intéret, une toute autre couleur aux intentions des buts du groupe, u nautre resultat que ceux promis . Tu déranges, non pas la bonne volonté des individus du groupe mais leur lâcheté. Tu déranges, non pas leur satisafaction mais leur paresse. Tu déranges, non pas leur bonne conscience, mais leur mauvaise.
 
Pourtant, étant passé par là, je ne juge personne, je comprends tellement bien ce que l'intégrité demande comme effort . Je me sens envers chaque être comme envers les enfants : ils ont droit à l'erreur, ils ont droit à la peur, ils ont droit à l'imperfection, ils ont droit aux chagrins, à la lâcheté.
Seulement, je suis incapable d'hypocrisie, c'est tout. Si cela m'arrive d'être hypocrite, - parce que j'ai peur, ou parce que je me sens jugée coupable injustement (coupable d'honnêteté ) - cela me rend malade.
 
Les gens sont-ils idiots pour avoir été trompés ? les gens sont-ils manipulables  parce qu'ils ont cru aux qualités vendues avec la marchandise ? 
Non, c'est cela la caractéristique de ce qui est sectaire :
Un groupe, ou une personne qui trompe  sur la marchandise qu'il  vend. Des voleurs d'idées, des voleurs d'idéal, des voleurs d'âme d'enfants, des voleurs d'intégrité, des voleurs d'honnêtetés car en fin de compte, ces manipulateurs pervertisent les individus du groupes et au lieu de développer les qualités comme annoncé, cela ne développe que les faiblesses et les défauts, cela développe les sentiments d'infériorité ou de supériorité. Toujours !  mais jamais les sentiments d'être accomplis et épannouis.
 
MAIS ...............
il existe de nombreux groupes qui vivent leur discours, leurs promesses et qui offrent en effet ce qu'il faut pour arriver aux buts qu'ils proposent et personnes n'a envie de les changer dès lors.
Ceux qui n'y sont pas satisfaits le savent et la plupart du temps, en respectant totalement le groupe qu'ils quittent, en forme un autre dans leur nouvel objectif.
En général, le premier groupe n'ayant aucune tromperie de discours à cacher ne rejette pas ses ex-membres. Il continue les relations, le dialogue, les amitiés.
Les groupes sectaires vont tout faire pour diaboliser les individus qui les quittent. Ils vont même tout faire pour éjecter les individus qui sembleraient soutenir les "quittant"
Cela, c'est sectaire.
 
Je continuerai une autre fois la liste de toutes les attitudes dites sectaire mais en tout cas, la non-sectaire, je l'a définie comme tel :
 
Acceptation complète des idées des autres ; acceptation complète de la critique constructive des autres (accepter ne veut pas dire appliquer ou suivre les conseils des autres ) ; écoute ouverte envers qui que ce soit qui désirent partager ses idées, ses idéaux ; capacité de vivre dans un groupe, ou dans une société, qui ne pratique pas nos propre idées tout en gardant les siennes intacts mais évolutives.
Pas de peur des idées des autres, pas de peurs de la foi, ou de la non-foi, du paganisme ou de l'athéisme  des autres, pas de peur de la couleur de peau des autres, pas de peur de la pauvreté ou de la richesse des autres, pas de peur de l'éducation des autres, pas de peur de l'instruction ou de l'ignorance des autres, pas de peur du courage ou de la lâcheté des autres, pas de peur de la souffrance ou de la joie des autres, pas de peur de la responsabilité ou de la culpabilité des autres, pas de peur de la haine ou de l'amour des autres, pas de peur des adultes ou des enfants  des autres  ni des siens !
 
Bonne vacances à tous !
 
Catherine


12:45 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/05/2005

Fini la télévision !

Dimanche matin, un coup de colère m'a enfin poussée à supprimer la télévion, idée qui mijotait en moi depuis..........des années au fait !
 
Dimanche matin, voyant Orian  se lever à 11 heures et se mettre devant la télé en pijama, se nourrir de stupides pubs pour jeux vidéos au lieu de se nourrir d'un réel petit déjeuner, cela a fait monter en moi un sursaut d'adrénaline salvatrice !
 
Plus aucune télévision ne fonctionne dans la maison !
 
Même Philippe ne peut plus regarder ses nouvelles et il les regarde maintenant sur Internet.
Moi, depuis, je me couche tôt, je lis, je me sens LIBRE !
 
Par contre Orian..... !
J'ai eu droit à deux jours pleins de rages, de colères et de violence presque ! En voyant ses réactions je prenais encore plus conscience de l'empleur des désastres que peut causer la télévision !
Je regrettais encore moins cette suppression. 
J'ai même eu droit à un chantage révélateur  "Ou je peux regarder la télélvison, ou je me mets à fumer"
Une drogue pour en remplacer une autre !
 
Je lui ai parlé avec gentillesse, mais fermeté :
- Première chose, Orian, je ne tolère aucun geste de violence envers qui que ce soit et quoi que ce soit parce que tu es en colère. J'accepte ta colère mais je n'accepte pas que tu me jettes des cailloux ou que tu me donnes une claque sur les fesses ou que tu casses quoi que ce soit. Ensuite, non, je ne cède à aucun chantage. Je te sais capable de faire ce dont tu me menaces , c'est vrai, mais je ne cèderai pas. Je serai horriblement triste que tu remplaces la Télé par la cigarette. Regarde bien ce que cela signifie : tu es en "manque" comme un drogué qui cherche à combler ce manque par une autre drogue. Aussi, Orian, je serai triste que TOI, tu mettes ta santé en l'air, ce n'est pas la mienne que tu bousilles pour te venger de moi, c'est ta santé, ton souffle, ta croissance. Tout cela pour te venger de moi, ce serait bien inutile et désatreux pour toi surtout !  Sache que je comprends tes colères et je m'en veux de t'avoir laissé regarder si souvent la télévision ! J'ai ma part de responsabilité la dedans et comme j'en ai assez de devoir tout le temps vérifier si tu la regardes ou pas (la semaine Orian respectait notre accord mais il se rattrapait le week-end ! )je la supprime définitivement et pour t'aider, moi non plus, je ne la regarde plus. Tu verras, dans quatre jours, peut-être plus, à force de t'embêter très, très, très fort, au lieu de chaque fois que tu t'embêtes tu allais te plonger l'esprit dans des débilités, tu finiras bien, pour ne plus t'embêter, par trouver des idées au fond de toi.
 
Nous étions lundi soir, avant le repas. Furieux que je ne cède pas à son chantage, il s'est enfermé dans sa chambre, il a mis de la musique, je crois qu'il a dansé et je l'ai retrouvé une heure après, temps de dîner, endormi !
Il est descendu manger avec nous et il était transformé ! Il avait retrouver toute sa bonne humeur, il blaguait, et il a même réclamé une promenade ! Cela, c'est signe de vitalité chez lui car il n'aime pas du tout se promener.  Tous, conscients de l'importance de ce qui se passait en lui, nous nous sommes promenés, même Céleste qui venait d'en faire une et qui était assez fatiguée, même Quentin, mon pensionnaire, qui ne dit mot parfois mais qui est brillamment intelligent et qui saisit toutes les subtilités importantes d'une vie.
 
C'était comme un baptême "de nature" pour Orian. Il trottait comme un jeune cheval, les bras en avion, les mains en palme au-dessus de plantations des champs. Il semblait léger et libre.
 
OUF ! Il renait !
 
Depuis qu'il n'y a plus de télévision, je vois Orian plus souvent aussi.
Bien qu'il respectait notre premier accord (pas de TV avant son feuilleton à 15 heures trente )je ne le voyait pas trop souvent : il attendait la plus part du temps assis, en s'embêtant ou en chipotant sans trop de conviction certains jouets, que l'heure de son feuilleton soit là. Le fait de savoir que cette distration était là, il ne devait pas chercher au fond de lui d'autres inventions pour s'amuser.
Maintenant, il sait qu'il ne peut même plus compter sur ce feuilleton pour se distraire !
Je le vois enfin rebricoler, nous accompagner dans le jardin quand je jardine, jouer avec le chiens.
 
Bref, chères mamans du monde et cher papas du monde : supprimez la télévision, vous enrichirez vos enfants d'eux-mêmes ! Cela nous oblige aussi à être plus présents pour eux. Depuis, n'ayant moi non plus d'heure de film à ne pas manquer, j'ai retrouvé le temps de lui lire tous les soirs une histoire !
 
Par contre, il sait que de temps en temps, nous pouvons voir un DVD, occasionnellement, ou lorsque Philippe et moi sortons le soir, j'accepte de louer un DVD.
 
Je ne vois pas l'intérêt non plus de frustrer totalement cet enfant de ce genre de distraction.
 

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22/05/2005

Si votre enfant a un certificat du medecin

Hier, j'entendais à la radio la fameuse émission "quand les jeunes s'en mèlent ". Ils parlaient de l'école à domicile ou à l'hôpital lorsque l'enfant est malade, ou déclaré malade.
 
Il s'agissait cette fois-çi d'enfants, des adolescents, qui souffraient de phobie scolaire.  Dans l'ensemble, on entendait bien la finesse de ces enfants, leur délicatesse, leur sencibilité, leur timidité. Pour certains, c'était leur trop grand besoin de perfection qui les rendait malade; c'était le stress lié à une pression de devoir toujours très bien faire.
Il existe donc une école liée à l'hôpital Reine Fabiola, qui s'occupe d'eux, avec tout le respect, et l'écoute dont ils ont besoin. 
La seule chose que je regrette, c'est qu'ils soient déclarés comme "malades" alors qu'au fait, ils sont des êtres sencibles et fins, qu'ils n'ont rien d'anormal par rapport au système de brute qui la plus part du temps se retrouve dans les écoles. Il faut un certificat medical pour pouvoir avoir accès à cette école.
 
Un des adolescent disait, à propos de son ancienne école "le problème ne venait pas de moi mais des professeurs, j'avais l'impression que c'étaient tous des robots avec lesquels on ne peut pas parler, ni communiquer ". Donc, cet enfant, pour pouvoir vivre et être respecté et  écouté en humain, tout simplement, est obligé d'obtenir un certificat du medecin disant qu'il est "malade" et qu'il a donc droit à un enseignement spécial dans cette bonne école, il me semble, qui s'appelle Robert Dubois.
Donc, bravo pour cette école mais surtout, surtout bravo si ils arrivent à faire comprendre aux enfants qu'ils sont normaux et que ce sont les autres qui ne le sont pas d'être sans écoute, brutes, durs, lourds, méchants et moqueurs.
 
le monde est franchement halucicant : on met dans des hopitaux, comme des malades, des enfants parce qu'ils sont sencibles, fins, artistes, créateurs, résistants au système scolaire débile actuel.......
D'un côté tant mieux pour eux d'être enfindans une bonne école, mais dommage que ces enfants se croient "malades" !
 
Au cas ou votre enfant peut profiter d'un certificat médical :
 
Voici les coordonnées de cette école Robert Dubois. http://www.brunette.brucity.be/rdubois/
 
Et voici une autre adresse de L'Ecole à l'Hôpital et à Domicile http://www.ehd.be/
 

11:07 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21/05/2005

Oser

Bin flut alors ! Je venais d'ecrire un nouveau message et pfft, disparu !
 
Alors, je vais vous parler d'un nouveau livre que je lu  : " faut-il plaindre les bons élèves ? " de Patrice Huerre ( psychiatre et psychanaliste, auteur de l'adolescence n'existe pas ) avec Fabienne Azire chez " Hachette Littératures".
 
J'ai l'impression d'avoir le portrait de Céleste dans ce livre.
je suis bien contente de constater que j'avais parfaitement compris son problème et que j'étais loin de me tromper !
Ah,  les mères... ! lorsque nous faisons confiance à nos intuitions, c'est du délire divin !
 
Comme d'habitude, je vous donne quelques extraits par ci, par là.
 
"...les trop bons élèves les concerent, antant par les souffrance qu'ils éprouvent, que par la réduction qu'ils connaissent de l'appétit de vivre ou le désespor qu'ils manifestentlorsque les résultats qu'ls obtiennent ne leur grantissent plusl'admiration d el'entourage et la réassurance sur leur être.  Ces trop bons élèves, faute d'avoir mis en question l'identité grandiose du système élitiste dan slequel ils se trouvent, en sont souvent éjectés lorsqu'ils craquent. (Ce que Céleste a vécu ! ! ! ) Et, à un moment ou un autre ils seront conduits à remttre en cause d'ouloureusment les investissements exclusifs ou prioritaires qu'ils avaient consentis. " (page 11 )
 
"On sous-estime souvent la fragilité de certains enfants, surtout, lorsqu'ils ont toujours été, et restent, de bons élèves. Si par hasard ils se plaignent, on ne les prend pas toujours aux sérieux. Pourtant, derrière les performances visibles de ces adolescents, se cachent parfois des angoisses périphériques encombrantes, de souffrances préexistantes qui se révèlent dans le contexte particulier des classes préparatoires.  Pour qui je cours  ? Pour moi ? Pour les professeurs ? Pour les parents ? autant de questions que se posent tous les adolescents mais qui trouvent ici une raisonance plus aiguë. Au service du bien-être parental, certains confondent qualité et quantité, ingurgitant du savoir jusqu'à l'overdose " (page 17 )
 
"Souvent par tradition familiale, par souci de promotion sociale ( 63 % des élèves de grandes écoles sontenfants de cadres et de professions intellectuelles supérieures ), ces adolescents se sont dirigés vers un modèle connu, rassurant et qui fonctionne.  Certains ont été mis sur l'orbite de l'excellence, au nom d'une histoire familiale qui va influer sérieusement sur leur déstinée. (.....) mais le point commun de tous ces élèves, est qu'ils sont l'avenir d'un passé " (page 18 ) donc pas de changement en perspective !
 
"Mais lorsque le travail ne leur apporte pas le bonheur attendu, lorsque les attentes extérieures les submergent, lorsque leur équilibre est menacé, lorsque , sous le poid de la pression, il perdent confiance et l'estime d'eux-mêmes, lorsque, sous prétexte d'excellence, ils renoncent à leur rêves, lorsque, ayant réussi, ils ont le sentiment d'être passés à côté de leur vie, alors ne faut-il pas les plaindre et les aider ? " (page 19 )
 
"Or justement, on note généralement que les élèves qui réussissent le mieux ont d'autres investissments par ailleurs. Ils ont dans l'idée, depuis leur petite enfance, qu'on n'apprend par seulement dans les livres. Ils ont tout simplement envie de connaître le monde. (...) "Quand deux tireurs à l'arc sont en compétion, celui qui la le plus de chance d'atteindre sa cible est celui qui ne la vise pas parce qu'il a les yeux bandé", dit ce moine zen.  Toute proportion gardée, l'élève qui réussit le plus facilement est celui qui connaît souvent un certain détachement par rapport à l'objectif. Quand le bon élève studieux est dans l'effort, l'autre est dans le plaisir. S'il pratique un sport, s'il fait de la musique, du théâtre, que la peinture le passionne, c'est par plaisir ou par passion, non par calcul ou stratégie. Un état d'esprit qui fait la différence à l'issue de la classe préparatoire. Pour peu qu'il n'intègre pas l'école qu'il souhaite, ce très bon élève ne le vivra pas comme un drame. Et s'il échoue, il ne remettra pas en cause ses capacités, même si sur le moment la perspective de recommencer ne le réjouit guère " (Page 27 )
 

20:54 Écrit par CatherineLS | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |